Chapitre 29 :
Fête et festin
Fête et festin
Orosa se trouvait avec son armée à quelques mètres de la forteresse gigantesques et imprenables qu'avait faite construire Hokra. Il lâcha, avec un sourire.
- Attaquez ! Et cette fois-ci, pas de prisonniers jusqu'à ce qu'on soit sûr de gagner. Ensuite, vous en ferez.
Son armée courut avec rage vers la forteresse, présageant une bataille titanesque.
Saymaru était seul, après avoir quitter, furieux, le roi des Luryans.
- Pourquoi ont-ils tous si peur ? Orosa et Hokra sont en train de plonger Menara dans le mal et personne ne veut réagir. Seuls les rebelles font quelques chose. J'espère que tout va bien à la base... Mais oui ! J'avais oublié ! Cria Saymaru.
Il sortit alors de sa poche le rubis que Linaya leur avait offert. Saymaru mit un long moment à trouver de l'eau, ce qui le fit enrager, car ne pas trouver d'eau au fond de l'océan était déroutant. Il finit par trouver une petite fontaine dans laquelle il plongea le rubis. Celui-ci brilla et Saymaru attendit quelques minutes jusqu'à ce qu'il rebrille de nouveau.
- Ils vont bien ! Ils faut que j'aille le dire à Bervas.
Ayant oublié sa colère, Saymaru nagea, toujours à l'intérieur de sa bulle, afin de prévenir Bervas. Celui-ci était en train de manger un énorme festin offert par le roi. La table était remplie de plats délicieux. Des homards garnis de plusieurs sauces, des filets de saumons, et des dizaines d'autres espèces de poissons dont quelques uns inconnus. Les plats étaient si nombreux et paraissaient chacun plus délicieux les uns que les autres. Bervas et Veyala, qui n'avaient pas mangé un vrai repas copieux depuis des lustres, se régalaient et mangeaient en continu. Le roi racontait des histoires drôles sur la vie des Luryans et souvent, en se moquant du sérieux de Eonarz. Le roi buvait une sorte de liqueur verte qui s'apparentait à de l'alcool.
- Roi Fénolaz ! Vous êtes encore saoul ! Dit Eonarz, avec sérieux.
- Mon bon Eonarz, profite un peu, amuse-toi, bon sang !! Tiens, avale ça ! Dit le roi Fénolaz, en tendant sa bouteille vers Eonarz.
Celui-ci abdiqua et refusa la bouteille en laissant le roi à ses amusements.
- Fénolaz est donc votre nom ? Dit Jorixa qui mangeait avec calme.
- C'est vrai ! Je ne me suis même pas présenter ! Ah... Eonarz va encore me crier dessus. Mais bon, voilà qui est fait, quand à vous, je connaissais vos noms. Allé, une autre bouteille ! Cria le roi.
Les réjouissances continuèrent et Bervas se leva de table.
- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Veyala.
- Je vais chercher Saymaru, s'il savait quel festin il loupe ! Dit Bervas.
Au moment ou il s'avança, Saymaru ouvrit la porte avec fracas. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser et il se mit à scruter la table avec des yeux scintillants.
- Waouh !!! Laissez-moi en, j'arrive ! Cria Saymaru.
- Saymaru ! Ou étais-tu ? Demanda Bervas.
- Je t'expli..querai ap..rés. Dit Saymaru déjà en train de manger.
- Et bien ! Quel appétit ! Cela fais plaisir à voir ! Dit le roi de plus en plus ivre.
- Ah oui, au fait, je voulais m'excuser pour tout à l'heure. Dit Saymaru au roi avant de retourner à ses plats.
- Ce n'est rien !! Ah ah !! Et puis, j'aime bien les petits gars comme toi qui ont du caractère ! Dit Le roi.
- Il changera jamais. Devant un plat, il oublierait même la fin du monde. Dit Veyala, tout en souriant.
Ils festoyèrent une bonne partie de la nuit avant d'aller se coucher dans un bon lit. Eonarz les conduisit dans une pièce spécialement conçu pour accueillir les visiteurs de la surface. Les trois Elyas, Jorixa et Ayaru pénétrèrent dans la pièce. Instantanément, la bulle d'eau qui recouvrait leurs corps disparut, car elle ne pouvait rester formée que sous l'eau.
Saymaru sauta sur un des lits. La pièce était vaste et décorée de la même manière que le reste du palais. Elle contenait une dizaine de lits, et les Luryans leur avait même préparé des tenues pour se changer.
- Je vais enfin pouvoir laver mes habits ! Leurs tenues sont jolies ! Dit Veyala, heureuse.
Ils se changèrent tous pendant qu'Ayaru se lavait et faisait ses griffes. De minuscules plumes commençaient à pousser sur ses pattes avant, ils le remarquèrent quand Ayaru se gratta.
- Pourquoi il a des plumes ? Demanda Saymaru.
- C'est un Oronas. Une fois adulte, il sera pourvu de grandes ailes sur ses pattes avant. Ceci est d'ailleurs l'origine de tes techniques. Dit Bervas à Saymaru.
- Quoi ?? Tu veux dire qu'Ayaru, quand il sera grand, aura les mêmes techniques que moi ? Super ! T'as vu, je vais pouvoir t'entraîner ! Dit Saymaru tout en tenant Ayaru dans ses bras.
- C'est vrai qu'ils sont complémentaires, ils pourraient former un beau duo. Dit Veyala en souriant.
- Une fois chez moi, Ayaru aussi sera soumis à un entraînement. Même si nous n'avions pas prévu sa venue, celle-ci pourrait s'avérer cruciale. Ayaru pourrait être d'une grande aide dans la bataille à venir. La puissance des Oronas est considérable. Autrefois, ils étaient de loin le peuple le plus puissant de Menara malgré leur faible nombre.
- On va pouvoir botter les fesses à cet Orosa ! Cria Saymaru.
Ayaru voyant tout les regards pausés sur lui se releva.
- Veux devenir fort comme vous ! Dit Ayaru avec une expression satisfaite.
- Il est trop mignon ! Dit Veyala en lui caressant le crâne.
- Dans les livres, j'ai lu des tas de choses sur eux et effectivement, il pourrait devenir vraiment fort. Dit Bervas.
- A deux, plus rien nous résistera. On vengera nos familles et notre village ! Dit Saymaru.
- D'ailleurs, Veyala, tu ne nous as pas dit ? As-tu essayer de retrouver tes parents avec ta nouvelle technique ? Demanda Bervas.
Tout le monde la regarda alors, même Jorixa semblait intéressé de savoir.
- J'ai essayé plusieurs fois mais je n'ai rien trouvé. Comme je ne maîtrise pas encore la technique parfaitement, je réessaye de temps en temps. Je perds espoir... Ils sont morts. Je préférais garder ça pour moi, vous comprenez ? Dit Veyala avec une larme qui coula de ses yeux.
Ses amis vinrent la prendre dans leurs bras, Saymaru la réconfortait avec sérieux et tendresse. Bervas lui souffla qu'ils arrêteraient Orosa et qu'ils les vengeraient. Jorixa lui fit un signe de tête compatissant. Ayaru, lui, léchait les jambes de Veyala.
- Pour tous ceux que nous avons perdu, nous sauverons Menara. En leur mémoire, nous la délivrerons du mal. Dirent les trois Elyas, ensemble.
Jorixa souriait devant cette scène, sa détermination s'en retrouva décuplée.
- (Je suis persuadé qu'ils nous sauveront tous). Pensa Jorixa.
Ils lavèrent leurs vêtements avant de dormir et les firent sécher au dessus d'une plaque chauffante qu'avaient installé les Luryans en guise de chauffage. Le lendemain, ils se réveillèrent tard. Tous avaient retrouvé des forces. Saymaru s'était levé en premier, ce qui surpris Bervas et Veyala.
- En route ! Dit Saymaru, avec bonne humeur.
- Et bien ! Ça t'as changé notre voyage, t'es moins fainéant ! Dit Veyala.
Saymaru lui fit une grimace en signe de réponse.
- Jorixa, combien de temps croyez-vous que l'entraînement durera ? Nous ne pourrons pas rester des mois pendant qu'Orosa et Hokra pervertissent Menara. Dit Bervas.
- Malheureusement, cela est déjà trop tard. Nous allons essayer de nous allier avec le plus de peuple encore libres possible et préparer une dernière défense. Pour l'instant, vous serez à l'abri, car personne ne sait où nous sommes et y aller demande une connaissance parfaite et unique de l'océan. Nous ne pouvons sauver Menara pour l'instant, nous n'avons donc pas d'autre choix que de les laisser faire. Pendant votre entraînement, et je ne peux malheureusement pas vous dire le temps que cela prendra, nous organiserons les défenses. Les alliés que nous trouverons viendront chez nous. Ni Orosa, ni Hokra ne pourront nous trouver ici. Par contre vous, vous aurez d'autres objectifs que mon maître vous expliquera.
Eonarz entra dans la pièce, les fit sortir et les recouvrit de la boule d'eau. Ils allèrent dire au revoir au roi et saluèrent tout les Luryans sur leur passage. Ils remontèrent, guidés par Eonarz. Une fois à la surface, une embarcation en forme de raie géante les attendaient.
- Notre roi vous laisse ce navire pour vous rendre là-bas, il est très rapide et très solide. Bon voyage et bonne chance. Notre roi viendra chez vous dans une semaine. Dit Eonarz en regagnant le fond de l'océan.
- Comment le roi va-t-il nous trouver ? Demanda Saymaru.
- Je lui ai laissé une carte, indéchiffrable d'ordinaire de part sa complexité, mais pour eux, aussi facile à lire qu'un conte pour enfants. Et nous pouvons leur faire confiance. Dit Jorixa.
Ils embarquèrent, Ayaru avait sauté de manière impressionnante et se tenait déjà sur ses quatre pattes à l'intérieur du bateau. Jorixa, lui aussi, bondit avec légèreté sur le bateau. Les trois Elyas eurent plus de mal mais finirent par grimper. Ayaru courut sur le bateau de long en large et dénicha un stock de nourriture, Saymaru le vit aussi. Tout deux avaient un regard sournois et sautèrent sur la nourriture.
- Nous y serons dans environ trois heures, êtes-vous prêts ? Demanda Jorixa.
Bervas et Veyala dirent oui en même temps alors que Saymaru et Ayaru produisirent un bruit étrange s'apparentant à un oui.
- Qu'est-ce que vous foutez ? Demanda Veyala.
Ils les virent alors, tout les deux, en train de se goinfrer avec acharnement. Veyala leur courut après en criant de garder de la nourriture pour eux.
Menara en pleine guerre, qui d'Orosa ou d'Hokra gagnera ? Quel entraînement attend les trois Elyas et Ayaru ? Linaya, Huizinga et Yoiir parviendront-ils à rallier les Nains à leur cause ? Que fera Yuirza s'il retrouve Ayaru ?
Découvrez toutes ces réponses dans le tome 2 « Le gardien ».
