Les Symboles du Mal "chapitre 24"

Chapitre 24:
La base rebelle


Passées leur retrouvailles, Saymaru, Bervas, Veyala et Jorixa étaient en admiration devant Ayaru.
- C'est un Oronas ? Je croyais qu'ils avaient tous été tués. Dit Veyala en regardant avec tendresse Ayaru.
- C'est long à expliquer mais pour faire court, j'ai entendu un bruit étrange lorsque, avec Bervas, nous étions à la base rebelle. Je suis sorti voir et j'ai suivi le bruit jusqu'à me perdre. J'ai ensuite avancé sans savoir où j'allais, et j'ai atterri devant le village Oronas. Ayaru était seul, je l'ai donc prit avec moi. Dit Saymaru en inventant une histoire pour éviter d'expliquer les événements avec cet autre lui.
- En tout cas, tu te rends compte ! Un Oronas ! Sais-tu à quel point un Oronas est grand et puissant une fois adulte ! Dit Bervas, impressionné d'avoir un Oronas devant ses yeux.
- Le destin t'a donner quelque chose de fabuleux, jeune Elya. Prends soin de cet Oronas et il te le rendra au centuple. Les Oronas sont fiers, profondément bons, de nature solitaire la plupart du temps, mais cela ne semble pas être le cas d'Ayaru. Les visions de mon maître contenaient peut-être Ayaru. Quel plus bel espoir peut-il y avoir que d'avoir un Oronas à nos côtés. Dit Jorixa.
Saymaru était surpris de ce qu'avait dit ses amis à propos d'Ayaru. Lui, pensait qu'il s'agissait juste d'une simple bête sauvage qu'il avait sauvé.
- Un Oronas... En même temps, j'en avais jamais vu avant, même dans les livres. Tu vas devenir un grand gaillard, alors ? Dit Saymaru à Ayaru avec un grand sourire.
Ayaru, le regardant avec des yeux joueurs, se jeta sur lui en lui léchant les oreilles.
- Ils ont l'air de bien s'entendre ! Dit Veyala à Bervas tout en rigolant devant ce beau spectacle.
Jorixa demanda l'attention de Saymaru.
- Saymaru ? Veux-tu nous suivre ? Comme je l'ai dit à Bervas et Veyala, mon maître souhaite vous rencontrer et vous entraîner en vue de la guerre imminente qui se prépare. Acceptes-tu de le rencontrer ?
- Bien entendu ! Mais j'y pense, Bervas, à la base, ils doivent se demander ce qu'on est devenus ? Dit Saymaru.
Jorixa remercia Saymaru, Bervas réfléchit.
- Linaya m'a donné un rubis que l'on peut faire briller si tout va. Ils ont l'autre. Le mien a déjà brillé plusieurs fois, donc je sais qu'ils vont bien. Mais je ne sais pas comment le faire fonctionner pour leur dire que tout va bien de notre côté.
Jorixa regarda le rubis et demanda à Bervas de le lui montrer.
- C'est un rubis Kyer. Effectivement, si on ne t'a pas dit comment l'utiliser, tu n'y arrivera pas tout seul. Il faut verser de l'eau dessus pour le faire briller. Dit Jorixa.
- Merci ! On va pouvoir les rassurer. Dirent Bervas et Saymaru en même temps.
- J'aimerais bien les rencontrer un jour. Moi aussi, j'espère qu'il ne leur arrivera rien d'ici là. Dit Veyala.
Bervas versa de l'eau sur le rubis qui brilla plusieurs fois. Maintenant soulagé d'un point, ils se préparèrent pour le long voyage qui les attendaient.
- Nous allons commencer par aller tout à l'Ouest du territoire des Hommes, cela nous prendra déjà quelques jours. Ensuite, nous traverserons l'océan jusqu'à arriver sur notre terre, la terre des Homme-rats ! Dit Jorixa.
- Tu es prêt, Ayaru ? Tu va pouvoir faire fumer tes coussinets ! Bervas, Veyala, merci de m'avoir cherché. Sans vous, je ne sais pas ce que je serai devenu. Dit Saymaru.
Ayaru, Bervas et Veyala lui sourirent. Bervas, malgré le regard moqueur de Saymaru, avait décidé de coudre un grand sac au creux duquel Ayaru pourrait venir se reposer quand la fatigue deviendrait trop grande.
- Le guerrier couturier est de retour ! Dit Saymaru en rigolant.
Bervas rit légèrement aussi mais Saymaru vit que ce souvenir de quand ils étaient encore à Alagasia et que tout allait bien était toujours ancré dans sa tête. Lui-même resta muet quelques secondes en repensant à ce moment
- Alors !! Qu'est-ce qui vous arrive ! Vous êtes mous, là ! Cria Veyala, aux oreilles de ses deux amis.
Une fois le sac terminé, Saymaru le mit à son dos et tous partirent.

Yuirza, qui avait entièrement récupéré, se trouvait devant le village Oronas pour y retrouver Ayaru.
- Espérons qu'il ne lui soit rien arrivé... Dit Yuirza.
Il avança jusqu'à la chambre où l'½uf devait se trouver. Il ouvrit la porte et son regard calme devint d'un coup terrorisé.
- Où est-il ?? Pourquoi !!! Cria Yuirza en se prenant la tête. Il faut que je le retrouve ! Espérons qu'il se soit juste perdu dans les environs... Dit Yuirza, inquiet.
Il s'envola donc pour avoir une vue d'ensemble du village.

A la base rebelle, Linaya, Yoiir et Huizinga s'apprêtaient à sortir pour regagner l'intérieur de la base, quand ils entendirent une grosse explosion. Ils sortirent à toute vitesse pour voir ce qui se passait et ouvrirent la porte. La vision qu'ils eurent leur retourna le ventre. Plusieurs cadavres de rebelles étaient éparpillés sur les décombres d'un mur qui venait de s'écrouler. Un rebelle à qui il manquait un bras, arraché lors de l'explosion, leur dit.
- Protégez la base, ils attaquent... Dit-il en rendant son dernier souffle sous leur yeux.
- Qu'est-ce qui se passe ?? Vite, allons rejoindre Guuryo ! dit Yoiir en pleine panique.
Linaya et Huizinga approuvèrent et tous les trois coururent retrouver leur chef. Ils ne cherchèrent pas longtemps avant de le retrouver. Guuryo était à quelques mètres d'eux, encerclé par prés de dix guerriers. Il avait sortit ses deux épées et tua deux guerriers dans une belle démonstration d'habilité. Les trois rebelles vinrent le rejoindre pour l'aider.
- Vous voilà ! Mais où étiez vous, bon sang ? Enfin, pas le temps, on verra ça plus tard. Dit Guuryo tout en courant sur deux autres guerriers.
Tous se séparèrent en affrontant deux guerriers chacun. Linaya sortit les deux dagues de sa ceinture et prononça avec rapidité.
- « Jyuera Klyore» (Les Lames Empoisonnées).
Elle esquiva avec facilité les attaques des deux guerriers et planta ses dagues dans les jambes de l'un. Celui-ci s'écroula presque instantanément sur le sol, dans l'incapacité de bouger ses jambes. Elle s'apprêta alors à le tuer quand l'autre guerrier la fit tomber par terre avec sa lance. Il allait l'embrocher mais avec rapidité Linaya bloqua la lance avec ses dagues et prononça.
- « Vakzera Klyore » (La Vague Empoisonnée).
Une fine vague violette sortit des dagues de Linaya et avança le long de la lance du guerrier jusqu'à s'infiltrer à l'intérieur de ses bras. Il s'écroula quelques secondes plus tard. Linaya prit alors ses dagues et tua les deux guerriers paralysé au sol.
Yoiir, de son côté, avec son boomerang à trois lames se tenait face à deux autres guerriers. Il lança son arme sur les deux guerrier qui le bloquèrent avec leurs épées. À distance, Yoiir lança plusieurs fois son boomerang sur les deux guerrier mais ceux-ci le bloquèrent à chaque fois.
- Ca marchera pas comme ça... Bon, je vais devoir m'y employer. Dit Yoiir avec un sourire.
Ils prononça une série de techniques avec rapidité.
- « Gyipse Ventay» (Le Boomerang Volant), « Gyipse Horée » (Le Boomerang Enflammé), « Gyipse Bushy » (Le Boomerang Cloné).
Yoiir se retrouva maintenant avec deux boomerangs enflammés qui lévitaient devant lui.
- Essayez d'esquiver ça maintenant ! Dit Yoiir.
Avec ses mains, Yoiir fit une série de gestes et les boomerangs bougèrent au même rythme. Les deux guerriers bloquèrent les boomerangs avec difficulté, ils s'apprêtèrent alors à contre-attaquer quand ils virent leurs corps s'enflammer.
- Bloquer mes boomerangs ne sert à rien. À partir du moment où ils touchent quelque chose qui conduit aux corps de mes adversaires, le combat est fini. Dit Yoiir.
Les deux guerrier continuèrent à s'enflammer jusqu'à s'écrouler au sol.
Huizinga, lui, avait tué ses deux guerriers marqués de plusieurs coups de griffes sur tout le corps. Guuryo avait aussi éliminé les deux derniers.
- Vite ! Il faut rejoindre les autres ! Les ennemis sont nombreux. D'après mes sources, ceux qui nous attaquent sont commandés par une personne cachée sous un long manteau. Dit Guuryo.
- Ce doit être Orosa ! Dit Yoiir, effrayé.
- Oui, Saymaru et Bervas nous ont dit qu'il cache toujours son visage sous un long manteau, ça ne peut être que lui. Il faut nous préparer à un grand combat ! Dit Linaya, elle aussi effrayée mais déterminée à protéger la base.
- Séparons-nous. Nous ferons chacun un rapport sur l'état de chaque partie de la base et sur l'avancée ennemi. Notre entraînement n'aura pas été inutile... Dit Huizinga.
Guuryo, Linaya et Yoiir le regardèrent avec surprise. Entendre parler Huizinga était déjà rare mais en plus, le voir établir une stratégie et déléguer une tâche à chacun était vraiment surprenant.
Les quatre rebelles se séparèrent pour défendre la base, dernier vestige de la résistance, face à l'armée du terrible Orosa.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:12

Les Symboles du Mal "chapitre 25"

Chapitre 25 :
La bataille inégale


Yoiir courait le long des couloirs de la base. Il tua trois guerriers pendant sa course mais fut blessé. Sa jambe droite ensanglantée le faisait souffrir mais la défense de la base primait sur toute douleur. Il avança vers l'Est. Sur sa route, il découvrit plusieurs dizaines de cadavres de rebelles et d'ennemis étendus sur le sol. Plus loin, une explosion retentit et des débris de la montagne s'écroulèrent devant lui. Deux Ukors sortirent des décombres et se jetèrent sur lui. Il ne put esquiver le puissant coup de poing que lui envoya le premier Ukor et fut projeté au loin, le visage en sang. Les deux Ukors virent le boomerang de Yoiir sur le sol et décidèrent de le prendre avec eux.
- Un petit souvenir, ça ne te dérange pas ? Ah ah ah !!! Rièrent-ils.
Le boomerang commença alors à tourner sur lui-même, à grande vitesse, et sectionna les bras de l'Ukor qui le tenait. Celui-ci hurla de douleur tandis que le boomerang revint dans les mains de Yoiir, debout devant eux, souriant.
- Personne ne peut se servir de mon boomerang à part moi ! Dit Yoiir.
L'Ukor, dont les bras avait été sectionnés, était à genoux sur le sol tandis que l'autre tentait de le relever sans résultat. L'Ukor fonça alors sur Yoiir avec rage mais celui-ci l'esquiva, lui fit un croc-en-jambe puis lui donna un coup de coude en plein visage. Il prit ensuite son boomerang et enfonça ses trois lames dans le ventre de l'Ukor.
- Vite ! Il faut protéger la base. Dit Yoiir en reprenant sa course.
L'Ukor blessé se releva avec peine et tenta d'arrêter Yoiir. Celui-ci, surpris, tomba à terre. L'Ukor, avec ses coudes, tenta de frapper Yoiir qui esquiva et lança son boomerang qui le tua net.
Yoiir continua sa route, contourna les débris de la montagne et se retrouva dans le grand salon de la base. Plusieurs rebelles combattaient leurs ennemis avec courage malgré leur nombre nettement inférieur. Quatre guerriers ennemis dissimulés à l'écart du combat, préparaient une technique. Ils firent sortir du sol huit hyènes de près de deux mètres de haut.
- Non ! Il vont se faire massacrer !
- « Gyipse Ventay » (Le Boomerang Volant), « Gyipse Gilgan » (Le Boomerang Géant).
Le boomerang de Yoiir grandit jusqu'à atteindre prés de trois mètres, lévitant devant lui. Yoiir le jeta en direction des hyènes qui furent toutes découpées sans avoir eut le temps de comprendre ce qui leur arrivait. Tous les combattants se retournèrent sur Yoiir et son boomerang gigantesque, mais celui-ci était à terre, épuisé par l'énergie utilisée.
- Courage les amis ! On va les battre ! Dit Yoiir aux autres rebelles en train de se battre, en se relevant.
Tous acquiescèrent et reprirent le combat, remotivés par les encouragements de Yoiir. Le jeune rebelle, malgré ses blessures, les rejoignit alors dans la bataille.

Linaya gisait sur le sol, inconsciente, trois guerriers ennemis au-dessus d'elle. L'un d'eux prit la parole.
- Attachez-la, on l'emmène !
Les deux autres guerriers prirent une corde et commencèrent à la ligoter quand une dizaine de rebelles arrivèrent en courant vers eux. Ils se ruèrent sur les trois guerriers, pendant que l'un d'eux s'occupait de libérer Linaya.
- Merci, comment est la situation ici ? Demanda Linaya, reprenant ses esprits.
- Les ennemis sont nombreux, nous avons du fuir les cuisines, nous sommes venus chercher du renfort pour retourner là-bas. Dit le rebelle.
Un fois les trois guerriers vaincus, les autres rebelles les rejoignirent.
- Bien, je suis des vôtres. Le Sud de la base est aux mains de l'ennemi. Allons vers l'Est, rejoindre Yoiir, on trouvera peut-être de l'aide là-bas. Dit Linaya.

Huizinga hâtait le pas en direction de l'Ouest de la base et trouva les corps sans vie de plusieurs rebelles. Dehors, la bataille faisait rage également, plusieurs explosions retentissaient. La montagne s'écroulait à plusieurs endroits, divisant la base en plusieurs parties. Huizinga vit trois guerriers ennemis tomber au sol parmi les débris. Un rebelle sauta devant Huizinga et lui fit signe de le suivre.
- Tout l'Ouest de la base est détruit. Dehors, la bataille fait rage, on a besoin de renfort. Dit le rebelle.
- Allons-y ! Dit Huizinga.
Les deux rebelles grimpèrent sur un amas de débris et atterrirent dehors. Une centaine de rebelles résistaient avec difficulté aux attaques des ennemis qui étaient en nombre impressionnant. Le rebelle accompagnant Huizinga demanda à un des leurs en place.
- Quel est le nombre de l'ennemi ?
- Plus de cinq cents. Sans compter que la moitié sont de puissants Ukors. Répondit-il.
- Il faut résister le plus longtemps possible. Les anciens préparent notre dernière chance. Répondit le rebelle.
- Ils vont l'invoquer ?? Balbutia Huizinga.
- Nous allons les retenir le plus longtemps possible de ce côté. Toute la base est encerclée de la même façon. L'ennemi est beaucoup trop nombreux ! Espérons que nous résisterons jusqu'à ce qu'ils l'invoquent.
Les rebelles ainsi que Huizinga reprirent le combat avec courage, et l'espoir que les anciens réussissent à invoquer leur ultime chance.


Au Nord de la base, Guuryo avait atteint le terrain d'entraînement qui se trouvait désormais aux mains de l'ennemi.
- Ils l'ont déjà prit. Voyons, ils sont neuf à garder le terrain, je peux y arriver.
Guuryo sortit son épée et son sabre du dos et fonça avec rage sur les neuf guerriers. Surpris, deux d'entre eux furent tués par Guuryo sans avoir pu réagir. Les sept autres dégainèrent leur armes et échangèrent plusieurs coups d'épées et de sabres avec Guuryo qui, submergé par la multitude d'attaques, vit un de ses sabres ainsi que son bras entaillés. Les sept guerriers rirent et l'un d'eux s'approcha alors de Guuryo pour l'humilier d'avantage quand il se retrouva découpé en deux !
- J'ai plus d'un atout dans mon jeu ! Dit Guuryo avec un sourire.
A la place de sa main droite se trouver maintenant une lame épaisse et puissante.
- J'ai perdu ma main il y a déjà longtemps, alors ma nouvelle main a quelques gadgets !
Les six guerriers restants cessèrent de rire et tous, concentrèrent leurs énergies.
- « Kerala Uyho » (Pluie de Lames).
Les six épées des guerriers ennemis disparurent et au-dessus d'eux, une pluie de lames se mit à tomber sur Guuryo.
- « Woxer Gilgan » (Mur Géant).
Guuryo eu tout juste le temps de créer un bouclier le recouvrant entièrement pour se protéger de la pluie incessante de lames.
La pluie s'arrêta alors et Guuryo sortit de sous le bouclier à toute vitesse. Avec son bras droit muni de sa lame épaisse et son bras gauche tenant son sabre, il tua avec rapidité les six guerriers ennemis sans armes après leur technique.

Les combats, aux quatre coins de la base, faisaient rage et l'ennemi prenait fatidiquement l'avantage sur les rebelles. Un bruit assourdissant résonna alors du centre de la base. Un monstre de plusieurs dizaines de mètres de hauteur fit exploser le toit et s'avança avec fureur sur les guerriers ennemis.
- Ils ont réussi ! Sourirent Huizinga et les rebelles.
- La grande invocation ! On est sauvé !! Cria Yoiir toujours aux prises avec les guerriers ennemis.
- Suivons l'invocation ! Avec lui, on sera protégés et on pourra facilement lutter contre l'ennemi. Dit Linaya aux rebelles l'accompagnant.
Le monstre gigantesque attaqua les ennemis avec violence et en extermina une centaine en quelques minutes, rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Les rebelles étaient sauvés.
- « Blaryen Gilgan » (Sphère d'Or Géante).
Une sphère dorée frappa alors avec force le monstre qui recula sous l'impact. Tous avaient stoppé le combat et regardaient l'extraordinaire spectacle donné sous leurs yeux.
- Vous m'impressionnez ! Vraiment ! Invoquer une telle créature... Mais je dois mettre fin à vos espoir. Dit la voix d'Orosa.
Celui-ci enleva sa capuche et sa peau changea de couleur. Il sortit alors son immense épée dont les tentacules frémissaient. Le monstre se jeta sur Orosa mais fut arrêté par une barrière violette constituée de tentacules de l'épée. L'une d'elle s'en détacha alors et se serra sur le cou du monstre. Les rebelles regardaient la scène avec horreur, voyant leur dernier espoir anéanti. Et en effet, le monstre fut étranglé par la force prodigieuse d'Orosa qui mit un genoux à terre.
- Je n'ai plus de force... Avec deux symboles je m'épuise trop vite, et abuser du pouvoir de l'épée à cette échelle me coûte beaucoup. Dit Orosa.
Guuryo qui observait la scène et surtout Orosa affaibli, courut tenter sa chance. Il appela Yoiir, Huizinga et Linaya avec qui il gardait contact grâce à des transmetteurs. Ils abandonnèrent alors le combat de leur côté. Les quatre rebelles se croisèrent dans leur courses et arrivèrent devant Orosa toujours un genoux à terre.
- C'est la fin, Orosa !! Cria Yoiir suivi des trois autres rebelles qui répétèrent cette même phrase.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:12

Les Symboles du Mal "chapitre 26"

Chapitre 26:
Défaite

Les trois rebelles se tenaient devant Orosa, affaibli.
- Vous pensez vraiment que vous arriverez à me battre juste parce que je suis un peu diminué. Dit Orosa.
- Nous allons t'arrêter ici. Tu as déjà fait assez de mal comme ça. Dit Guuryo.
Les trois jeunes rebelles attaquèrent Orosa avec rapidité et force. Malgré cela, Orosa se leva rapidement, les esquiva facilement et donna un puissant coup de poing dans le visage de Linaya qui se mit à saigner abondamment. Yoiir et Huizinga, furieux, attaquèrent de nouveau Orosa qui les frappa tout les deux en plein ventre.
- Arrêtez ! On ne pourra pas le battre comme ça, même affaibli. Il va falloir tout donner tout de suite. Dit Guuryo.
- Effectivement, pour avoir une chance, il va falloir faire beaucoup mieux que ça. Dit Orosa en souriant.
Yoiir, Huizinga et Linaya préparèrent une technique puissante, Guuryo, lui, se plaça devant Orosa.
- Je vais l'occuper en attendant. Dit Guuryo.
Orosa s'impatientant, sortit son épée et attaqua Guuryo, celui-ci bloqua avec peine l'épée d'Orosa. Les deux adversaires échangèrent plusieurs coups mais Guuryo était indéniablement inférieur à son ennemi.
- Tu te débrouilles bien, mais si tu es encore en vie, c'est uniquement parce que je ne suis pas en possession de mes vrais moyens. Dit Orosa, en souriant.
Guuryo continua quand même d'attaquer Orosa sans même l'avoir écouté. Ce dernier riait tout en bloquant les vaines attaques de Guuryo.
- Maintenant ! Crièrent les trois autres.
Guuryo s'écarta rapidement et se plaça derrière les trois rebelles.
- « Yui Golja Blary » (Marée de Sphères Infinies).
- Impressionnant... Vous avez créé une technique en commun, mais malgré tout, ce sera inutile. Dit Orosa.
- « Woxer Kan » (Mur des Ténèbres).
Orosa fit apparaître un mur noir colossal qui l'entoura. Il se mit alors à trembler de fatigue. Les trois rebelles lancèrent leur attaque qui vint frapper avec puissance le mur noir d'Orosa. Malgré l'impact, le mur resta vierge de tous dégâts.
- Dommage... Dit Orosa.
Il saisit son épée et courut vers les trois rebelles sans défense après leur technique. Son épée se trouvait maintenant à quelques centimètres des trois rebelles quand Guuryo s'interposa son sabre et son épée en avant. L'épée d'Orosa brisa alors avec force les armes de Guuryo et s'enfonça dans son c½ur. Le rebelle s'effondra, sans vie, sur le sol. Linaya attrapa alors Yoiir et Huizinga qui étaient sous le choc.
- Fuyons ! Guuryo est mort pour nous sauver ! Ne gâchons pas son geste ! Dit Linaya, avec les larmes aux yeux.
Les trois rebelles coururent le plus vite possible et découvrirent en revenant vers la base, qu'elle était détruite. Les guerriers d'Orosa avaient gagné. Orosa épuisé, ne les poursuiva pas. Ils coururent alors le plus loin possible de la base jusqu'à atteindre une forêt dense et entachée de sang, mais désormais vide d'affrontements. Linaya se tourna vers Yoiir et Huizinga.
- Il faut partir loin d'ici, Guuryo nous a sauvés pour que nous trouvions un moyen de venger nos amis. Je propose que nous partions à Miloya, Orosa va finir sa conquête par là je pense. Dit Linaya.
- Non ! Cria Yoiir.
- Pourquoi dis tu ça ? Dit Huizinga, l'air toujours calme malgré la situation.
- Jamais j'aiderai Hokra ! Même si c'est contre Orosa ! Pour moi les deux sont les mêmes. Dit Yoiir, hors de lui.
- Je sais bien, ce n'était pas mon intention, Yoiir. Si je veux que l'on y aille, c'est parce que justement, tout risque de se jouer là bas. Il faut qu'on essaye de les arrêter. Dit Linaya.
- Oui, mais nous ne sommes pas assez forts pour les battre. Dit Huizinga.
- Je sais... Mais nous pourrons peut être faire quelque chose à un moment donné. C'est la seule chose que nous pouvons espérer pour l'instant. Dit Linaya dépitée.
Tous les trois se regardèrent avec tristesse, se demandant que faire. Yoiir bondit alors d'un coup.
- Je sais ! Pourquoi on irait pas voir les Nains ? Dit Yoiir.
- Les Nains ? Dit Huizinga, surpris.
Linaya, étonnée, semblait réfléchir. Après quelques minutes pendant lesquelles Yoiir attendait une réaction de ses deux amis, Linaya prit la parole.
- C'est pas une mauvaise idée. Finalement, il peut sortir de bonnes choses de ta cervelle de piaf. Dit Linaya en souriant.
- Quoi ?? Attends, tu vas voir ! Cria Yoiir en voulant sauter sur Linaya.
Huizinga avait attrapé Yoiir par les bras et lui intimait de se calmer.
- Ne gâche pas la bonne idée que tu viens d'avoir en faisant le débile. Dit Huizinga.
Yoiir grommela et finit par se calmer. Reprenant son sérieux, il dit à ses deux amis.
- On part maintenant, non ? Les Nains pourront peut être nous aider, ça vaut le coup d'essayer !
- Tu as raison, Orosa ne s'intéressera aux Nains que plus tard. Cela nous laisse du temps. On aidera alors les Nains à se défendre contre Orosa ou Hokra. Dit Linaya.
- J'espère que ces deux-là s'entretuerons. Tous nos problèmes seront réglés... Dit Huizinga.
Les trois amis se regardèrent une dernière fois avant de partir, un long voyage les attendaient à présent.
- C'est parti ! Cria Yoiir.

Saymaru, Bervas, Veyala et Jorixa marchaient vers l'Ouest depuis déjà de longue heures. Saymaru se traînait et suait à grosses gouttes. Ayaru, sur son dos regardait le paysage. Bervas et Veyala souffraient eux aussi de la fatigue. Jorixa, lui, ne semblait pas ressentir de fatigue.
- Je sais que vous êtes épuisés mais nos Filiryiis sont partis alors nous sommes obligés de poursuivre à pieds. On va faire une pause. Dit Jorixa.
Tous s'arrêtèrent. Le chemin qu'ils empruntaient depuis des heures était désert. Une rivière longeait les bords de montagnes gigantesques. Ils allèrent s'y abreuver et remplir leur gourde. Ayaru sauta du sac de Saymaru et plongea dans l'eau.
- Ayaru !! Tu peux pas rester tranquille, au moins ! Comment je vais faire pour te porter si tu es trempé ? Cria Saymaru.
Ayaru nageait avec bonheur sans prêter attention à ce que Saymaru lui disait.
- D'accord... Dit Saymaru tout en souriant sournoisement.
Une fois reposés, ils reprirent la route. Saymaru marchait tout en chantant, Ayaru derrière eux se traînait.
- Alors, on est lourd tout mouillé, hein ? Ah ah ah !!! Tu verrais ta tête !! Rigola Saymaru.
Ayaru se mit alors à courir et sauta sur Saymaru pour lui mordre une oreille. Saymaru saisit alors Ayaru par les pattes arrières et lui chatouilla le ventre. Ce dernier grogna de rire et bouscula Saymaru avec ses pattes arrière. Les deux amis se firent face le visage dur. Ils se jetèrent alors l'un sur l'autre et se percutèrent sur leurs têtes respectives, tombant à terre. Bervas, Veyala et Jorixa les regardaient, l'air affligé.
- Il a trouvé un compagnon dans son genre... Quel crétin ! Dit Veyala tout en esquissant un léger sourire en voyant les deux amis allongés sur le sol.
- Bon, on y va !! Cria Bervas aux oreilles de Saymaru.
Celui-ci se réveilla d'un bond tout comme Ayaru. Ceux-ci se regardèrent un moment avant qu'Ayaru saute sur Saymaru et lui léche le visage. Saymaru replaça alors le petit Oronas dans son sac.
- T'es encore mouillé en plus ! Dit Saymaru tout en marchant.
Ils reprirent donc leur route vers l'Ouest et marchèrent un moment avant d'arriver à un petit village.
- Voilà Yoghera. Nous sommes proches de l'océan maintenant. Ce village partage le secret de notre existence. Ce sont eux qui nous ravitaillent en échange de nos précieux minerais qu'ils revendent dans tout Menara. Dit Jorixa.
- On va voir d'autres rats, alors ? Demanda bêtement Saymaru.
- Abruti ! C'est un village d'Hommes ! Ils ne font que du commerce avec les Homme-rats ! D'ailleurs, les rats ! Tu pourrais avoir un peu plus de respect ! Cria Veyala tout en poursuivant Saymaru.
- Bien, nous allons devoir faire le plein de provisions, nous sommes presque à sec. Saymaru et Ayaru mangent comme dix ! Dit Bervas.
- J'irai, de mon côté, voir un ami. Il pourra nous louer un bateau pour se rendre sur notre territoire. Dit Jorixa.
Jorixa partit en premier, laissant Veyala et Saymaru chahuter et Bervas partit essayer de la calmer. Une fois calmée, Veyala demanda où était passé Jorixa.
- Il est parti nous trouver un bateau pour traverser l'océan. Dit Bervas.
- Ouais ! Je suis jamais monté sur un bateau ! On va bien s'amuser, hein ouais, Ayaru ! Dit Saymaru en le saisissant par les pattes.
- Et dire que c'est un Oronas ! Vu comment Saymaru se comporte avec lui, il risque pas de faire de mal à grand monde quand il sera grand... Dit Veyala.
Les trois Elyas entrèrent dans le village. Les villageois les saluèrent gaiement. Il n'y avait aucune femme, juste des hommes robustes qui regardaient Veyala comme si un trésor venait d'entrer dans le village.
- T'as la côte dis donc ! Je sais pas ce qu'ils peuvent bien te trouver mais profite-e...
Saymaru n'eut pas le temps de finir qu'il reçu un crochet du droit de la part de Veyala et tomba sur le sol. Ayaru essaya de relever Saymaru en tirant sur ses chaussures. Celui-ci se releva sous l'½il médusé des villageois.
- T'es folle !! Dit Saymaru à Veyala.
En voyant le visage de Veyala virer au rouge, Saymaru lui demanda pardon.
- Vous avez fini ? On y va maintenant. Dit Bervas.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:14

Les Symboles du Mal "chapitre 27"

Chapitre 27:
Race inconnue


Saymaru, Bervas, Veyala et Ayaru entrèrent dans une petite boutique pour acheter des provisions quand Ayaru s'arrêta.
- Veux le truc noir là-haut ! Dit Ayaru.
Bervas et Veyala le regardèrent bouche bée.
- Il pa..rl..e! Bredouilla Veyala.
- Ah oui c'est vrai. Dit Saymaru.
- Qu'est-ce qui est vrai ? Dit Bervas tout en regardant Ayaru.
- Quand je l'ai trouvé, il a tout de suite parlé, il apprend vite. Jusqu'ici il ne disait plus rien alors j'ai oublié. Dit Saymaru avec un sourire.
- C'est trop bien! Alors Ayaru, tu veux le chocolat sur l'étagère, il veut le chocolat, le mignon petit Oronas ? Dit Veyala.
- Elle est encore pire que Saymaru... Dit Bervas, consterné.
- Bon, nous allons prendre 10 plaquettes de chocolat, vos viande séchées par là, 10 gros pains, du lait par là aussi... Dit Veyala sans s'arrêter.
- Dis donc ! Vous partez pour un long voyage. Où comptez-vous vous rendre, ma petite dame ? Dit le vendeur.
- Quelque part loin d'ici, je ne sais même pas où exactement. Mais nous avons un guide pour cela. Dit Veyala en parlant de Jorixa.
- Et bien bon voyage à vous et bonne chance. Dit le vendeur avec un gros sourire.
Les trois Elyas et Ayaru partirent avec leur sac bien rempli rejoindre Jorixa. Quand ils furent sortis, le vendeur appela un homme présent dans la pièce.
- Ils ne faut pas qu'ils s'en aillent, fais en sorte de te débarrassé des garçon Elyas et de leur animal, il nous faut la fille !
- Pas de problème. Les femmes sont parties depuis déjà bien longtemps, les hommes du village sont à cran. Cette jeune Elya va pouvoir les calmer un moment. Dit L'homme avec un horrible sourire.
Les quatre compagnons marchaient en direction du port quand une dizaine d'individus se placèrent en face d'eux.
- Que nous voulez-vous ? Demanda Bervas.
- Donnez-nous la fille et tout ira bien. Des petits gars comme vous devraient retourner dans les jupes de leur mère ! Ah ah ah !!! Rirent bêtement la dizaine d'hommes.
- Dans vos rêves, bande de vieux pervers ! Cria Veyala.
- C'est qu'elle est nerveuse en plus. Dit celui qui devait être le chef du groupe.
Saymaru, excédé, fonça sur le chef de la bande mais reçu en plein visage un coup de poing d'une force incroyable. Le visage en sang, il dit à ses amis.
- Ces gars-là sont pas normaux, il a une force surhumaine celui-là.
- Tu as raison, ce n'est pas humain ! Dit Le chef qui se transforma soudain en grosse chauve-souris.
- Saymaru, Veyala, préparez-vous. Ils ont l'air très forts. Dit Bervas.
- Vous ne pouvez nous échapper ! Nous sommes la race la plus puissante de tout Menara !! Dit la grosse chauve-souris.
Les hommes derrière lui se transformèrent eux aussi. Les autres villageois qui regardaient la scène souriaient pour certains tandis que les autres étaient partis se réfugier
- Orosa est déjà passé par là, il a voulu nous soumettre mais nous n'avons pas cédé. Il a donc enlevé toute nos femmes, qui elles, ne peuvent combattre comparé à nous, pour nous forcer à le rejoindre. Il nous faut retrouver des femmes. Tu seras bien traitée, ne t'en fais pas. Dit la chauve-souris.
Jorixa arriva alors en courant et se plaça devant la dizaine de chauve-souris.
- J'avais bien entendu un bruit suspect, Saymaru, Bervas,Veyala, Ayaru, on part et vite ! Dit Jorixa paniqué, ce qui ne lui ressemblait pas.
- Pourquoi fuir ? On va leur montrer ! Dit Saymaru.
- Non, ils sont bien trop forts, plus que tu ne peux l'imaginer.
- Jorixa... Ou plutôt Joxar! Tu es donc toujours en vie, tu luttes toujours contre ta nouvelle nature. Tu rates quelque chose. Dit le chef.
- Vous les connaissez ? Demandèrent les trois Elyas avec surprise.
- C'est long à expliquer mais vite, suivez moi. Notre bateau est prêt. Dit Jorixa.
- Vous ne nous échapperez pas ! Crièrent les chauves-souris.
- Comment ont-ils fait pour s'évader ? Ils auraient tué tous les gardes ? C'est impossible, même pour eux. S'inquiéta Jorixa.
- C'est Orosa, ces bêtes nous l'ont dit. Dit Bervas en courant.
- Les choses s'aggravent, ils faut absolument les semer. Dit Jorixa.
- Ils sont trop rapides, ils nous rattrapent ! Dit Veyala, terrorisée.
- Avancez, je vais les retenir, n'hésitez pas à partir sans moi ! Veyala, tu as toujours la carte ? Demanda Jorixa.
- Oui, mais revenez s'il vous plait. Dit Veyala.
- Je ferai mon possible. Dit Jorixa qui s'arrêta alors.
Ils étaient maintenant à quelques mètre du bateau, les trois Elyas y montèrent avec Ayaru. Jorixa n'arriva qu'à les retenir légèrement tout en restant au loin des créatures.
- Tu n'es qu'un traite, Joxar !! Tu vas mourir ! Cria le chef.
Veyala qui attendait Jorixa, le vit leur faire signe de partir. Mais c'était trop tard, car trois chauves-souris étaient arrivées jusqu'au bateau et foncèrent sur Saymaru et Bervas avec leur crocs en avant quand une grand vague d'eau les projeta en arrière. Des êtres étranges, à la peau d'un bleue océan étaient apparus sortant de l'eau, ils étaient une trentaines. Les chauves-souris méfiantes reculèrent. Un des êtres à la peau bleue se retourna sur les trois Elyas.
- Nous sommes là pour vous aider, nous savons qui vous êtes et qui il est, lui aussi. Dit-il en regardant Ayaru.
- Qui vous êtes, vous ? Peu importe votre nombre, vous finirez tous déchiquetés !! Cria le chef des chauves-souris.
- Vite, faisons les fuir ! Cria un des êtres bleuté.
- « Yuuya » (Grande Marée).
La trentaine d'êtres bleus prononcèrent en même temps cette technique qui percuta les trois chauves-souris. Celles-ci s'envolèrent à toute vitesse mais furent tout de même touchées par l'attaque qui les fit reculer au niveau des autres chauves-souris. Jorixa, toujours au milieu du groupe de créatures, leur cria de fuir mais à ce moment, un grand dauphin transparent l'attrapa dans son bec et le ramena en un instant aux côtés des trois Elyas. Ayaru grognait prés de Saymaru, il semblait vouloir attaquer.
- Calme-toi Ayaru, on fait pas le poids pour l'instant. Comment allons-nous fuir maintenant ? Demanda Saymaru à leurs sauveurs.
- Sous l'eau. « Korjera Uya » (Boule d'Eau).
Une boule d'eau se forma autour des trois Elyas, de Jorixa et d'Ayaru.
Les êtres bleutés les jetèrent alors à l'eau et tous disparurent dans l'océan. Les chauves-souris, furieuses, hurlèrent en tout sens.
- Joxar, ce traître ! Il me le paiera ! Venez, nous réglerons leur compte plus tard ! Dit le chef du groupe.
Dans l'immensité de l'océan, les êtres bleus nageaient à une grande vitesse et tiraient les cinq boules vers le fond. Ils nagèrent ainsi plusieurs heures jusqu'à apercevoir une immense cité où nageaient plusieurs milliers de ces même êtres bleus. L'un d'eux s'approcha des cinq amis.
- Voilà la cité de Lysia. Nous autres, Luryans, vivons cachés de tout sous l'eau. Cela est très rare, pour d'autres races, de pouvoir y pénétrer. Seules deux autres personnes de la surface la connaissent. Ces créatures, qui vous ont attaqués, sont très dangereuses. Je vais vous conduire à notre roi, ainsi vous pourrez nous renseigner sur ce qui se passe à la surface.
- Pourquoi vivre caché ? Demanda Jorixa.
- La surface est empoisonnée, nous autres ne pouvons vivre avec les autres peuples. Notre métabolisme est plus fragile que le votre. Nous pouvons rester à la surface plusieurs jours, mais ensuite nous devons vite retourner sous l'eau pour récupérer durant plusieurs mois. Nous avons donc décidé de vivre uniquement et pour toujours sous l'eau. De cette façon, nous survivrons et garderons l'océan éternellement pur en le protégeant. Mais ce qui se passe à la surface nous inquiète, quelque chose de terrible semble se préparer et nous le ressentons jusqu'ici. Vous allez pouvoir nous éclairer, j'avoue que votre sauvetage était aussi intéressé. Dit le Luryan.
Quand il eut fini de parler ils arrivèrent dans la cité. Tous les habitants les regardèrent avec excitation et curiosité. La cité était si grande et majestueuse que Saymaru , Bervas et Veyala restaient subjugués. Toutes les maisons étaient de la taille d'une montagne et étaient sculptées à la perfection. Elles avaient chacune la forme d'un animal aquatique. Ils nagèrent plusieurs minutes avant d'atteindre un château gigantesque ayant la forme d'une baleine aux yeux ornés de diamants. Ce même Luryan vint les voir.
- Je vais voir notre roi et l'avertir de votre présence. Au fait, mon nom est Eonarz. Dit le Luryan avant de partir en direction du château.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:14

Les Symboles du Mal "chapitre 28"

Chapitre 28:
La cité Luryanne



Linaya, Yoiir et Huizinga marchaient depuis un long moment, ils avaient faim et étaient fatigués.
- Il faut qu'on trouve à manger... Je vais pas pouvoir tenir longtemps comme ça... Dit Yoiir.
- Tu as raison, la carte indique que le plus proche village est à une journée d'ici. Il va falloir trouver à manger avant. Dit Linaya, elle aussi affamée.
- Laissez-moi faire. Dit Huizinga.
Il partit donc et revint dix minutes plus tard avec une sorte de gros sanglier et plusieurs fruits.
- Waouh !! Trop bien ! Comment t'as fait ? Dit Yoiir.
- À l'ouest de cette forêt, il y a beaucoup d'animaux et d'arbres fruitiers. Je suis déjà venu ici en mission, il y a longtemps. Dit Huizinga.
- Pourquoi ne pas l'avoir dit avant ?? Dit Linaya, les yeux ronds.
- Vous ne me l'aviez pas demander. Dit simplement Huizinga.
- C'était logique non ?? On allait mourir de faim et toi, tu disais rien !! T'es pas mieux que Yoiir !!! Cria Linaya, laissant exploser ses nerfs.
Linaya pesta contre Huizinga pendant quelques minutes pendant que celui-ci tentait de la calmer. Yoiir, lui, était en train de manger voracement dans son coin. Une fois Linaya calmée, ils rejoignirent Yoiir et ils mangèrent sans parler. Ils repartirent ensuite toujours vers le Nord.
- Tu sais bien où on va, Linaya ? Demanda Yoiir.
- Bien sûr. Si tu avais lu le livre sur l'Histoire des Nains, tu saurais où les trouver. Par contre, une fois là bas, il faudra les trouver car ils vivent cacher sous terre. Dit Linaya.
- On va devoir creuser, alors ?... Dit Yoiir, avec une expression de fatigue.
- Linaya, le prochain village que nous allons traverser, comment s'appelle-t-il ? Demanda Huizinga.
- Oryté, pourquoi ? Demanda Linaya.
- Je connais quelqu'un là bas, il me doit un service. On pourra avoir des Filiryiis. Dit Huizinga.
- C'est vrai ? Dit Linaya, souriante.
- Trop bien, j'en ai marre de marcher, moi... Dit Yoiir.
Les trois amis reprirent donc leur route avec un peu plus de gaieté.
Orosa se tenait devant une ville dévastée par son armée.
- Cette guerre m'ennuie, si seulement j'avais mes pouvoirs, je ne sera pas obligé de commander cette armée minable.
Il appela alors Arlao.
- Oui, Maître? Dit Arlao.
- As-tu des nouvelles des jumelles ? Demanda Orosa.
- Elles m'ont contacté il y a environ une heure. Les trois Elyas se rapprocheraient du bord de la mer. Les jumelles se rapprochent d'eux mais les dernières informations qu'elles ont eu les retardent par leur inexactitudes. Dit Arlao.
- Dit leur de ne pas perdre du terrain, peu importe le temps, elles finiront par les trouver. Peut-être même que les Elyas seront devenus plus forts. Dit Orosa avec un sourire.
- A vos ordres. Dit Arlao en partant.
- Miloya n'est plus très loin, j'ai annexé la quasi-totalité du territoire des Hommes. Miloya se bientôt retrouvera encerclée et ne pourra compter sur aucune aide. Ils m'ont déjà envoyer leur meilleurs guerriers, personne ne pourra alors me tenir tête ! Dit Orosa.
Orosa retourna dans sa tente. Son épée se trouvait sur le fauteuil au milieu de la tente, un homme tentait de la dérober. Orosa, avec un sourire, regarda l'homme.
- Si tu l'as veut tant, prend là. Dit-il en souriant.
L'homme, terrorisé, prit lentement l'épée. Il s'apprêta à sortir quand l'épée se mit à briller et une tentacule en sortit, transperçant la gorge de l'homme. Orosa s'avança alors vers son épée et la prit dans sa main.
- Comment un simple humain peut-il espérer manipuler Wuzyero ? Cette épée, je l'ai dérobée, il y a presque 5000 ans, au plus puissant démon des profondeurs de Menara. Je ne connais d'ailleurs toujours pas la totalité de son potentiel, alors, toi, misérable, la voler ! Ah ah ah ah !!!! Rit Orosa.
Il s'assit alors sur le fauteuil et lança une boule d'énergie sur l'homme gisant à terre qui se désintégra.
- La tente est de nouveau propre, je déteste la voir souillés de déchets.

Hokra, de son côté, donnait de multiples ordres au chef de guerre pour préparer la plus grande, la plus fortifiée, et la plus imprenable de toute les forteresses connues. Il savait que l'armée d'Orosa approchait. Celui-ci avait déjà rassemblé une armée gigantesque, prête à conquérir Menara en son nom.
- Qu'importe son armée et leur nombre, ils ne pourront jamais prendre cette forteresse ! Dit Hokra, avec un sourire satisfait.

Saymaru, Bervas, Veyala et Jorixa attendait Eonarz devant le château des Luryans. Saymaru s'impatientait tandis qu'Ayaru pataugeait dans sa bulle, l'air ravi. Eonarz sortit du château et vint les voir.
- Notre roi vous attend. Suivez-moi. Dit Eonarz.
Les Elyas, Jorixa et Ayaru pénétrèrent dans le château, guidés par le Luryan. Le château était aussi beau de l'intérieur que de l'extérieur. Les couloirs étaient éclairs d'une douce lumière, les murs étaient recouverts de coraux aux effets multiples. Veyala, en admiration, demanda à Eonarz.
- Comment avez-vous pu construire une telle cité, un tel château ?
- Cela nous a prit de nombreuses années, nous avons voulu faire de cette cité, un lieu sûr, agréable à vivre et où notre race pourrait vivre en paix pour l'éternité.
Les Elyas posèrent de nombreuses questions à Eonarz mais celui-ci se contenta de leur répondre que son roi leur en dira suffisamment pour étancher leur soif de savoir. Ils nagèrent pendant quelques minutes traversant une multitude de couloirs et d'escaliers étranges car ceux-ci étaient plats et il en émanait une chaleur douce et apaisante. Ils finirent par arriver devant une grande porte couverte de symboles inconnus. Eonarz leur fit signe d'entrer. Devant eux, ils virent alors, un Luryan plus grand et plus imposant que tout ceux aperçus jusqu'à présent. Malgré son imposante stature, il paraissait profondément gentil.
- Vous voilà ! Je suis désolé que l'on se rencontre en ses temps délicats ! N'avez-vous besoin de rien, nous, Luryans, sommes à votre entière disposition. La dernière fois que nous avons reçu des visiteurs date d'il y a tellement longtemps qu'il va falloir fêter ça. Dit le roi, avec un grand sourire.
- Mon roi, ne pourrions-nous pas attendre un peu avant cela ? Dit Eonarz.
- Oui, naturellement. Alors, comment allez-vous ? Demanda le roi.
Le groupe d'amis, surpris par le caractère très familier du roi, ne surent que répondre sur l'instant, mais Ayaru répondit à leur place en poussant un grognement joueur.
- Et bien, je prendrais ça pour un oui ! Tu veux jouer ? Il veut jouer, le petit gnougnou ?
- (Il changera jamais... Quel représentant pour notre race...) Pensa Eonarz.
Le groupe d'amis rester bouche bée devant le spectacle qu'offrait le roi des Luryans. Et en effet, cela ne s'arrangea pas, puisque le roi resta à jouer avec Ayaru pendant cinq bonne minutes. Quand il se retourna et qu'il les vit tous en train de le regarder avec stupéfaction et Eonarz, avec sévérité, il s'arrêta et les regarda sérieusement.
- Bon, finit l'amusement. Que se passe-t-il en haut ? Demanda le roi avec une expression ayant changé du tout au tout.
- Une grande guerre a lieu en se moment même. Deux hommes à la puissance phénoménale se disputent la conquête de Menara et ont regroupé deux armées gigantesques. Je voyage avec ces trois Elyas et cet animal, qui est le dernier survivant Oronas, pour les emmener chez mon peuple afin de les entraîner. Ils sont peut-être le dernier espoir de Menara. Dit Jorixa
- Et bien ! C'est encore pire que ce que nous imaginions... Cet animal serait un Oronas alors, et vous trois, de puissants guerriers. Que comptez-vous faire une fois leur entraînement terminé ? Demanda le roi à Jorixa.
- Une fois que leur entraînement sera terminé, nous nous préparerons à affronter les ennemis de Menara et regrouperons le plus grand nombre de personnes possible pour nous y aider. Mon peuple est déjà prêt pour cela, en attendant peut être des alliés. Dit Jorixa.
Le roi se mit alors à faire les cents pas quelques minutes en regardant successivement toutes les personnes présentes dans la pièce.
- Nous aimerions vous aider, mais prendre le risque de faire sortir mon peuple de l'eau pour participer à une guerre dont nos chances de victoire seraient minimes. Cela reste délicat.
- Vous avez peur, au moins ? On aura pas besoin de vous, de toutes façons ! Cria Saymaru avant de quitter la pièce.
- Excusez le... Il est un peu impulsif... Bien sûr, nous comprenons vos réticences. Le risque est bien réel, et nos chances faibles, mais nous n'avons pas le choix. Laissez les choses telle quelles entraînera la fin de toute paix dans Menara, sur terre, comme sous l'eau. Dit Bervas.
- Prenez votre temps pour décider, cela ne nous empêchera pas de devenir ami. Dit Veyala.
Le roi les regarda avec admiration.
- J'avoue que vos arguments sont convaincants. Ce que je vous propose, c'est d'organiser une rencontre avec celui qui commande votre peuple. Dit-il en regardant Jorixa.
- Le message sera passé, nous vous remercions de votre accueil et de votre gentillesse. Dit Jorixa.
- C'est normal. Maintenant, faisons la fête ! Cria le roi.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:15