Les Symboles du Mal "chapitre 19"

Chapitre 19 :
L'aspiration secrète d'Orosa



Après s'être disputé pendant prés d'une heure pour savoir qui commencerait l'entraînement, Saymaru réussit à faire abdiquer Yoiir.
- Vous nous avez fait perdre une heure pour rien ! Vous êtes vraiment des gamins !! Cria Linaya, à bout de nerfs.
- Reste cool, Linaya. Faut pas s'énerver pour si peu. Dit Saymaru en rigolant.
Linaya sauta sur Saymaru et essaya de l'étrangler avec férocité. Huizinga et Yoiir coururent la retenir tandis que Bervas prit Saymaru pour le mettre à l'abri.
- Linaya, partons-nous entraîner, ça te fera du bien. Je sais comment Saymaru peut être insupportable, vaut mieux qu'on aille plus loin un moment. Dit Bervas, avec un sourire.
- Dis donc, elle est folle !! En plus, elle m'a fait perdre du temps ! Allé, à plus, les gars. Je vais m'entraîner ! Dit Saymaru.
- Quel phénomène, quand même, celui-là... Dit Bervas en soufflant.
Saymaru partit en emmenant l'oiseau sur son épaule. Il trouva alors un endroit dénué d'arbres et d'obstacles, il chercha sur l'oiseau l'endroit stratégique sur lequel Linaya lui avait dit d'appuyer. Il le trouva au bout de quelque minutes et appuya dessus. L'oiseau se mit à hurler et s'envola à une vitesse ahurissante. Saymaru arrivait à peine à voir l'oiseau qui laissait derrière lui des traces de fumée.
- Quelle vitesse !! Je vais lutter pour l'attraper... J'y arriverai quand même ! Dit Saymaru, déterminé.
Il se mit alors à suivre l'oiseau. Celui-ci le sema sans difficulté au bout de quelques mètres. Saymaru s'entraîna ainsi pendant une heure sans aucun résultat. Épuisé, il s'arrêta et sortit un long biscuit de l'une de ses poches, l'oiseau s'immobilisa alors et fonça sur Saymaru qui se baissa de peur. Quand Saymaru rouvrit les yeux, l'oiseau était à côté de lui et mangeait son biscuit tranquillement, sans le moindre signe de fatigue.
- T'es vraiment balèze, toi ! J'aimerais bien avoir tes ail.. S'arrêta net Saymaru.
Il venait d'avoir une idée, il se releva et concentra son énergie.
- « Farless » (Les Ailes).
Des ailes se formèrent sur les bras de Saymaru qui reprit l'oiseau et appuya de nouveau sur l'endroit stratégique. L'oiseau démarra de nouveau avec la même vitesse ahurissante, Saymaru courut en agitant ses ailes avec rapidité. Il se rendit alors compte qu'il avait légèrement gagné en vitesse car il réussit à garder l'oiseau en vue pendant prés de trente secondes. Il s'entraîna pendant encore une heure, et il réussit à suivre l'oiseau pendant prés de cinquante secondes. Il était maintenant si épuisé qu'il s'arrêta et en sortant un nouveau biscuit, arrêta l'oiseau. Il le prit sur son épaule et partit rejoindre Bervas et les autres, fier de son premier entraînement.

Au sud de Miloya, Orosa suivi de son armée, détruisait et asservissait plusieurs petits villages.
- Seigneur Orosa, puis-je vous poser une question ? Demanda Arlao, son bras droit.
- Oui, bien sûr. Dit Orosa.
- Une fois que les Hommes asservis, que ferons-nous ? Demanda Arlao.
- Après les Hommes, nous partirons à la recherche de tous les pays cachés de Menara. Je veux tout contrôler, car j'ai besoin d'une très grande armée. Je n'ai que deux de mes symboles, cela est loin, très loin d'être suffisant pour me venger des dieux. J'ai donc besoin de cette armée pour qu'ils combattent les forces. Moi seul, je ne le pourrai. Une fois mes symboles et mon pouvoir retrouvés, je me vengerai et je dominerai le ciel, la terre, la mer. La planète entière ! Dit Orosa.
Arlao vit briller dans ses yeux une expression qui trahissait autre chose, car il le savait, Orosa ne lui disait pas tout. Il ne se contenterait pas de cela. Ses ambitions devaient être beaucoup plus cruelles que cela.
- Merci de m'avoir répondu mon seigneur, je vous suivrai jusqu'à la mort ! Dit Arlao, avec un regard dénué d'expression.
- Suis-moi et tu seras récompensé. Ta fidélité et ta force feront de toi l'un des premiers à jouir de mon pouvoir. Dit Orosa.
Arlao quitta alors Orosa, le laissant seul parler à voix basse.
- Tout se déroule comme prévu, bientôt je n'aurai plus besoin de ces vermines dans mon armée. Une fois mes pouvoirs retrouvés et les dieux vaincus, je créerai ma propre armée et ouvrirai le passage céleste. Ainsi, je pourrai réaliser mon principal objectif. Le contrôle total des douze mondes !!! Dit Orosa, avec un rire démoniaque.
Orosa dévoilait ses vraies intentions, qu'étaient ses douze mondes ? Jusqu'où irait Orosa dans sa quête de pouvoir ?

A Miloya, Hokra, assis sur son trône, attendait la venue de son espion chargé de l'informer de l'avancement de la mission de Jefryo.
- Que fait-il ? Il sait pourtant ce qui se passe lorsque l'on me fait attendre ! J'ai hâte. Une fois que j'aurai la confirmation de la mort d'Orosa, je pourrai passer à la vitesse supérieure. Le temps de contrôler Menara dans sa totalité est venu.
Hokra resta assis et attendit encore durant environ deux heures. Son impatience se lisait de plus en plus sur son visage, si bien qu'il congédia avec mépris l'homme venu lui apporter son repas. Les rideaux dorés aux motifs royaux s'agitèrent doucement. Un homme petit et fin bondit de la fenêtre et se posa devant Hokra, le genoux à terre.
- Enfin ! Tu m'as fait attendre, j'espère pour toi que cette attente en valait la peine ! Dit Hokra, avec une voix supérieure.
L'homme osait à peine lever les yeux sur Hokra, il prit une grande inspiration et dit d'une petite voix.
- Mon Roi, malheureusement c'est une mauvaise nouvelle que je dois vous annoncer. De mes propres yeux, j'ai vu les dix Généraux du Ciel mourir les uns après les autres. Le combat était tel que tous furent vaincus. Je n'ai vu le corps de Jefryo nul part. J'ai, d'ailleurs toujours, douté de lui, mon Roi,. Cela ne m'étonnerai pas qu'il nous ait trahis pour rejoindre cet Orosa. Dit l'homme.
Le visage d'Hokra prit une teinte rouge effrayante. Il s'avança alors vers l'homme, tendit le bras vers son cou et le leva avec facilité.
- J'ai sûrement plus confiance en Jefryo qu'en un mécréant comme toi. C'est impossible qu'ils aient été battus comme ça. Orosa ne peut pas être aussi fort ! Je vais devoir changer mes plans, je dois préparer les défenses de Miloya. Dit Hokra, avec inquiétude et fureur.
Il resserra son étreinte sur le cou de l'espion en même temps qu'il parlait. L'espion implorait Hokra mais celui-ci, absorbé par ses pensées, resserra toujours plus son étreinte jusqu'à ce que le bruit de son cou brisé le fasse réagir. Il relâcha alors le corps inerte.
- Je t'avais bien dit que je n'accepterai qu'une bonne nouvelle, enfin... Il faut que j'aille le voir, la situation a prit une tournure inattendue, j'ai besoin de plus de pouvoir. Dit Hokra.

Bervas qui s'entraînait avec Linaya vit Saymaru revenir avec l'oiseau sur son épaule et un sourire ravi.
- N'abîme pas trop mon petit Bervas, Linaya ! Dit Saymaru.
- Comment ça s'est passé ? Demanda Linaya, calmée depuis sa dernière rencontre avec Saymaru.
- C'est un secret, mais sans me vanter, d'ici quelques jours, je l'attraperai, moi, hein ? Dit Saymaru en regardant l'oiseau.
- Toujours le même... Mais bon on te changera plus, le plus important est d'améliorer notre vitesse pour l'instant. Dit Bervas.
- Saymaru, c'est au tour de Yoiir. Tu t'entraînera avec moi pendant ce temps là. Bervas, tu iras avec Huizinga. Nous connaître tous parfaitement au combat est important pour notre travail d'équipe lors des batailles à venir. Dit Linaya.
- Pas de problème, mais je te ferai pas de cadeaux parce que t'es une fille... Espérons que tu te bats aussi bien que les femmes Elyas. D'ailleurs, je me demandais pourquoi vous avez ces croix sur le visage ? Demanda Saymaru, le regard empli de curiosité.
- Ah, et bien en fait, personne ne le sait.. Ce que tu demandes est le plus grand mystère de notre race depuis la création de Menara. Quand nous naissons, nous n'en n'avons pas, elles poussent petit à petit et ne cessent jamais de grandir, si bien que les croix peuvent recouvrir presque entièrement le visage d'un vieil homme. Dit Linaya, avec sérieux.
- De toutes façon, vous êtes bizarres. Dit Saymaru en partant chercher à manger dans l'un des sacs.
- Il me demande quelque chose pour ensuite m'envoyer bouler comme ça ! Grrr !! Dit Linaya qui, une nouvelle fois, voulut se jeter sur Saymaru.
Saymaru, un grand morceau de pain à la main, se dirigea vers Yoiir avec l'oiseau. Ce dernier ainsi que Huizinga faisaient une pause et saluèrent Saymaru. Yoiir courut vers lui et prit l'oiseau sans s'arrêter, juste en saluant Saymaru au passage. Huizinga souffla et suivit Saymaru pour rejoindre Linaya et Bervas. L'entraînement des cinq jeunes guerriers battait son plein, ne sachant pas quelle importance il aurait pour l'avenir de Menara.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:07

Les Symboles du Mal "chapitre 20"

Chapitre 20 :
Les pleurs de la bête


Voici deux jours que les cinq jeunes guerriers s'entraînaient. Leur absence commençait à s'ébruiter dans la base rebelle et Guuryo fut le premier à vraiment s'en inquiéter. Il envoya deux guerriers les chercher partout dans la base. La nuit était tombée, les cinq jeunes guerriers partirent se coucher mais Saymaru resta s'entraîner encore un peu seul. Il dit bonne nuit à ses amis et s'apprêta à s'entraîner sur un gros rocher qu'il voulait fendre en deux grâce à ses techniques. Il s'entraîna pendant quelques minutes quand il entendit un bruit lointain. D'abord, il ne s'en soucia pas mais après l'avoir entendu plusieurs fois, il s'arrêta et tendit l'oreille. Le bruit s'intensifia alors d'un coup, devenant maintenant parfaitement clair. Saymaru entendait les pleurs d'un animal. Avant qu'il ne se demande ce que cela signifiait, une douleur intense vint se loger dans son crâne, lui faisant perdre connaissance. Il resta étendu sur le sol pendant quelques secondes avant de se réveiller. Ses yeux avaient reprit cette étrange couleur vert sombre mais cette fois-ci, ses yeux brillait avec plus d'intensité que les fois précédentes. Saymaru parla alors avec une voix profonde et grave.
- Comment ?? Comment cela est-il possible ? Je les croyais tous morts, j'ai vu de mes propres yeux cet Orosa les massacrer jusqu'au dernier. L'heure de mon réveille approche, rien ne doit nuire à mes plans, je dois l'éliminer ! Ce pouvoir... il ne revient qu'à moi, moi seul. Dit l'étrange voix.
Saymaru parcourut le terrain d'entraînement puis traversa les murs débouchant vers la sortie comme si de rien n'était. Deux ailes vertes sombres gigantesques poussèrent sur ses bras et il s'envola vers le Nord.

Jorixa veillait tandis que Veyala dormait. Il aperçut alors le fil vert sombre s'agiter dans la main de Veyala. Il la réveilla alors et lui montra sa main. Veyala, enthousiaste, se leva et s'habilla rapidement pendant que Jorixa l'attendait dehors. Une fois prête, elle le rejoignit et tout deux partirent à la poursuite de Saymaru.

Le jour se leva à Menara. Bervas, Linaya, Yoiir et Huizinga se réveillèrent tranquillement sans se douter de se qui s'était produit dans la nuit. Bervas sortit de la petite cabane où il avait passé la nuit.
- Aujourd'hui, je m'entraîne avec Saymaru, il avait l'air content de ses entraînements avec l'oiseau. On va voir comment il a progressé.
Bervas décida d'aller réveiller son ami. Il tapa à la porte de sa cabane, personne ne répondit. Il tapa deux autres fois, toujours rien.
- Saymaru !! Réveille-toi ! Cria Bervas.
Toujours rien, Bervas, entre inquiétude et colère, défonça la porte. Il vit le lit vide de Saymaru, fait, comme si personne n'avait dormi dedans. Il alla voir ses trois amis et tous cherchèrent Saymaru dans le terrain d'entraînement, Yoiir dit alors.
- Il est peut-être repartit dans la base.
- Non, c'est impossible. J'ai scellé la porte pour pas qu'on puisse y entrer ni en sortir. Pour qu'on ne nous dérange pas dans notre entraînement. Dit Linaya.
Bervas paraissait vraiment inquiet, Linaya tenta de le rassurer.
- Il faut que je le retrouve, il est peut-être infernal des fois, mais il ne me reste plus que lui. Si j'ai encore un but aujourd'hui, c'est celui de venger nos familles, notre village avec lui. Sans lui... Il faut que je le retrouve ! C'est mon ami ! Dit Bervas, en pleurant.
- Bervas, je comprends. Mais il reviendra, tu dois rester ici, tu es en sécurité. Dehors Orosa et Hokra sont partout. Tu pourrais te faire tuer n'importe quand ! Dit Linaya.
- Linaya a raison, il vaut mieux rester. Ton ami reviendra. Dit Huizinga.
- N'importe quoi ! Je suis d'accord avec toi, Bervas. Il faut qu'on le retrouve. Dit Yoiir énervé.
- Merci Yoiir, mais il faut que j'y aille seul. On a besoin de vous ici, beaucoup plus que de moi. Je suis désolé de vous lâcher, j'espère que vous comprendrez. Il se peut qu'on ne se revoit jamais, merci pour tout. Vous avez été vraiment gentils avec nous, je vais tout faire pour le ramener. J'espère que ce ne sera pas un adieu définitif, au revoir, les amis.
- Attends, Bervas ! Je vais te montrer comment sortir de la base, mais c'est un secret qu'il ne faudra dire à personne. Je préférerais que tu restes mais je ne peux pas t'en empêcher. Sort derrière le gros arbre là-bas, il y a une trappe qui mène hors de la base. Dit Linaya.
- Merci. Bonne chance à vous. Dit Bervas.
- Toi aussi. Tu en auras besoin. Dit Linaya.
Bervas partit par la trappe et atterrit dehors. Le paysage était calme, il n'y avait pas un bruit. Bervas se demanda par où Saymaru était passé.
- Quel crétin celui-là ! Pourquoi il est parti, j'espère qu'il ne compte rien faire de stupide.
Bervas avança vers le Nord. Peut-être que Saymaru était aussi passé par le Nord, le chemin le plus simple et le plus praticable. Il marcha pendant prés de vingt minutes quand il entendit un bruit. Il se cacha derrière un buisson et observa les alentours. Il entendit alors deux personnes parler. L'une des voix l'interpella, une voix de jeune fille qui ressemblait étrangement à la voix de Veyala. Il se leva alors légèrement et il aperçut alors Veyala ! En vie ! Elle était accompagnée d'une homme étrange, avec un grand manteau le recouvrant entièrement. Il se leva alors d'un bond et cria.
- Veyala !
Veyala reconnut tout de suite la voix de Bervas. Elle se retourna violement et éclata de joie en le voyant.
- Bervas ! Tu es en vie ! Comment t'en es-tu sorti ? Tu vas tout me raconter ! Mais avant, laisse-moi te présenter quelqu'un, Jorixa. C'est un représentant de la race des Homme-rats, il m'a sauvée d'Orosa.
- Merci de l'avoir sauvée et d'avoir pris soin d'elle. Inutile de me présenter, Veyala a dû vous parler de moi. Dit Bervas à Jorixa.
- Oui, et cette rencontre est d'ailleurs une chance incroyable. Nous sommes à votre recherche depuis plusieurs jours. J'ai enseigné une technique à Veyala lui permettant de pister Saymaru ! Nous nous lançons à sa poursuite d'ailleurs. Dit Jorixa.
- Vous savez où est Saymaru ? Nous étions ensemble hier, mais il s'est enfui dans la nuit. Personne ne sait pourquoi. Je me lançais moi aussi à sa poursuite. Quelle chance ! Veyala, je suis vraiment heureux que tu ailles bien, Saymaru sera fou quand on le retrouvera ! Dit Bervas, avec un grand sourire.
- Il est toujours aussi bête, ce crétin, ça va barder quand je vais le retrouver. On est sur la bonne voie, on t'a déjà retrouvé, toi, nous serons bientôt tout les trois réunis. Je vais tout te raconter, ce qui s'est passé depuis qu'on a été séparés. Dit Veyala.
Elle lui raconta ce qu'Orosa lui avait fait, comment Jorixa l'avait sauvée, son entraînement et la poursuite pour retrouver Saymaru. Bervas lui conta également tout le chemin parcouru avec Saymaru.
-Tu es devenue très forte, alors ? Tu pourrais peut être même me battre... On commençait seulement à s'entraîner avec Saymaru, nous ne sommes pas de taille pour nous opposer à Orosa. Il faut qu'on trouve un moyen pour devenir plus forts. Avec toi et Saymaru, plus nos alliés rebelles de la base, on aura une chance de le battre. Il faut le retrouver et vite car Orosa va envahir tout Menara si ça continue, peut être même Hokra et ce ne sera pas mieux. Dit Bervas.
- Il s'est passé tant de choses, Menara est sur le point de sombrer... Je n'ai survécu que pour vous retrouver et venger nos familles de ce monstre. Mais maintenant, nous devons aussi tuer Orosa pour sauver Menara ! Dit Veyala.
- Et c'est pour cela que je suis là, je dois vous ramener chez moi, vous faire rencontrer mon maître qui fera de vous de puissants guerriers. Votre potentiel est énorme et nous aurons besoin de vous. Accepterez-vous de venir chez moi une fois votre ami retrouvé ? Demanda Jorixa à Bervas.
- Je vous suivrai, et je convaincrai Saymaru. Il nous faut devenir plus puissants, nous n'avons pas le choix ! Dit Bervas.
- Merci. Maintenant concentrons-nous sur Saymaru, il faut vite le retrouver. Dit Jorixa.
- Allons-y ! Dit Veyala avec détermination.
Dans le ciel, au-dessus du territoire des Hommes, volait Saymaru. Il avait déjà parcouru une bonne distance et entendait de plus en plus forts les pleurs de l'animal. À leur rythme, le visage de Saymaru se creusait d'une rage grandissante.
- A ce rythme, j'y serai dans deux jours, maudit sois-tu, Myora ! J'en suis réduit à ça ! Dépourvu de presque la totalité de mon pouvoir ! Je vole si lentement... Une fois que je serai débarrassé de lui, plus rien ne généra mes plans futurs ! J'obtiendrai le pouvoir ultime ! Myora mort, je n'ai plus qu'à attendre. Je te garderai en vie jusque là, Saymaru ! Ah ah ah ah !!! Rit la voix mystérieuse.
Une autre voix, plus faible et lointaine répondit.
- (Je ne te laisserai pas faire, je ne te laisserai tuer personne). Dit la voix faible de Saymaru.
La voix mystérieuse dit sèchement à Saymaru.
- Tais-toi, tu retrouveras ton corps quand j'en aurai fini ! Soit honoré de m'avoir en toi !
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:08

Les Symboles du Mal "chapitre 21"

Chapitre 21 :
Elyas



Linaya, Yoiir et Huizinga qui faisaient une pause, discutèrent du départ de leurs amis Elyas.
- J'espère qu'il va le retrouver et qu'ils vont vite revenir. Dit Yoiir.
- Je l'espère aussi... Ils sont forts, ils réussiront à s'en sortir j'en suis sûre ! Et nous, on va continuer de s'entraîner, il faut nous préparer à protéger la base, en attendant leur retour ! Dit Linaya.
- Linaya a raison, ils sont forts, ils reviendront sains et saufs. Dit Huizinga.
Tous trois secouèrent la tête en signe d'approbation. Un instant de calme s'installa quand tout à coup, Yoiir se jeta sur Huizinga et s'amusa à l'énerver.
- Lâche-moi ! Dit Huizinga.
- Nan, pas tant que tu n'auras pas rigoler. Je vais bien réussir à te dérider un jour. Dit Yoiir.
- Ça fait deux ans qu'on se connaît tout les trois, et jamais Huizinga n'a rigolé ni esquissé le moindre sourire et Yoiir insiste. Ah la la...Les garçons ! Guuryo doit commencer à nous chercher partout, on a encore trois jours pour s'entraîner. J'espère qu'il ne nous retrouvera pas d'ici là. Le terrain d'entrée à la résistance à été interdit d'accès, il ne cherchera ici qu'en dernier recours. Dit Linaya.
Les trois guerriers rebelles continuèrent leur entraînement en pensant a ce que l'avenir pouvait bien leur réserver.

Guuryo marchait d'un pas rapide dans les couloirs de la base.
- Où est-ce qu'ils sont passés ? Ils auraient pu trouver un autre moment pour se cacher, j'ai besoin d'eux pour organiser les défenses de notre unité. Ils ne se trouvent pas dans la partie Nord, ni Est. Je vais faire chercher mes hommes dans la partie Ouest. Après ça, il ne restera plus que la Sud, mais ça m'étonnerait qu'ils se soient cachés au terrain d'admission. Il a été interdit d'accès pour toute la base. Ah... vraiment... Bon, en attendant je vais m'occuper des préparatifs tout seul. Dit Guuryo en soufflant.

Bervas, Veyala et Jorixa avaient établi un petit campement de fortune pour la nuit et s'apprêtaient à repartir. Jorixa dit aux deux Elyas d'attendre.
- Pourquoi devons-nous attendre ? Il ne faut pas perdre de temps ! Dit Veyala.
- Hier, pendant que vous dormiez, je suis allé visiter les environs. Je suis alors tombé sur une ferme qui loue des Filiryiis. Je nous en ai loué pour une semaine. Cela nous aidera à retrouver votre ami plus rapidement. Ils arriveront dans une heure environ. Dit Jorixa.
- Super ! Dirent Bervas et Veyala d'une même voix.
- Au fait, tu es déjà montée sur un Filiryii ? Demanda Bervas à Veyala.
- Bien sûr, pourquoi ? Tu n'en as jamais monté, toi ? Il n'y a rien de plus simple. Dit Veyala.
- Si, bien sûr. Dit Bervas, avec un timide sourire, en se rappelant l'épisode des Filiryiis avec Saymaru.
En attendant, ils discutèrent une nouvelle fois de leur périple et des événements qui troublaient Menara.
- Les voilà ! Dit Veyala avec un grand sourire.
Trois Filiryiis encore plus grands que ceux que Bervas et Saymaru avaient monté arrivèrent.
- L'intelligence de ces créatures est vraiment impressionnante, ils n'ont nullement besoin d'être conduit. Ils peuvent se diriger partout dans Menara sans carte. Notre pays en aurait bien besoin. Dit Jorixa, émerveillé.
Veyala monta avec grâce et facilité sur son Filiryii, Jorixa fit un bond impressionnant et retomba pile sur le sien, mais Bervas, lui, s'y reprit à trois fois pour monter sur le sien. Veyala ne put s'empêcher de rire à ses dépends.
- La dernière fois que j'en ai monté, ils étaient beaucoup plus petits. Dit Bervas en exagérant les faits.
- Oui bien sûr... Dit Veyala tout en se retournant pour exploser de rire.
Les trois amis partirent sur leurs Filiryiis à vive allure.

Saymaru, quant à lui, volait toujours mais dut s'arrêter pour se reposer.
- Je suis même obligé de me reposer après seulement une journée... Mes pouvoirs se sont vraiment affaiblis. Je m'en doutais mais je n'ai pas le choix, je dois utiliser ce corps pour l'instant, pour enrayer cette menace. Dit la voix mystérieuse.
Saymaru s'endormit alors, ne se doutant pas que ses amis étaient partis à sa rescousse.

Bervas, Veyala et Jorixa galopaient toujours sur le dos de leurs Filiryiis quand ils entendirent un cri non loin de là. Et en effet, une personne était à genoux sur le sol prés des corps d'une trentaine de guerriers. Jorixa avança devant les deux Elyas et leur dit d'attendre.
- Je vais voir ce qui se passe, attendez-moi.
Jorixa avança en direction de la personne à genoux et lui demanda ce qui s'était passé. La personne se retourna alors, c'était un Elya, les yeux en pleurs. Il dit à Jorixa de s'en aller loin de lui.
- Qu'est-il arrivé avec ses guerriers ? Demanda Jorixa.
- Ce sont des guerriers d'Orosa, ils m'ont attaqué et j'ai donc du me défendre, je les ai tous tués... Dit L'homme en pleurs.
- Vous avez tué ces trente guerriers tout seul ?? Demanda Jorixa avec stupeur.
- Je n'ai fait que me défendre... Ma force, je ne peux la contrôler, aidez-moi... S'il vous plait... Dit l'Elya toujours en pleurs.
- Comment pouvons-nous vous aider ? Nous sommes à la poursuite de quelqu'un et la seule proposition que je puisse vous faire c'est vous prendre avec nous et vous déposer au premier village. Dit Jorixa.
- Merci, mais pourrais-je vous suivre dans votre poursuite ? Je suis seul depuis trop longtemps... Pourrais-je savoir votre nom à vous et à vos amis ? Je m'appelle Geryo ! Demanda l'Elya.
Jorixa dit à Bervas et Veyala de venir et fit les présentations. Dès que l'Elya vit Bervas et Veyala, son visage changea radicalement et son regard devint sombre et haineux.
- Merci, misérable rongeur ! Tu m'as servi les Elyas sur un plateau ! Maintenant, écarte-toi ! Dit L'Elya avec fureur.
Jorixa n'eut pas le temps de réagir lorsque Geryo lui donna un puissant coup de pied qui l'éjecta au loin. Il courut alors en direction de Bervas et Veyala mais fut stoppé par Jorixa qui s'était relevé rapidement et avait bondit jusqu'à lui.
- Tu n'en as pas fini avec moi ! Dit Jorixa avec autorité.
- Tu es coriace, le rongeur ! Tu n'as pas apprécié la comédie dont tu as été victime ? Ah ah ah !!!! Dit Geryo.
Les deux adversaires se firent face. Jorixa dit à Bervas et Veyala de rester en arrière. Les deux Elyas refusèrent mais Jorixa leur redit avec autorité.
- J'ai été chargé de vous protéger et de vous conduire a mon maître, et c'est ce que je ferai. Vous n'avez qu'à avancer. Je vous ai laissé une carte, au cas où je ne pourrais vous rejoindre. Elle vous mènera a mon maître.
- Non... Dit Veyala.
- Ne t'inquiète pas, ça ira, Veyala. Il s'en sortira. Dit Bervas.
Les deux Elyas s'en allèrent sous le sourire de Jorixa. Geryo cria et essaya de les rattraper mais Jorixa le bloqua en bondissant sur lui et en lui griffant violement le dos avec ses pattes. Geryo vit alors les deux Elyas disparaître de sa vue.
- Tu vas payer ça ! Dit Geryo avec colère.
Geryo mit ses deux mains en avant et une dizaine de lames sortirent de ses paumes. Les lames tournèrent sur elles-mêmes, dirigées par Geryo. Il les lança avec force sur Jorixa qui parvint à toutes les éviter en bondissant, et en bougeant avec une rapidité animale.
- Je vois, tu es rapide. La façon dont tu t'es relevé tout à l'heure... Je vais devoir allez plus vite alors ! Dit Geryo.
Les lames tournoyèrent alors avec une rapidité époustouflante. Jorixa évita les premières mais deux d'entre elles réussirent à le toucher et lui entaillèrent les cuisses. Il recula avec force en arrière.
- Comment fais-tu pour utiliser de telles techniques sans utiliser d'énergie ? Demanda Jorixa.
- Tu ne peux comprendre... Cette puissante qui m'a été donnée est différente. Le prix à payer est que je suis désormais un esclave. J'ai pour mission de tuer tous les Elyas survivants dans Menara. Dit Geryo.
- Nos ennemis augmentent de jour en jour, Maître... J'espère que la confiance que vous portez en l'avenir n'est pas qu'illusion.. Dit Jorixa.
Quelques semaines auparavant, Jorixa discutait avec son maître, un vieux rat à la barbe si longue qu'elle ondulait le long du sol sur plusieurs mètres.
- Jorixa, Menara va être plongé dans une guerre qui dépasse toute imagination. Des êtres à la puissance infinie vont se battre pour sa conquête. Je prépare déjà les défenses de notre île mais nous aurons besoin de l'aide de guerriers assez puissants pour rivaliser avec ces êtres. Je vais te donner une mission très dangereuse, la plus dangereuse qu'un Homme-rat n'aie jamais eu. L'avenir de Menara repose sur cette mission. Tu dois retrouver trois Elyas et me les amener. Ces trois Elyas possèdent une puissance extraordinaire, et il faudra à tout prix que je leur apprenne à l'utiliser le plus rapidement possible. J'ai confiance en toi, et en eux. Vous êtes la solution pacifique à cette future guerre. Je compte sur toi, mon ami ! Dit le vieux rat.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:09

Les Symboles du Mal "chapitre 22"

Chapitre 22 :
La voix mystérieuse



Bervas et Veyala avançaient à vive allure sans se retourner. Veyala, en larmes, voulait repartir aider son ami.
- Veyala ! Je comprends ce que tu ressens mais si tu y retournes, tu gâcheras tout ce en quoi il croit ! Ne t'inquiète pas, il s'en sortira, j'en suis sûr. Dit Bervas.
- Je sais... mais pendant tout ce temps, il s'est occupé de moi. C'est comme si je perdais un autre membre de ma famille.
- Au fait ! Tu as essayer ta nouvelle technique pour savoir si tes parents sont encore en vie ? Demanda Bervas.
- Pas encore. Je dois d'abord retrouver Saymaru. J'aimerais le faire mais c'est la moindre des choses de commencer par le souhait de Jorixa. Dit Veyala.
- Tu as changé... Je ne dis pas que tu étais sans c½ur bien sûr, mais... Tu as mûri, Veyala. On retrouvera Saymaru rapidement et, tous ensemble, on ira voir le maître de Jorixa ! Dit Bervas.
- On peut s'arrêter ici. Geryo ne pourra pas nous retrouver et nous pourrons attendre Jorixa. Dit Veyala.
- Ok, on restera là jusqu'à ce qu'il revienne, en espérant qu'il revienne... Dit Bervas.
- Il reviendra dans tout les cas. Jorixa m'a dit qu'une fois mort, les Homme-rats se réincarnent immédiatement en petit rats. Mais je suis sûre qu'il reviendra en vie ! Dit Veyala.

Jorixa et Geryo étaient tous deux en piteux état, vidés de presque toute leur énergie.
- Tu es plutôt bon... Même avec ce pouvoir... Je n'arrive pas à te battre... Dit Geryo, épuisé.
- Toi aussi, tu es fort. Je ne sais pas comment tu as eu ce pouvoir mais celui qui te la donné doit être très dangereux. Dit Jorixa, toujours aussi calme malgré son état.
- Tu ne le sauras jamais !! Dit Geryo, en sortant deux crochets de ses avant-bras.
- Il parvient encore à faire ça malgré son état... Je n'ai plus le choix dans ce cas ! Dit Jorixa.
Jorixa concentra toute son énergie sous le regard surpris de Geryo.
- Tu utilises bêtement tes dernières forces, tu vas me faciliter la tâche ! Dit Geryo.
L'Elya armé de ses deux crochets fonça sur Jorixa. Il enchaîna avec rapidité plusieurs coups que Jorixa n'essaya même pas d'éviter. Les lames des crochets se heurtèrent à une sorte de barrière d'énergie.
Jorixa sortit alors son arc de son dos et prononça.
- « Golja Lyeurya » (Les Flèches Infinies).
Une pluie de centaines de flèches acérées fondit sur Geryo qui réussit à les éviter de justesse en se reculant rapidement. Il se mit alors à sourire quand, cette fois, prés de mille flèches s'abattirent sur lui.
- Comment peut-il en lancer autant ? Dit Geryo, inquiet.
L'Elya parvint à en éviter un grand nombre mais fut tout de même touché. Le corps recouvert de flèches, Geryo continuait quand même d'attaquer et avança sur Jorixa. Il fut arrêté net par, cette fois-ci, prés de dix milles flèches !
- C'est impossible... comment fait-il... Non !!!!!!! Dit Geryo, transpercé par les milliers de flèches.
Jorixa stoppa alors la pluie de flèches et s'avança vers le corps sans vie de Geryo.
- Je les protègerai jusqu'à ma mort, je suis désolé... Dit Jorixa, prenant le corps de Geryo afin de l'enterrer.
Une fois terminé, il alla rejoindre Bervas et Veyala.

Les deux Elyas, quand ils le virent approcher, explosèrent de joie. Veyala descendit de son Filiryii et sauta dans les bras de Jorixa. Celui-ci, surpris, paraissait mal à l'aise mais remercia Veyala pour son accueil.
- Nous avons déjà perdu assez de temps, il faut continuer notre route. Dit Jorixa.
- Ça va aller ? Ne devrions-nous pas nous reposer ? Dit Bervas.
- Non, ça va aller, merci. Mon état est sans importance pour l'instant. Veyala, nous te suivons. Dit Jorixa.
Les trois compagnons poursuivirent donc leur route. Ils ne se doutaient pas de l'importance du voyage et de ce qu'ils trouveraient.

Saymaru, après s'être reposé, était reparti en volant. Les pleurs de l'animal étaient maintenant devenus très clairs. Il allait bientôt arriver.

Plusieurs heures s'écoulèrent. Saymaru d'un côté, Bervas, Veyala et Jorixa de l'autre avançaient à vive allure.
Les trois compagnons avaient reprit du chemin sur Saymaru qui volait moins vite que ne galopaient les Filiryiis.

Saymaru arriva enfin à destination, l'entrée de l'ancien village Oronas. Le vent y était toujours aussi violent que quand Yuirza était venu.
- Me revoilà donc de retour dans ce misérable village. Le vent n'a pas changé d'ailleurs. Sans mon corps, cela va me prendre du temps pour le traverser... Dit la voix mystérieuse.
Saymaru avançait et une voix lointaine et faible lui demanda.
- Pourquoi vouloir tuer cet animal ? Et comment connais-tu ce village ?
- Tu refais surface, toi. Je t'ai pourtant dit de te taire, tu es inutile pour l'instant ! Tu n'es pas assez digne pour que je te révèle tout, alors va-t'en ! Dit la voix avec colère.
La voix faible de Saymaru disparut alors laissant de nouveau le contrôle à cette voix mystérieuse. Il avança donc avec peine vers les pleurs de l'animal. Une heure se passa avant qu'il n'arrive devant la petite chambre de taille normale encore intacte. Arborant un grand sourire, il entra et vit un petit animal de dos au pelage bleu vif qui pleurait.
- Tu va mourir ! Maudite bestiole ! Dit la voix mystérieuse avec haine et mépris.
Il avança alors vers la bête et sortit les deux épées de Saymaru. Ces deux épées prirent une couleur verte comme celle de ses yeux. Il les brandit et s'apprêta à tuer l'animal recroquevillé quand ses épées s'arrêtèrent.
- Quoi ? Toi ? Tu crois pouvoir m'arrêter ! Dit la voix mystérieuse à la faible voix de Saymaru.
La voix de Saymaru augmenta d'intensité jusqu'à reprendre son intonation normale.
- Je ne te laisserai pas le tuer !! Cria Saymaru.
Les deux voix luttèrent avec force. La manifestation de cette lutte était telle que les bras de Saymaru avançaient et reculaient en effleurant la bête recroquevillée.
- Tu ne m'arrêteras pa... Arrrgg !!!!!! S'arrêta net la voix mystérieuse.
Saymaru s'était planté lui-même ses épées dans les cuisses et la voix s'étaigna alors doucement.
- Tu me le paieras....
Saymaru retrouva alors ses esprits et se retrouva devant le petit animal apeuré.
- J'ai réussi ! J'ai réussi à l'arrêter ! Dit Saymaru avec un grand sourire.
Il s'avança vers la bête et le caressa doucement.
- Qui es-tu toi ? T'inquiète pas, je suis là maintenant. Ce gars-là ne t'embêtera plus, je te le promet. Dit Saymaru avec un sourire.
La bête se redressa alors doucement, sentant que l'aura malsaine de la voix mystérieuse avait disparu. Il regarda alors Saymaru avec curiosité et lui lécha le visage à plusieurs reprises.
- Tu baves ! C'est horrible !! Ça pue en plus ! Rigola Saymaru.
- Baves, horrible ! Dit l'animal, tout content.
- T'arrives déjà à parler !! Et notre langue en plus !! Dit Saymaru, très surpris.
L'animal répéta quelques mots que disait Saymaru. Celui-ci sortit un biscuit d'une de ses poches et le donna à l'animal qui l'avala d'un trait.
- T'as faim dis donc ! T'as de la chance, il m'en reste encore plein, cette voix ne devait pas aimer ça... En tout cas, sers-toi. Dit Saymaru.
L'animal prit les biscuit et les engloutit tous rapidement. Saymaru le regarda avec amusement et se dit.
- Tu es tout seul, alors ? Je n'ai vu personne dans ce village ? Si tu veux, tu peux venir avec moi ? Ce sera pas de tout repos, mais tu seras mieux qu'ici, non ? Dit Saymaru.
L'animal le regarda avec amusement et lui lécha de nouveau le visage à plusieurs reprises.
- Je prend ça pour un oui ! Il te faut un nom alors ! Euh qu'est-ce que tu dirais de Ayaru. Dit Saymaru.
Saymaru prit Ayaru dans ses bras et sortit de la chambre, n'ayant pas réfléchi au vent qui soufflait dehors. Saymaru, aussitôt sortit, fut violemment emporté par le vent avec Ayaru. Tout deux furent emmenés jusqu'à l'entrée du village en quelque secondes. Ayaru s'amusait de la situation et hurlait dans les oreilles de Saymaru qui, lui ,était en pleine panique. Il se retrouvèrent alors à terre à l'entrée du village.
- Ouf ! Bon, au moins, on a gagné du temps... Dit Saymaru, un peu émoussé.
Il essaya de poser Ayaru qui, à sa grande surprise, marcha immédiatement.
- T'es vraiment précoce, toi !
Les deux nouveaux amis prirent donc la route sans savoir comment ils rentreraient à la base des rebelles.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:10

Les Symboles du Mal "chapitre 23"

Chapitre 23:
La poursuite continue



Orosa, pendant ce temps, continuait d'attaquer tous les village autour de Miloya.
- Seigneur, pourquoi n'attaquons-nous pas Miloya tout de suite ? Demanda Arlao.
- Miloya est en train de regrouper une armée gigantesque. Il nous faut d'abord détruire et asservir tout les villages Hommes, ainsi, notre armée sera assez conséquente pour lutter, et personne ne pourra venir les aider. Dit Orosa.
- Et les Nains ? S'ils venaient aider les Hommes ? Demanda Arlao.
- Les Nains vivent sous terre depuis des centaines d'années. Ils ne sont même pas au courant ce qui est en train de se dérouler dans Menara. Je pensais que tu savais cela. Dit Orosa.
- Oui, je le savais, mais j'envisage toute les possibilités. Dit Arlao.
Le visage d'Orosa changea et il dit avec autorité à Arlao.
- Ce n'est pas à toi d'envisager quoi que ce soit. Je suis le seul à décider. Continue de me servir comme tu l'as toujours fait et tu auras la récompense que tu mérites. D'ailleurs, les Elyas dont je t'ai parlé, ont réussi à survivre à ma première épreuve, il est temps d'envoyer les jumelles. S'ils survivent encore, cela vaudra le coup de les avoir laisser en vie. Allé, va les prévenir ! Ordonna Orosa à Arlao.
- Tout de suite, mon seigneur. Dit Arlao en s'inclinant.
- Parfait, Menara sera bientôt entièrement sous mon contrôle ! Dit Orosa avec un sourire démoniaque.

Hokra traversait le pont vers le temple Razikra afin de parler a son mystérieux dieu.
- Votre grandeur, puis-je vous parler ? C'est important.
- Parle, mais j'espère pour toi que c'est réellement important pour me déranger de la sorte sans que je t'appelle. Dit la voix grave du dieu.
- Mes plans concernant Orosa ont échoué. Il n'y a pas d'autre moyen de le battre, il est trop fort ! Je suis venu vous demander plus de pouvoir encore. Dit Hokra en implorant.
- Quoi ??? Orosa est toujours en vie ? Je t'ai fait confiance et tu veux plus de pouvoir encore ! Sais-tu quelle chance tu as d'avoir reçu une telle puissance de ma part ! Tu n'auras rien d'autre ! Cette puissance est au moins égale à celle d'Orosa. Ce sera donc à toi de le tuer avec les pouvoirs que je t'ai donné. Et cette fois-ci, tu as tout intérêt à ne pas faillir, sinon je te tuerai avant même qu'Orosa le fasse.
- Oui, excusez moi votre grandeur, je ferai tout ce que vous voulez. Je tuerai cet Orosa pour vous et je continuerai à propager votre culte au monde entier. Dit Hokra en s'inclinant.
Hokra quitta le temple, furieux et inquiet à la fois.
- Il ne doit pas être si fort que ça après tout, cet Orosa... Jefryo et ses hommes ont du être pris par surprise. Je lui donnerai beaucoup plus de mal. Je suis le grand Hokra, je ne vais sûrement pas me laisser intimider par lui !

Jorixa, Veyala et Bervas, sur leurs Filiryiis, avançaient vers Saymaru. Le fil vert sombre de Veyala grossissait à mesure qu'ils s'approchaient de son possesseur.
- Nous le rattrapons ! Dit Veyala avec un grand sourire.
Bervas et Jorixa acquiescèrent eux aussi avec un sourire, et tous se mirent à galoper plus rapidement encore avec l'espoir de retrouver leur ami sain et sauf.

Saymaru et Ayaru marchaient depuis presque une heure. Ayaru était fatigué et affamé.
- Je sais, il faut qu'on trouve à manger, mon ventre est en feu ! Dit Saymaru en se plaignant.
L'estomac d'Ayaru gronda dans un bruit assourdissant.
- Dis donc! C'est encore pire que moi ! Il faut vraiment trouver de la nourriture... Dit Saymaru.
Il trouvèrent non loin de là une grosse bête chassant des petits gibiers. Saymaru regarda Ayaru et lui fit un clin d'½il.
- Je vais t'apprendre à chasser, regarde l'artiste.
Saymaru s'approcha lentement et discrètement, il se trouvait maintenant à quelques mètres de la bête. Il s'apprêta à lui sauter dessus quand il heurta un gros caillou et se retrouva la tête sur le sol. Le visage rempli de terre, il vit Ayaru qui se moquait de lui en émettant de petits grognements.
- Ah ah... C'est juste un manque de chance, je l'aurai la prochaine fois. Dit Saymaru.
Saymaru retrouva la bête quelques minutes plus tard et le rata de nouveau.
- Grrr !! Je l'aurai cette foutue bête. Dit Saymaru.
Il prit, cette fois-ci, plus de temps pour retrouver la bête. Une fois retrouvée derrière un rocher brisé, il faillit de nouveau la rater quand elle s'immobilisa. Ayaru se trouvait prés d'elle, sa gueule mordant une des pattes de la bête. Saymaru, d'abord étonné, prit ensuite une de ses épées et tua la bête d'un coup net. Les deux amis trouvèrent un endroit où se reposer et faire cuire leur trophée de chasse, à l'intérieur d'une fissure de montagne. Ils mangèrent avec voracité leur repas.
- Heureusement qu'il y a des montagnes partout ici. Tu t'es bien débrouillé, Ayaru ! Mais, la prochaine fois, reste en arrière, tu es petit encore. Ça peut être dangereux. Dit Saymaru en souriant à Ayaru et en lui caressant le crâne.
Ayaru, satisfait, lécha Saymaru qui grommela avant de se relever pour reprendre leur route. Ils avancèrent pendant quelque minutes jusqu'à une étendue d'eau. Le paysage environnant y était presque enchanteur, une cascade tombait avec grâce sur l'eau, les éclaboussure balayant le visage des deux amis. Tous deux étaient émerveillés devant ce spectacle.
- On se fait une baignade ? Dit Saymaru déjà en train d'enlever ses vêtements.
Ayaru ne se fit pas prier et sauta dans l'eau avec bonheur. Le petit Oronas semblait dans son élément et nageait avec une grâce impressionnante pour son âge. Saymaru se jeta de façon plus brutale et éclaboussa Ayaru qui eut les poils du crâne plaqués sur ses yeux. Saymaru et Ayaru continuèrent à s'amuser pendant un petit moment. Leur baignade terminée, Saymaru se rhabilla et remplie sa gourde d'eau, il appela Ayaru et tout deux repartirent.
- Alors, on va passer par le Sud, je pense. La base est au Sud, et à en juger par le temps qu'il fait, nous devons être au Nord. Dit Saymaru.
Ayaru sauta sur lui-même et saisit un des bras de Saymaru dans sa gueule pour le forcer à démarrer.
- Attends !! Sois pas trop pressé non plus. Dit Saymaru.
Les deux amis partirent en rigolant et grognant.

Jorixa, Bervas et Veyala galopaient de plus en plus vite à mesure qu'ils voyaient le fil vert sombre grossir. Veyala s'arrêta alors brusquement et dit aux autres de se cacher avec elle.
- Qu'est-ce qui te prends ? Tu as vu quelque chose ? Demanda Bervas.
- Regardez devant, il y a un Homme. Je le reconnais, il fait partit des troupes d'Orosa... Dit Veyala, soucieuse.
- Ses troupes sont déjà là, il avance plus vite que prévu... Dit Jorixa, inquiet.
- Nous n'avons pas le temps. Il est seul, on va passer quand même, non ? Dit Bervas.
- J'y vais en éclaireur. S'il y a un problème, fuyez ! Il faut que vous restiez en vie. Dit Jorixa.
L'Homme-rat avança alors vers l'homme seul, et celui-ci se retourna sur lui.
- Que fais-tu là, toi ? Les troupes du seigneur Orosa seront là dans quelques heures. Personne n'est accepté ici sous peine d'être emprisonné. Dit L'Homme.
Veyala ayant entendu la conversation sortit brusquement de sa cachette avec un de ses fils étrangleurs. Elle attrapa l'homme par la gorge et l'amena vers elle.
- Orosa compte-t-il aussi annexer le territoire des Hommes ?
- Ah ah !! Non seulement il va l'annexer mais c'est tout Menara ensuite qui le sera... Dit L'Homme dans un rire étranglé.
Veyala concentra son énergie sur son fil et l'Homme perdit connaissance.
- Inutile de le tuer, nous ne sommes pas des meurtriers. Dit Veyala.
- Tu as parfaitement raison, il faut éviter cela le plus possible lorsqu'on a le choix. Dit Jorixa fier d'elle.
Bervas fit un signe approbateur à Veyala.
Tous remontèrent sur leurs Filiryiis quand ils entendirent un bruit au loin. Les trois amis tendirent l'oreille et entendirent des petits grognements et la voix enjoué de quelqu'un.
- Cette voix... Dit Bervas en tendant un peu plus l'oreille.
Bervas fut coupé alors par le cri tonitruant de Veyala à côté de lui.
- Saymaru !!!!! Il est là !! Bervas, regarde !
- Oui, c'est bien lui !
Saymaru, au loin, reconnu lui aussi ses deux amis et quand il vit Veyala, il bondit et fonça sur eux à toute allure, accompagné par Ayaru qui courait avec lui croyant à un jeu.
Saymaru et Veyala s'étreignirent alors. Il salua Bervas ensuite avec un grand sourire avant de se retourner sur Jorixa.
- Je te présente Jorixa, un ami qui m'a sauvée et qui nous a aidés à te retrouver. Dit Veyala.
Saymaru salua Jorixa en le remerciant d'avoir prit soin de ses amis.
- Maintenant tous réunis, un long voyage nous attends. Dit Jorixa.
Les trois Elyas acquiescèrent et savourèrent ce bonheur retrouvé.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:11