Les Symboles du Mal "chapitre 29"

Chapitre 29 :
Fête et festin


Orosa se trouvait avec son armée à quelques mètres de la forteresse gigantesques et imprenables qu'avait faite construire Hokra. Il lâcha, avec un sourire.
- Attaquez ! Et cette fois-ci, pas de prisonniers jusqu'à ce qu'on soit sûr de gagner. Ensuite, vous en ferez.
Son armée courut avec rage vers la forteresse, présageant une bataille titanesque.

Saymaru était seul, après avoir quitter, furieux, le roi des Luryans.
- Pourquoi ont-ils tous si peur ? Orosa et Hokra sont en train de plonger Menara dans le mal et personne ne veut réagir. Seuls les rebelles font quelques chose. J'espère que tout va bien à la base... Mais oui ! J'avais oublié ! Cria Saymaru.
Il sortit alors de sa poche le rubis que Linaya leur avait offert. Saymaru mit un long moment à trouver de l'eau, ce qui le fit enrager, car ne pas trouver d'eau au fond de l'océan était déroutant. Il finit par trouver une petite fontaine dans laquelle il plongea le rubis. Celui-ci brilla et Saymaru attendit quelques minutes jusqu'à ce qu'il rebrille de nouveau.
- Ils vont bien ! Ils faut que j'aille le dire à Bervas.
Ayant oublié sa colère, Saymaru nagea, toujours à l'intérieur de sa bulle, afin de prévenir Bervas. Celui-ci était en train de manger un énorme festin offert par le roi. La table était remplie de plats délicieux. Des homards garnis de plusieurs sauces, des filets de saumons, et des dizaines d'autres espèces de poissons dont quelques uns inconnus. Les plats étaient si nombreux et paraissaient chacun plus délicieux les uns que les autres. Bervas et Veyala, qui n'avaient pas mangé un vrai repas copieux depuis des lustres, se régalaient et mangeaient en continu. Le roi racontait des histoires drôles sur la vie des Luryans et souvent, en se moquant du sérieux de Eonarz. Le roi buvait une sorte de liqueur verte qui s'apparentait à de l'alcool.
- Roi Fénolaz ! Vous êtes encore saoul ! Dit Eonarz, avec sérieux.
- Mon bon Eonarz, profite un peu, amuse-toi, bon sang !! Tiens, avale ça ! Dit le roi Fénolaz, en tendant sa bouteille vers Eonarz.
Celui-ci abdiqua et refusa la bouteille en laissant le roi à ses amusements.
- Fénolaz est donc votre nom ? Dit Jorixa qui mangeait avec calme.
- C'est vrai ! Je ne me suis même pas présenter ! Ah... Eonarz va encore me crier dessus. Mais bon, voilà qui est fait, quand à vous, je connaissais vos noms. Allé, une autre bouteille ! Cria le roi.
Les réjouissances continuèrent et Bervas se leva de table.
- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Veyala.
- Je vais chercher Saymaru, s'il savait quel festin il loupe ! Dit Bervas.
Au moment ou il s'avança, Saymaru ouvrit la porte avec fracas. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser et il se mit à scruter la table avec des yeux scintillants.
- Waouh !!! Laissez-moi en, j'arrive ! Cria Saymaru.
- Saymaru ! Ou étais-tu ? Demanda Bervas.
- Je t'expli..querai ap..rés. Dit Saymaru déjà en train de manger.
- Et bien ! Quel appétit ! Cela fais plaisir à voir ! Dit le roi de plus en plus ivre.
- Ah oui, au fait, je voulais m'excuser pour tout à l'heure. Dit Saymaru au roi avant de retourner à ses plats.
- Ce n'est rien !! Ah ah !! Et puis, j'aime bien les petits gars comme toi qui ont du caractère ! Dit Le roi.
- Il changera jamais. Devant un plat, il oublierait même la fin du monde. Dit Veyala, tout en souriant.
Ils festoyèrent une bonne partie de la nuit avant d'aller se coucher dans un bon lit. Eonarz les conduisit dans une pièce spécialement conçu pour accueillir les visiteurs de la surface. Les trois Elyas, Jorixa et Ayaru pénétrèrent dans la pièce. Instantanément, la bulle d'eau qui recouvrait leurs corps disparut, car elle ne pouvait rester formée que sous l'eau.
Saymaru sauta sur un des lits. La pièce était vaste et décorée de la même manière que le reste du palais. Elle contenait une dizaine de lits, et les Luryans leur avait même préparé des tenues pour se changer.
- Je vais enfin pouvoir laver mes habits ! Leurs tenues sont jolies ! Dit Veyala, heureuse.
Ils se changèrent tous pendant qu'Ayaru se lavait et faisait ses griffes. De minuscules plumes commençaient à pousser sur ses pattes avant, ils le remarquèrent quand Ayaru se gratta.
- Pourquoi il a des plumes ? Demanda Saymaru.
- C'est un Oronas. Une fois adulte, il sera pourvu de grandes ailes sur ses pattes avant. Ceci est d'ailleurs l'origine de tes techniques. Dit Bervas à Saymaru.
- Quoi ?? Tu veux dire qu'Ayaru, quand il sera grand, aura les mêmes techniques que moi ? Super ! T'as vu, je vais pouvoir t'entraîner ! Dit Saymaru tout en tenant Ayaru dans ses bras.
- C'est vrai qu'ils sont complémentaires, ils pourraient former un beau duo. Dit Veyala en souriant.
- Une fois chez moi, Ayaru aussi sera soumis à un entraînement. Même si nous n'avions pas prévu sa venue, celle-ci pourrait s'avérer cruciale. Ayaru pourrait être d'une grande aide dans la bataille à venir. La puissance des Oronas est considérable. Autrefois, ils étaient de loin le peuple le plus puissant de Menara malgré leur faible nombre.
- On va pouvoir botter les fesses à cet Orosa ! Cria Saymaru.
Ayaru voyant tout les regards pausés sur lui se releva.
- Veux devenir fort comme vous ! Dit Ayaru avec une expression satisfaite.
- Il est trop mignon ! Dit Veyala en lui caressant le crâne.
- Dans les livres, j'ai lu des tas de choses sur eux et effectivement, il pourrait devenir vraiment fort. Dit Bervas.
- A deux, plus rien nous résistera. On vengera nos familles et notre village ! Dit Saymaru.
- D'ailleurs, Veyala, tu ne nous as pas dit ? As-tu essayer de retrouver tes parents avec ta nouvelle technique ? Demanda Bervas.
Tout le monde la regarda alors, même Jorixa semblait intéressé de savoir.
- J'ai essayé plusieurs fois mais je n'ai rien trouvé. Comme je ne maîtrise pas encore la technique parfaitement, je réessaye de temps en temps. Je perds espoir... Ils sont morts. Je préférais garder ça pour moi, vous comprenez ? Dit Veyala avec une larme qui coula de ses yeux.
Ses amis vinrent la prendre dans leurs bras, Saymaru la réconfortait avec sérieux et tendresse. Bervas lui souffla qu'ils arrêteraient Orosa et qu'ils les vengeraient. Jorixa lui fit un signe de tête compatissant. Ayaru, lui, léchait les jambes de Veyala.
- Pour tous ceux que nous avons perdu, nous sauverons Menara. En leur mémoire, nous la délivrerons du mal. Dirent les trois Elyas, ensemble.
Jorixa souriait devant cette scène, sa détermination s'en retrouva décuplée.
- (Je suis persuadé qu'ils nous sauveront tous). Pensa Jorixa.
Ils lavèrent leurs vêtements avant de dormir et les firent sécher au dessus d'une plaque chauffante qu'avaient installé les Luryans en guise de chauffage. Le lendemain, ils se réveillèrent tard. Tous avaient retrouvé des forces. Saymaru s'était levé en premier, ce qui surpris Bervas et Veyala.
- En route ! Dit Saymaru, avec bonne humeur.
- Et bien ! Ça t'as changé notre voyage, t'es moins fainéant ! Dit Veyala.
Saymaru lui fit une grimace en signe de réponse.
- Jorixa, combien de temps croyez-vous que l'entraînement durera ? Nous ne pourrons pas rester des mois pendant qu'Orosa et Hokra pervertissent Menara. Dit Bervas.
- Malheureusement, cela est déjà trop tard. Nous allons essayer de nous allier avec le plus de peuple encore libres possible et préparer une dernière défense. Pour l'instant, vous serez à l'abri, car personne ne sait où nous sommes et y aller demande une connaissance parfaite et unique de l'océan. Nous ne pouvons sauver Menara pour l'instant, nous n'avons donc pas d'autre choix que de les laisser faire. Pendant votre entraînement, et je ne peux malheureusement pas vous dire le temps que cela prendra, nous organiserons les défenses. Les alliés que nous trouverons viendront chez nous. Ni Orosa, ni Hokra ne pourront nous trouver ici. Par contre vous, vous aurez d'autres objectifs que mon maître vous expliquera.
Eonarz entra dans la pièce, les fit sortir et les recouvrit de la boule d'eau. Ils allèrent dire au revoir au roi et saluèrent tout les Luryans sur leur passage. Ils remontèrent, guidés par Eonarz. Une fois à la surface, une embarcation en forme de raie géante les attendaient.
- Notre roi vous laisse ce navire pour vous rendre là-bas, il est très rapide et très solide. Bon voyage et bonne chance. Notre roi viendra chez vous dans une semaine. Dit Eonarz en regagnant le fond de l'océan.
- Comment le roi va-t-il nous trouver ? Demanda Saymaru.
- Je lui ai laissé une carte, indéchiffrable d'ordinaire de part sa complexité, mais pour eux, aussi facile à lire qu'un conte pour enfants. Et nous pouvons leur faire confiance. Dit Jorixa.
Ils embarquèrent, Ayaru avait sauté de manière impressionnante et se tenait déjà sur ses quatre pattes à l'intérieur du bateau. Jorixa, lui aussi, bondit avec légèreté sur le bateau. Les trois Elyas eurent plus de mal mais finirent par grimper. Ayaru courut sur le bateau de long en large et dénicha un stock de nourriture, Saymaru le vit aussi. Tout deux avaient un regard sournois et sautèrent sur la nourriture.
- Nous y serons dans environ trois heures, êtes-vous prêts ? Demanda Jorixa.
Bervas et Veyala dirent oui en même temps alors que Saymaru et Ayaru produisirent un bruit étrange s'apparentant à un oui.
- Qu'est-ce que vous foutez ? Demanda Veyala.
Ils les virent alors, tout les deux, en train de se goinfrer avec acharnement. Veyala leur courut après en criant de garder de la nourriture pour eux.

Menara en pleine guerre, qui d'Orosa ou d'Hokra gagnera ? Quel entraînement attend les trois Elyas et Ayaru ? Linaya, Huizinga et Yoiir parviendront-ils à rallier les Nains à leur cause ? Que fera Yuirza s'il retrouve Ayaru ?
Découvrez toutes ces réponses dans le tome 2 « Le gardien ».

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:16

Les Symboles du Mal

Voilà un lexique de toutes les techniques utilisés lors du tome 1. Je rappelle que tous les noms sont fictifs, j'ai inventé ce langage moi-même.

- Tout d'abord, une petite explication. L'énergie qu'utilise les personnages dans Les Symboles du Mal s'appelle l'énergie Rosa, elle est présente sur Menara depuis toujours. Les habitants de Menara n'apprendront a l'utiliser qu'après plusieurs années, le noms des techniques venant d'elle même lors de l'entrainement. Personnes ne connait vraiment la vrai nature de l'énergie Rosa, et de ce langage qui est utilisé lors de l'exécution des techniques. Voilà pour l'explication, place a la liste des techniques :

Saymaru :

« Farless » (Les Ailes)
« Karlen Farlessa » (Les Épées Ailées)
« Farless ventay » (Les Ailes Volantes)
« Gyuro Farless » (Les Ailes Destructrices)

Bervas :

« Marlessa Kor »(La Masse d'Argent)
« Kor Feriys » (Argent Liquide).
« Marlessa Uya » (La Masse d'Eau)
« Blar Uya Kore » (Sphères d'Eau Argentées)

Veyala

« Efeleria Flyerie » (La Danse des Fleurs Tranchantes)
« Lokeryuinala » (Les Liens Uniques)

Guuryo

« Woxer Gilgan » (Mur Géant)

Yoiir

« Gyipse Ventay» (Le Boomerang Volant)
« Gyipse Horée » (Le Boomerang Enflammé)
« Gyipse Bushy » (Le Boomerang Cloné)
« Gyipse Gilgan » (Le Boomerang Géant)
« Yui Golja Blary » (Marée de Sphères infinies)

Linaya

« Jyuera Klyore» (Les Lames Empoisonnées)
« Vakzera Klyore » (La Vague Empoisonnée)
« Yui Golja Blary » (Marée de Sphères Infinies)

Huizinga

« Gryoc Fûr » (Griffes d'Ours).
« Yui Golja Blary » (Marée de Sphères Infinies)

Rebelles

« Woxer Horée » (Mur Enflammé)
« Horé » (Flamme)

Yuirza

« Gyuiresaolarena » (Éveil de l'Oeuf)
« Karlen Farlessa Yu » (Épée Ailées d'Or)
« Loyurfa Gjar » (Les Canines Bleutées)
« Uioyra Ryosa» (Extraction d'Énergie)
« Tyuero » (Retour)
« Woxer Bay »(Mur Bleu)

Jorixa

« Golja Lyeurya » (Les Flèches Infinies)

Eonarz

« YuUya » (Grande Marée)
« Korjera Uya » (Boule d'Eau)

Orosa

« Blaryen »(Sphère d'Or)
« Blirokan » (Le Sommeil des Ténèbres)
« Larfyojerza » (Sombre Frénésie)
« Tentalaryos » (Les Tentacules Infinies)

Barçea

« Woxer Kerala » (Mur de lame)
« Yuioreagolja » (Mer de Feuilles Infinies)
« Kerala Elyora » (La Lame Elya)

Guerriers d'Orosa

« Kerala Uyho » (Pluie de Lames)

Hokra

« Jomkor » (Sceptre Noir Tranchant)
« Rydæl Kuyt» (Carapace Noire)

Jefryo

« Noyura Dory » (La Hache Multiple)

Gardes d'Hokra

« Korjera Vay» (Boule de Terre)
« Korjera Uya Gilgant » (Boule d'Eau Géante)
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# Posté le lundi 27 octobre 2008 09:53

Les Symboles du Mal

Les Symboles du Mal
Voilà la couverture du tome 2 fait par ma chérie et moi.
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# Posté le lundi 27 octobre 2008 09:59

Les Symboles du Mal "Tome 2"

Chapitre 1 :
Les Homme-rats


Saymaru, Bervas, Veyala et Jorixa, ainsi qu'Ayaru, étaient enfin arrivés sur le territoire du peuple des Homme-rats. Durant les quelques heures sur le bateau, ils avaient passé leur temps à ressasser tous les évènements qui s'étaient produits jusqu'à présent. Jorixa fut le premier à fouler la terre ferme.
- Nous voilà enfin ! J'y suis arrivé, Maître... À eux de jouer, à présent. Se dit Jorixa.
- C'est assez grand, je voyait ça plus petit. Dit Saymaru tout en appelant Ayaru.
- Oui, c'est vrai que notre discrétion fait que personne ne peut s'imaginer notre nombre et la grandeur de notre territoire. Ce sera d'ailleurs un avantage non négligeable à l'avenir. Dit Jorixa.
- Il faut vite aller voir votre maître, le temps joue contre nous depuis déjà trop longtemps. Dit Bervas.
- Tu as raison, ne tardons pas. Reprit Jorixa.
Ils partirent donc voir le maître de Jorixa. Le paysage était lumineux, des centaines d'arbres immenses longeaient les routes qu'arpentaient le groupe d'amis. Jorixa leur expliqua que tout les Homme-rats se nourrissaient des fruits de ses arbres immenses. Leur capacité athlétique hors du commun leur permettait d'y grimper avec facilité pour y recueillir les fruits. Tout au long du chemin, ils virent inlassablement le même paysage.
- Pourquoi tout est pareil ? Demanda Saymaru.
- C'est vrai. Depuis que nous sommes arrivés, nous voyons le même paysage. Comment cela se fait-il ? Demanda à son tour Veyala.
- Cette terre est récente, elle n'est pas naturelle. Nous l'avons fait naître de par notre pouvoir. Cela explique pourquoi elle est si vide de diversité. Mais cela nous suffit et nous permet de vivre à l'abri de tout et en paix. Dit Jorixa.
Ils continuèrent leur route, le paysage toujours identique donnait l'impression qu'ils n'arriveraient jamais à destination. Finalement, après deux heures de marche, ils arrivèrent chez les Homme-rats. Jorixa se plaça devant eux et les emmena directement chez son maître. Les maisons du village avaient été construites avec de la terre et de l'écorce d'arbre, De gigantesques feuilles habillaient les murs de façon élégante. Les habitant du village leur souriaient et leur faisaient signe de la main. Le groupe d'Elyas le leur rendit aussitôt, mais c'était surtout Ayaru qui était l'objet de tous les regard. Autant les Homme-rats s'attendaient à la visite de trois Elyas, autant celle d'un bébé Oronas fut source de discussions.
- T'as plus de succès que nous, on dirait ! Rigola Saymaru.
- Nous sommes arrivés. Dit Jorixa aux trois Elyas.
Devant eux, se trouvait une grande maison devant laquelle trois Homme-rats discutaient.
- Ioury, Koyury, Gotaru ! Cela fait longtemps ! Comment allez-vous ? Le maître est-il là ? Demanda Jorixa aux trois Homme-rats.
- Oui, il vient de rentrer à l'instant. Alors, tu as réussi alors ! Tout le monde savait que tu y arriverais. Dit Ioury.
- Ce ne fut pas de tout repos mais ça va. D'ailleurs, je vous présente, Saymaru, Bervas, Veyala et ce jeune Oronas s'appelle Ayaru. Dit Jorixa en présentant tour à tour ses compagnons.
- Bienvenue chez les Homme-rats, nous espérons que vous passerez un bon séjour parmi nous. Dit Koyury.
- Comme Jorixa vous ! Jorixa gentil ! Dit Ayaru avec un grand sourire.
Les trois Homme-rats rirent et caressèrent le crâne d'Ayaru tout en lui disant qu'effectivement, ils étaient de la même race que Jorixa.
- Il est vraiment trop mignon !! Dit Veyala en regardant Ayaru avec tendresse.
- Arrête un peu ! L'entraînement va bientôt commencer, les choses sérieuses vont commencer ! Dit Saymaru, déterminé.
- Et c'est toi qui dit ça ! T'es plus gamin qu'un enfant de dix ans ! Cria Veyala en poursuivant Saymaru.
Les trois Homme-rats restèrent bouche bée devant cette scène.
- Excusez-les, ils sont un peu nerveux de nature. Dit Bervas.
- Effectivement... Dirent-ils tout les trois en même temps.
Saymaru et Veyala calmés, le groupe d'amis entra dans la maison du maître. L'intérieur était peu éclairé, des gravures, des peintures et des meubles sculptés à la main ornaient les murs. La modestie de la demeure du maître de Jorixa surpris les trois Elyas. Leur surprise ne s'arrêta pas là, car il les attendait là, assis sur une couverture à même le sol, tel un mendiant. Les trois Elyas regardèrent Jorixa avec stupéfaction.
- Ne jugez pas simplement par l'apparence des lieux, nous autres n'avons nullement besoin de plus que nécessaire. Dit Jorixa.
- Bienvenue à vous, jeunes Elyas. Quant à toi, Ayaru, ma surprise fut grande lorsque j'ai appris que ta venue parmi nous. J'ai beaucoup à vous conter, je vous demanderai donc de ne pas m'interrompre. Dit le maître de Jorixa.
Les trois Elyas acquiescèrent ainsi qu'Ayaru qui s'assit calmement sur le sol.
- Bien, Jorixa, tout d'abord, je te félicite pour la réussite de ta mission. Je savais que tu réussirais. Jeunes Elyas, de part ma longue vie, j'ai acquis une grande connaissance, mes capacités physiques ont diminué avec le temps, mais en contrepartie, j'ai gagné le pouvoir de voir beaucoup de choses. Je peux ainsi distinguer toute l'énergie qui couvre Menara. Les événements récents ont bouleversé l'équilibre de cette énergie. Deux grandes puissances troublent Menara et rien ne semble pouvoir rivaliser contre elles. Du moins je le croyais, jusqu'à ce que je distingue un nouveau flux d'énergie, celui là plus doux et moins fort mais avec un incroyable potentiel. Cette énergie émane de vous. Je l'ai sentie il y a longtemps déjà. Vous êtes notre dernier espoir. Je ne peux prédire l'avenir, mais je sais qu'il nous faut vous aider à révéler cette énergie. Je ne sais pas si cela suffira à vaincre le mal qui ronge Menara, mais ceci est notre seul espoir. Nous vous aiderons de notre mieux, au péril de nos vies. Votre destin est entre vos mains, à vous de choisir. Finit le vieil Homme-rats tout en soufflant.
Les trois Elyas se regardèrent avec sérieux pendant un court moment, Saymaru se leva alors d'un bond.
- J'ai pas très bien compris, mais vous pouvez compter sur nous ! On va leur botter les fesses ! Cria Saymaru.
- Nous pensons la même choses. Dirent Bervas et Veyala, en même temps.
- Maître, je propose que nous commencions l'entraînement dés demain. Proposa Jorixa.
- Effectivement, le temps joue contre nous et plus tôt vous commencerez votre entraînement, mieux ce sera. Jorixa va vous trouver un endroit où vous loger. Profitez bien de votre nuit, car l'entraînement qui vous attend va malheureusement être, vu le temps qui nous fait défaut, très rude. Dit le maître.
- Merci à vous, nous ferons de notre mieux ! Dit Veyala.
Les trois Elyas saluèrent le maître avant de suivre Jorixa.
- Au fait, comment s'appelle votre maître ? Demanda Saymaru.
- Le temps où le maître portait un nom est trop lointain pour que l'on s'en souvienne. Donc si vous voulez le nommer, appelez-le maître, et cela suffira. Dit Jorixa tout en continuant sa marche.
Jorixa les emmena à l'intérieur d'une petite maison où se trouvaient trois grands lits. Saymaru et Ayaru sautèrent sur un des lits tout en se battant pour avoir l'oreiller.
- Nous n'avons préparé que trois lits dans cette maison. La présence d'Ayaru n'était pas prévue, je vais arranger ça. Attendez-moi là. Dit Jorixa.
- T'as vu, tu vas même avoir un lit pour toi tout seul. Je vais commencer à être jaloux de toi, vu la façon dont ils te traitent ! Rigola Saymaru.
Jorixa revint dix minutes plus tard. Il portait avec un autre Homme-rat un petit lit d'enfant. Ayaru sauta dessus avant même qu'il soit posé. Les deux Homme-rats posèrent le lit et s'en allèrent en souhaitant bonne nuit aux trois Elyas.
- C'est vrai qu'il est tard, on ferait bien de dormir. Il faudra être en forme pour demain. Dit Veyala.
- Bonne nuit, Bervas. Si tu fais un cauchemar je suis là, t'inquiète! Se moqua Saymaru.
- Tu peux pas être sérieux deux minutes, toi ! Gronda Bervas.
- Bonne nuit tout les deux. Dit Veyala.
Les trois Elyas s'endormirent alors. Cette nuit-là, Saymaru fit un mauvais rêve qui le réveilla en pleine nuit. Dans son rêve, il revit son village en flamme, des images de ses parents lui demandant de l'aide. Le roi des Elyas, dans un dernier souffle, le suppliant d'arrêter Orosa.
Les larmes ruisselaient sur son visage, il mit alors son poing en avant et jura de tout faire pour arrêter Orosa, même s'il devait y perdre la vie. Bervas vit la scène mais fit semblant de dormir pour laisser Saymaru tranquille. Lui aussi, d'ailleurs, avait le sommeil agité. Le fait de se retrouver enfin en sécurité, au bout de leur voyage, et prêts à affronter le mal, lui avait fait se remémorer tous les mauvais souvenirs de leur périple. Le lendemain, Veyala fut la première debout. Elle était d'ailleurs déjà prête tandis que Bervas se réveillait doucement et commençait à mettre ses vêtements. Il remarqua qu'ils étaient propres et neufs.
- Ce sont eux, ils ont prit nos vêtement et en ont fait de nouveaux identiques. Ils sont très doués, je ne vois pas la différence avec nos anciens habits ! Dit Veyala, heureuse de retrouver des vêtements neufs.
Saymaru se réveilla d'un bond, enfilant ses habits sans même voir qu'ils étaient neufs.
- Allons-y ! Cria Saymaru.
- Je te signale que nous sommes déjà prêts nous... Dirent Bervas et Veyala d'une même voix.
- Ouais... Bon on y va, alors ? Dit plus timidement Saymaru.
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# Posté le lundi 27 octobre 2008 10:03

Les Symboles du Mal "Tome 2"

Chapitre 2 :
Le mur géant



L'armée d'Orosa avait atteint les premières défenses de Miloya. Hokra avait fait construire un mur épais et solide qui avoisinait les dix mètres de haut. Les guerriers d'Orosa buttèrent sur la hauteur du mur et les soldats d'Hokra placés en hauteur lancèrent plusieurs volées de flèches enflammées pour certaines, glacées pour d'autres. D'autres soldats lançaient des boules de terre qui explosaient contre le visage des guerriers adverses. Une troupe spécialisée dans les techniques ayant trait à la nature, se placèrent en avant et invoquèrent de grands arbres. Une centaine de guerriers grimpèrent aux arbres et attaquèrent les soldats. Le combat fit rage et la centaine de guerriers avaient réussit à tuer plusieurs soldats, laissant un espace propice à l'infiltration. Au moment où les guerriers d'Orosa s'infiltraient dans Miloya, près de quatre cents soldats arrivèrent pour les repousser. Les guerriers d'Orosa furent massacrés en un instant.
- Je vois... Il va falloir opter pour un autre moyen. Revenez !!! Cria Orosa.
Les guerriers se replièrent et rejoignirent Orosa. Hokra, lui, se trouvait sur le toit de son palais et observer la bataille en souriant.
- C'est tout ce dont ils sont capables? Je ne m'en suis fait pour rien finalement.
Hokra appela un de ses chefs de guerre qui accourut et se plaça devant lui, un genoux sur le sol.
- Envoie l'escadron ailé, un seul passage suffira. Nous allons leur montrer à quel point nous leur sommes supérieurs. Sourit Hokra.
- A vos ordres. Dit le chef de guerre.
Orosa et son armée étaient en train de parler de leur prochaine offensive. Pendant leur discussion, un des guerriers fut transpercé en plein c½ur. Une centaine de soldats volaient au-dessus d'eux. Certains portaient de grandes ailes de faucon, tandis que d'autres planaient tels des albatros. Ils lancèrent plusieurs plumes tranchantes sur les guerriers à terre. Les morts s'accumulaient à une vitesse impressionnante. Orosa, furieux, sortit sont épée.
- Quelle bande d'incapables ! Visez les ! Je vais leur montrer ! « Blaryen » (Sphère d'Or). Cria-t-il.
Il lança avec force une sphère dorée qui tua avec précision dix soldats. Arlao, de son côté, combattait cinq soldats. Habilement, il esquiva leurs plumes tranchantes et planta son épée au sol avec un telle force qu'il fut projeté dans les airs à la hauteur des soldats. Il en tua trois en même temps d'un mouvement habile de sa lance.
- Bien Arlao. A vous maintenant !!
Les guerriers, impressionnés par Orosa et Arlao, se jetèrent dans la mêlée. Ils étaient certes moins précis dans leurs lancés mais malgré tout ils commençaient à faire fuir les soldats ailés dont le nombre s'étaient considérablement réduits. Hokra, qui vit la scène, esquissa une légère grimace.
- Tant pis, qu'ils essayent d'entrée maintenant !
Les guerriers d'Orosa repartirent à l'attaque. Cette fois-ci, à l'inverse de la première fois, ils restèrent à distance sur ordre d'Orosa afin d'éviter les flèches et autres projectiles. Les guerriers préparèrent donc plusieurs attaques puissantes en vue de faire s'effondrer le mur. Les soldats, eux, lancèrent des boucliers le long du mur. L'impact fut d'une grande violence, le mur trembla sous les attaques mais résista, Orosa intervint alors.
- « Blaryen Gilgan » (Sphère d'Or Géante). Prononça-t-il.
La sphère géante rejoignit le point d'impact gigantesque sur le mur et une petite fissure apparut alors sur le mur. Orosa émis un sourire de satisfaction quand soudain.
- « Rydæl Kuyt» (Carapace Noire). Prononça la voix impérieuse d'Hokra.
Une grande carapace noire bloqua alors la sphère géante. Une explosion retentit et la fissure disparut. Orosa, stupéfait, affichait un visage inquiet. Arlao, qui le vit, se demanda ce qui pouvait bien se passer pour qu'Orosa quitte son éternel visage impassible.
- Comment est-ce possible ? Qui a fait ça ? Qui a prit mes symboles ? Cette puissance... c'est la mienne !!! Hurla Orosa de rage.
Les guerriers aux alentours reculèrent terrorisés. Voir Orosa furieux donnait une telle impression de rage et de destruction. Il appela donc un grand nombre de ses guerriers et leur dit de concentrer leur énergie au maximum.
- Je ne peux pas réaliser cette technique seul, votre énergie me sera nécessaire. Allez !! Cria Orosa aux guerriers.
Ils concentrèrent leur énergie au maximum jusqu'à l'épuisement, puis une boule gigantesque se forma. Orosa prépara donc sa technique.
- «  Kan Dergons » ( Dragon des Ténèbres ). Prononça-t-il.
Le dragon commença à prendre forme mais ne put se former véritablement, c'est à ce moment là qu'Orosa prit la boule d'énergie et la jeta sur le dragon. Il prit alors se forme définitive. Il mesurait cinq mètres de haut, avait des crocs impressionnants, ainsi que deux paires de pattes puissantes, mais, il n'avait pas d'ailes.
- Cette forme suffira. Dit Orosa.
Le dragon se rua alors sur le mur et le fit trembler si fort que plusieurs soldats tombèrent sans avoir pu se maintenir à quelque chose. Le dragon frappa ensuite avec violence le mur à l'aide ses pattes avant. Le mur s'effrita de toutes parts, les soldats étaient en alerte et lançaient sur le dragon plusieurs centaines de flèches et autres projectiles. Le dragon résista malgré tout. Il saignait abondamment, son corps était entièrement recouvert de sang mais il continuait à attaquer comme s'il n'avait aucun autre but. Dans un dernier coup de pattes monstrueux, il détruisit le mur qui s'effondra, tuant plusieurs soldats et guerriers sur le coup. Le dragon avança ensuite dans Miloya, il tenait à peine debout mais continuer à faire de gros dégâts. Hokra était paniqué du haut de son palais. Il envoya alors toute son armée sur le monstre, celui-ci finit donc par s'écrouler sous le nombre des attaques. Les soldats exultèrent mais furent tout de suite ramenés à la réalité. En effet, l'armée d'Orosa s'était placée derrière le dragon et surgit sur eux sans attendre. La guerre se lança alors réellement, les soldats se défendaient avec courage, les guerriers avançaient petit à petit. Leur nombre diminuait mais ils conservaient un net avantage en nombre. Ils furent stoppés de nouveau par un grand mur. Une grande partie des soldats s'y étaient engouffrés et l'avaient refermé. L'armée d'Orosa massacra alors les soldats qui n'avaient pu entrer. Orosa fit reculer ses hommes et leur dit.
- Nous avons maintenant l'avantage. Ce mur est moins épais et moins grand, il est donc plus facile à escalader. Faîtes naître les arbres, grimpez et tuez ! Mais attention, une fois derrière le mur, il sera temps de faire des prisonniers. Nous allons attendre quelques minutes, les renforts Ukors vont arriver ! Sourit Orosa.
Hokra, de son côté, s'alarmait de la situation et se demanda pourquoi Orosa attendait.
- Que font-ils ? Mince ! Toi là ! Viens. Dit Hokra en appelant un des chefs de guerre.
- Oui, mon Roi. Répondis t'il.
- S'ils parviennent à entrer, lancez toute l'unité volante, que tout le monde attaque sans exception ! Dit Hokra d'une voix sévère.
Les deux camps préparaient, pour l'une, l'offensive, pour l'autre, la défense. Une fois les préparatifs terminés et après dix minutes d'attente où les deux camps se regardaient fixement. Les premiers renforts Ukors arrivèrent. Le hurlement guerrier de ceux-ci fit frissonner les soldats ainsi qu'Hokra.
- Il en restent encore ! Ils sont trop nombreux... Dit Hokra, inquiet.
Il appela un des chefs.
- Leur nombre ne doit pas vous effrayer. Combattez pour la gloire des Hommes ! Combattez pour votre Roi ! Que tous contemplent ma grandeur ! Cria Hokra.
Le chef acquiesça tout affichant une mine de dégoût une fois retourné.
- Cette loi divine qui me permet de faire tout ce que je désire, une fois nommé Roi, est jubilatoire Quoi que je fasse, ils me serviront jusqu'à la mort. Ah ah ah ah ! Rit aux éclats Hokra.
Les soldats se préparèrent donc pour un bataille qu'ils avaient peu de chance de remporter. Les renforts Ukors étaient tous arrivés, grossissant massivement l'armée d'Orosa.
- Il est temps d'en finir ! Attaquez et faîtes des prisonniers !! Cria Orosa.
Les guerriers se lancèrent à l'assaut du mur ennemi, dernier rempart des Hommes et d'Hokra. Les guerriers eurent moins de mal à grimper sur les arbres et arrivèrent plus rapidement au sommet du mur. Les soldats, malgré leur précision meurtrière dans le lancé de flèches, ne purent contenir l'assaut que peu de temps. Les Ukors, plus robustes que les Hommes, prirent l'ascendant physique sur les soldats car ils étaient beaucoup plus dangereux en temps de guerre. Ne sachant utiliser l'énergie Ryosa afin d'effectuer des techniques, le fait de se battre en mêlée leur permettait d'attaquer vite et avec force sans que l'ennemi est le temps d'utiliser, comme il le voudrait, ses techniques. Les guerriers avaient, pour la plupart, franchi le mur, le reste grimpait maintenant tranquillement pour les rejoindre. Malgré leurs défenses courageuses, les Hommes reculèrent inévitablement. La bataille touchait à sa fin. Hokra, voyant Orosa et son armée arrivait, se dépêcha d'entrer dans le temple en prenant le soin de refermer l'accès, laissant ainsi les derniers Hommes être faits prisonniers et son royaume envahi. Hokra s'avançait, l'air paniqué, pour demander de l'aide à son dieu. Il avança à pas rapides, quand il remarqua une silhouette noire face à lui, un homme encapuchonné dans un long manteau, seuls ses yeux rouges vifs apparaissaient.
- Alors c'est toi qui possède mes symboles. Dit Orosa, avec calme.
- Orosa ! Dit Hokra, en sueur.
- Tu me connais ? Cela facilitera notre présentation. Et, qui est-tu ? Demanda Orosa.
Hokra dévisagea un moment Orosa avant de reprendre sur lui, surpris par sa propre peur.
- (Pourquoi ai-je peur ? Je suis puissant, je vais lui montrer mon pouvoir). Je m'appelle Hokra, Roi des Hommes. Ces pouvoirs, dont tu parles, m'appartiennent. Donc si tu veux les récupérer, il faudra me tuer. Mais je doute que tu puisses le faire. Goûte ma puissance, contemple mon pouvoir !! Cria Hokra.
- Je vois. Sourit Orosa.
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# Posté le samedi 01 novembre 2008 10:59