Les Symboles du Mal "chapitre 14"

Chapitre 14 :
Un combat d'Elyas


Bervas avait plaqué Saymaru au sol afin d'éviter une flamme verte. Saymaru se releva et s'apprêta à engueuler Bervas quand il vit sous ses yeux une scène d'horreur. Deux femmes et un homme étaient étendus sur le sol. Au vu de leurs blessures, ils avaient été horriblement massacrés. Saymaru voulut alors courir vers eux mais Bervas le retint.
- Saymaru ! Regarde un peu devant toi ! Dit-il.
En effet, Saymaru n'avait pas fait attention mais un Elya, grand, au regard sinistre, les regardait avec mépris.
- Je dois vous éliminer... Dit-il sans expression.
- Quoi ? Mais tu es Tuiera ? Un des anciens gardes du Roi des Elyas ! Dit Bervas avec stupeur.
- C'est impossible... Pourquoi il nous attaque dans ce cas ? Et jamais un Elya n'aurait pu commettre un tel massacre... Dit Saymaru.
- Regarde ses yeux, il n'est pas dans son état normal. Eh, toi ! Pourquoi tu veux nous éliminer ? Qui t'envoi ? Dit Bervas.
- Je dois vous éliminer. Ceci est la volonté d'Orosa, notre seigneur. Dit Tuiera.
Saymaru et Bervas le regardèrent avec stupeur. Saymaru s'avança et cria à Tuiera.
- T'es malade !! Orosa a détruit notre peuple et exterminé nos villages !! Comment peux-tu le servir ! Sale traître !!!!
L'Elya le regarda avec insignifiance pendant que Bervas retenait son ami qui voulait lui foncer dessus.
- Saymaru, il est très fort ! Tuiera était l'un des Elyas les plus forts de tout l'Alagasia. Si tu fonces sur lui comme ça, tu mourras sans avoir pu rien faire. Dit Bervas.
- Il a raison, tu ferais mieux de rester calme, ça t'évitera de mourir trop rapidement. Dit Tuiera.
Bervas saisit sa masse et se mit en position de combat, Saymaru fit de même et sortit ses épées. Tuiera, sans les regarder, sortit un bouclier pourvu de lames tout autour. Bervas fit un pas en arrière, les yeux écarquillés.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? Demanda Saymaru.
- C'est le bouclier... C'est lui... Dit Bervas, terrifié.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? C'est qu'un bouclier ! Je vais le réduire en poussière, tu vas voir ! Dit Saymaru.
Il se jeta sur Tuiera et joignit ses deux épées qui se heurtèrent au bouclier. Intact, le bouclier repoussa Saymaru avec violence plusieurs mètres plus loin. Bervas courut vers Saymaru et se placa devant, stoppant ainsi Tuiera, qui voulait le finir, en lui donnant un coup de masse qui le propulsa au loin.
- Saymaru, je m'en occupe, s'il te plait. Je me suis trompé, ce n'est pas Tuiera ! Celui qu'on a devant nous, c'est mon père !! Dit Bervas.
- Hein ! Ton père, Barçea, mais c'est impossible ! Tu l'aurais reconnu, non ? Dit Saymaru.
- Il nous a abandonnés, ma mère et moi. Je ne l'ai pas vu depuis huit ans. Ce ne peut être que lui, c'est son bouclier. Et comme tu le sais, aucun Elya ne peut contrôler l'arme d'un autre Elya. Je dois m'en occuper... Dit Bervas.
- Ok, je suis désolé que tu aies à l'affronter, mais toi seul peux le combattre. Dit Saymaru en se reculant.
- « Marlessa Kor » Dit Bervas.
Bervas courut vers Barçea et avec sa masse, lui donna trois coups surpuissants. Malgré cela, Barçea résista et cria.
- « Woxer Kerala » (Mur de lame).
Le bouclier de Barçea se transforma et se recouvrit de lames épaisses. Bervas enchaîna alors plusieurs autres coups mais ceux-ci ne firent que rebondir désormais.
- Ca va être dur... Jamais je n'aurais cru avoir à affronter mon père un jour... On m'a toujours dit qu'il était fort. Je vais devoir tout donner. Dit Bervas.
Bervas se rua vers Barçea et tout deux se livrèrent à des enchaînements violents. Barçea avait l'avantage, il semblait beaucoup plus fort au corps à corps. Il blessa Bervas aux jambes et au coude ce qui le fit reculer.
- J'arriverai pas à le battre comme ça, il est trop fort, j'ai pas le choix. « Marlessa Uya » (La Masse d'Eau). Dit Bervas.
Sa masse devint bleue, et il fit plusieurs combinaisons rapides qui eurent pour effet de créer des sphères d'eau.
- Ca va me faire consommer toute mon énergie mais il n'y a que comme ça que je pourrais le battre. « Blar Uya Kore » (Sphères d'Eau Argentés). Dit Bervas.
Les sphères durcirent sans pour autant changer de couleur et il exécuta avec rapidité une série de mouvements pour les diriger. Elles fusèrent avec rapidité sur Barçea. Il en évita trois qui éclatèrent comme de l'eau sur un rocher. Barçea le regarda en souriant.
- Tu peux juste me lancer de l'eau ? Ca va être rapide.
Il plaça alors son bouclier en face de lui, Bervas se mit à sourire et exécuta, de nouveau, plusieurs mouvements. Les sphères se dirigèrent vers Barçea qui pensait les stopper facilement. Dans un bruit sourd, le bouclier de Barçea vola à plusieurs mètres. Celui-ci était stupéfait.
- Et oui, je peux changer à volonté la structure de mes sphères, elles peuvent passer de l'eau à l'argent quand je le décide. Je peux même les décomposer en plusieurs petites sphères plus rapides... Dit Bervas qui s'accroupit de fatigue.
- Tu es très fort, je comprends pourquoi le seigneur Orosa s'intéresse à vous. Il m'a demandé de vous tester et pour cela je dois tout faire pour vous tuer. Orosa verra alors si vous en valez la peine, je vais passer à l'action... Dit Barçea, l'expression creuse.
- « Kerala Elyora » (La Lame Elya).
Le bras de Barçea se changea en une lame verte et transparente. Il se concentra alors et avec une vitesse décuplée, chargea Bervas et lui enfonça la lame en plein dans l'épaule. Bervas saignait maintenant abondamment, Saymaru sursauta et courut vers lui.
- Laisse-moi faire ça seul s'il te plait. Je ne sais pas pourquoi il est devenu comme ça et pourquoi il est avec Orosa. Tout ce que je sais, c'est qu'il faut qu'on l'arrête ici, si on veut se débarrasser d'Orosa, il faut d'abord qu'on se débarrasse de ses alliés. Dit Bervas.
- D'accord, mais n'en fait pas trop. S'il le faut vraiment, je viendrai t'aider. Dit Saymaru.
- Merci... Dit Bervas.
Saymaru aida Bervas à se relever avant de retourner au loin. Barçea, qui avait attendu que Bervas se relève, se rua de nouveau sur lui. Bervas évita de justesse ses attaques trop rapides pour lui. Barçea lui fit deux autres entailles, à la jambe droite et au ventre. Bervas était au sol à la merci de Barçea quand celui-ci fut stoppé par une substance argentée qui retenait son épée.
- « Kor Fariys » (Argent Liquide).
Bervas se changea en cette substance argenté qui s'englua et immobilisa Barçea. Il matérialisa alors une lame en argent, Barçea rigola et concentra son énergie. Des étincelles d'argent apparurent alors et repoussèrent Bervas. Celui-ci reprit sa forme d'origine.
- Comment est-ce possible ? Dit Bervas, abasourdi.
- Cette technique, c'est moi qui l'ai inventée... Je dois en finir... Dit Barçea
Barçea leva son épée, et chargea. Saymaru, voyant que Bervas ne pourrait pas éviter cette attaque, se rua sur lui. Il l'emmena en roulant sur le sol pour éviter l'épée de Barçea, et regarda alors leur adversaire.
- Pourquoi tu trahis ton peuple !! Et ton propre fils ! Pourquoi !!! Cria Saymaru.
- Le seigneur Orosa veut que je fasse tout pour vous tuer, il veut vous tester, je ne fais qu'exécuter ses ordres... Dit Barçea.
- Désolé Bervas, mais je vais devoir l'arrêter ! Repose-toi, t'as plus d'énergie du tout. Dit Saymaru.
Saymaru, pris d'une envie meurtrière insoutenable, se rua, ses deux épées en avant sur Barçea. Celui-ci avait récupéré et placé son bouclier devant lui pour se protéger. Saymaru fut donc arrêté facilement, mais ses yeux avaient repris cette mystérieuse couleur sombre et verte. Ses épées prirent alors la même couleur et une énorme puissance fit irruption en lui, il transperça alors le bouclier de Barçea. Celui-ci réussit à éviter une des épées de justesse mais l'autre lui transperça un bras. Il se jeta alors en arrière, et prononça une longue technique.
- « Yuioreagolja » (Mer de Feuilles Infinies).
Plusieurs milliers de feuilles apparurent alors et se regroupèrent, formant une mer imposante et puissante. Saymaru avait reprit ses esprits et fut surpris de voir Barçea, blessé, avec sa mer de feuilles gigantesque. Barçea s'apprêta à lancer la mer sur Saymaru. Celle-ci s'avança avec vitesse et puissance sur lui. Saymaru plaça ses deux épées face à lui et ferma les yeux croyant que c'en était fini.
- Faites une barrière ! Cria quelqu'un.
- « Woxer Horée » ( Mur Enflammé).
Une dizaines de mur de flammes apparurent et brûlèrent la mer de feuilles en quelques secondes. Saymaru, les yeux écarquillés, vit un groupe de plus de dix hommes, des rebelles, avec à leur tête, Guuryo.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 07:00

Les Symboles du Mal "chapitre 15"

Chapitre 15 :
Un combat titanesque


Guuryo ainsi que deux rebelles contournèrent le mur de feuilles en flamme à la poursuite de Barçea mais, quand ils arrivèrent, ils ne trouvèrent personne. Barçea avait eu le temps de fuir. Guuryo retourna vers Saymaru, celui-ci tenait par l'épaule Bervas, vidé de toute énergie. Saymaru s'adressa à Guuryo.
- Pourquoi êtes-vous venus ?
- Nous avons eu vent, par un de nos espions, qu'une personne dangereuse vous recherchait. Bien sûr, nous allions vous laisser vous en charger, mais notre espion nous a dit que celui qui vous recherchait, était un ancien garde royal Elya très puissant. J'ai donc préparé une équipe pour venir en renfort. J'ai pris beaucoup d'hommes car Yoiir, Huizinga et Linaya sont en mission, je n'aurais pris qu'eux sinon. Pourquoi vous recherchait-il ? Demanda Guuryo.
Saymaru regarda Bervas et celui-ci dit à Guuryo.
- C'est mon père... Il a trahit mon peuple et s'est allié avec Orosa, je ne sais pas pourquoi il nous recherchait. Il a juste parlé d'une chose, comme quoi il devait nous tester sur ordre d'Orosa.
- D'accord... L'Orosa dont vous parlez envoie déjà des hommes sur notre territoire, ça va nous faire encore quelque chose à évoquer lors de notre réunion de ce soir. D'ailleurs, il va falloir qu'on y aille pour y être à l'heure. Bervas tiens, c'est une pilule pour te redonner des forces. Ca ne va pas te rebooster vraiment mais ce sera suffisant pour rentrer. Quand nous serons arrivés, vous me suivrez pour raconter vos dernières informations à la réunion. Des mesures importantes vont sans doute être prises. Dit Guuryo.
- Vous allez prendre des mesures aussi radicales juste avec la parole de deux Elyas ? Dit Saymaru.
- On vous croit, et puis nous savons que quelque chose se prépare, Orosa ou pas. Vite allons-y ! Cria Guuryo aux autres rebelles.

Yuirza et Hokra se regardèrent avec sérieux. Hokra paraissait sûr de lui et attendait que Yuirza passe à l'action le premier.
- Pourquoi ne veux-tu pas me laisser passer ? Ce temple ne t'appartient pas. Je veux juste y entrer quelques minutes et ensuite je ressortirai et tu n'entendras plus jamais parler de moi. Dit Yuirza.
- Je ne te laisserai pas entrer dans ce temple, tu ne mettras pas en péril tout ce qui m'a pris des années à construire. Je ne peux pas prendre le risque de te laisser passer. Par contre, je réitère une dernière fois mon offre, si tu t'en va, je ne te ferai rien. Dit Hokra.
Yuirza posa alors l'½uf dans un coin et s'avança vers Hokra. Celui-ci regarda l'objet rond recouvert avec curiosité.
- N'y pense même pas ! Jamais tu n'y toucheras ! Tu n'en es pas digne ! Dit Yuirza avec colère.
- « Karlen Farlessa Yu » (Les Épées Ailées d'Or).
Yuirza s'avança sur Hokra et enchaîna avec une rapidité extraordinaire une centaine de coups d'épées fulgurants. Hokra les bloqua malgré tout sans difficulté et sortit alors son sceptre qu'il brandit, un bouclier noir se forma autour de lui, et l'épée de Yuirza rebondit dessus. Hokra allongea son sceptre qui traversa son bouclier pour frapper avec force Yuirza qui tomba à terre.
- Quelle puissance ! Où a-t-il appris ces techniques, ce bouclier... C'est une des techniques d'Orosa ! Il n'y a qu'une explication, il a récupéré les symboles ! Dit Yuirza.
- Tu viens de trouver mon petit secret. Cela me donne une raison de plus de t'éliminer, tu en sais trop pour rester en vie ! Cependant, tu as l'air de savoir quelque chose sur les symboles. Dit-moi ce que tu sais et en plus de rester en vie, tu seras récompensé. Où sont-ils ? Dit Hokra le regard avide.
- Orosa est déjà sur leur trace, jamais tu n'arriveras à lui prendre... Si tu me demandes ça c'est que tu ne les as pas tous. Combien en as-tu ? Demanda Yuirza.
- Si tu y tiens. Je détiens deux des dix symboles. Je détiens une puissance infinie ! Personne ne peux me battre, d'ailleurs, Orosa ne va pas tarder à perdre ses symboles, mes hommes sont sur ses traces. Ria Hokra.
- Deux symboles... Ca va être dur... Mais j'ai une chance. Je vais passer, je n'ai pas peur des symboles. Mon objectif est d'ailleurs de les détruire. Je comptais m'en occuper après ce que j'ai à faire mais vu que tu es là. Autant que je commence maintenant ! Dit Yuirza.
Les yeux de Yuirza se mirent à briller, son corps commença alors à changer. Sa tête prit la forme d'une tête de loup, il grandit à une vitesse prodigieuse et des pattes musclées remplacèrent ses bras et ses jambes. Les ailes de ses bras grandirent et se changèrent en ailes gigantesques et majestueuses. Hokra avait maintenant devant ses yeux un Oronas comme ceux dessinés sur les livres. Un vrai et gigantesque Oronas. Mais contrairement à un Oronas normal, Yuirza était plus grand et plus gros encore, il avait de multiples entailles sur le corps, et sa fourrure était dépoilée. Yuirza courut à toute vitesse et mit un violent coup de patte à Hokra, ce qui fit vibrer le bouclier noir d'Hokra.
- Voilà donc la puissance des Oronas ! Je vais pouvoir essayer tout mes nouveaux pouvoirs alors. Dit Hokra avec un rire démoniaque.
- « Jomkor » (Sceptre Noir Tranchant).
Le sceptre d'Hokra noircit et se recouvrit d'une longue lame, noire elle aussi. Yuirza se jeta à nouveau sur Hokra, ses ailes brillèrent d'une lumière aveuglante. Il lanca alors une pluie de plumes tranchantes vers adversaire. Celui-ci les repoussa toutes avec dextérité grâce à son sceptre. Yuirza était maintenant face à Hokra et avança sa gueule imposante sur lui. Hokra l'esquiva et avec rapidité entailla le museau de Yuirza avec son sceptre.
- Tu es vraiment fort ! Ah ah ah !! Dit Hokra.
- « Rydæl Kuyt» (Carapace Noire).
Le corps d'Hokra prit une couleur noire, Yuirza, le museau ensanglanté, se rua de nouveau sur Hokra.
- « Loyurfa Gjar » (Les Canines Bleutées).
Deux longues canines tranchantes poussèrent dans sa gueule et se mirent à briller d'une couleur bleue aveuglante. Yuirza, avec force, les planta vers Hokra qui l'esquiva. L'Oronas se heurta alors à l'un des murs du temple qui s'écroula sous la puissance de l'impact. Il se retourna avec rapidité sur Hokra et lui asséna un coup de patte puissant mais celui-ci ne bougea pas d'un millimètre. Son corps noir avait repoussé l'attaque sans encombre. Hokra se saisit alors de son sceptre et attaqua Yuirza, celui-ci mit ses canines en opposition et repoussa l'attaque.
- Il est vraiment puissant... Je ne pensais pas que seulement deux symboles pouvait donner une telle puissance ! Il ne me reste plus que ça à faire. Pensa Yuirza.
- Alors la bête, tu crois toujours pouvoir passer ? Tu ne peux pas me battre, je suis trop puissant pour toi. Mais c'est vrai que tu te débrouilles bien, dommage que je doive te tuer. Dit Hokra en souriant.
- On verra ça ! « Uioyra Ryosa» (Extraction d'Énergie).
Les ailes de Yuirza se rétractèrent et disparurent, ses deux cornes également, une corne dorée lui poussa alors au sommet du crâne. Yuirza concentra son énergie au maximum et ouvrit grand sa gueule, laissant apparaître une boule d'énergie immense. La corne dorée se mit à briller ce qui donna également à la boule d'énergie cette même couleur dorée. Hokra paraissait inquiet, et fit réapparaître le bouclier noir comme autre protection en plus de son armure noire invincible. Yuirza lança la boule d'énergie à grande vitesse sur Hokra qui ne pouvait pas l'éviter vu sa grosseur et sa rapidité. Il resta alors sans bouger et se concentra pour agrandir son bouclier. La boule immense percuta le bouclier d'Hokra dans un fracas assourdissant. Le bouclier résista quelques secondes avant de céder, Hokra était inquiet mais ne bougea toujours pas. La boule d'énergie frappa Hokra avec force et le fit reculer légèrement, Yuirza commençait à faiblir et la boule d'énergie se mit à rétrécir petit à petit, Hokra se mit alors à rire.
- Tu n'as plus d'énergie, n'est-ce pas ! J'avoue que cette attaque était vraiment puissante ! Mais c'est la fin ! Dit Hokra.
- Quelle résistance ! Je ne suis plus jeune... Avec un peu plus d'énergie j'aurai pu l'avoir. Je suis à bout... Je ne peux pas lui laisser l'½uf ! J'ai pas le choix, je dois le ramener au village et espérer qu'il arrive à survivre seul... « Tyuero » (Retour). Dit Yuirza.
L'¼uf se mit alors à léviter et disparu soudainement, Hokra regarda la scène, intrigué.
- Qu'as-tu fait ? Et qu'était-ce que cette chose que tu as fait disparaître et à laquelle tu semble tenir tant ? Demanda Hokra.
Yuirza reprit sa forme humaine.
- Jamais je te dirais quoi que ce soit ! Dit Yuirza, vidé de toutes forces.
- Dommage, ça m'avait l'air intéressant... Dit adieu à ce monde, je vais faire disparaître ta race une bonne fois pour toute ! Dit Hokra.
Hokra brandit son sceptre et enfonça la lame noire dans le ventre de Yuirza qui s'écroula sur le sol, les yeux fermés.
- Maintenant que c'est fait, il suffit d'attendre Jefryo. Je n'ai plus le temps d'aller au temple. Dit Hokra.
Il retourna dans sa chambre, abandonnant l'idée d'aller au temple.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 07:01

Les Symboles du Mal "chapitre 16"

Chapitre 16 :
La puissance d'Orosa


Jefryo et les dix Généraux du Ciel se retrouvèrent en un instant à l'intérieur de la tente d'Orosa. Celui-ci, nullement surpris, leur demanda calmement.
- Pourquoi me suivez-vous depuis tout ce temps ?
- Je pensais que notre poursuite avait été discrète... Mais le principal est de se retrouvés là maintenant, qu'importe la manière. Sur ordre d'Hokra, Roi des Hommes, nous avons pour mission de vous tuer. Dit Jefryo.
- Vraiment ? Et vous n'êtes venus qu'en si petit nombre ? N'est-ce pas imprudent de la part de votre roi ? Dit Orosa ? toujours aussi calme.
- Nous sommes les meilleurs guerriers de tout le territoire des hommes, les dix Généraux du Ciel. Notre puissance est redoutée à travers tout Menara. Et moi, Jefryo, garde personnel du Roi.
- Vous arriverez peut-être à me divertir dans ce cas, je m'ennui assez. La conquête de Menara est assez simple jusque-là. Dit Orosa.
Jefryo cria ses ordres aux dix Généraux qui encerclèrent Orosa, ne lui laissant aucune ouverture. Ils se concentrèrent et commencèrent à produire une barrière épaisse et brumeuse qui encercla Orosa. Jefryo prit son immense hache et découpa avec force l'épaisse barrière.
- Nous l'avons eu !! S'écria l'un des Généraux.
- Non, ça ne sera pas aussi simple que ça. N'oubliez pas qu'il possède deux symboles, sa puissance est donc immense. Dit Jefryo.
- Votre chef a raison, c'est une bonne technique que vous avez effectué, mais il en faudra plus pour m'avoir. Dit Orosa.
Orosa était perché sur son fauteuil et la profonde entaille qu'il avait à l'estomac disparut.
- Je peux modeler mon corps sans utiliser de technique. Le faire passer de l'acier à la matière la plus molle qui soit. Comme ta hache est très puissante, durcir mon corps n'aurait peut être pas suffit. Montrez-moi plus encore ! Dit Orosa, les yeux écarquillés.
Deux des Généraux prirent leur armes, deux arcs longs et fins. Ils se reculèrent et projetèrent une centaine de flèches, toutes enflammées, en quelques secondes. Orosa esquiva et repoussa les flèches avec vivacité, les éteignant même en faisant apparaître de l'eau mauve. Il alla prendre son énorme épée recouverte de bandages et s'avança vers les deux Généraux. Jefryo et les autres se ruèrent sur lui et repoussèrent l'attaque d'Orosa. Malgré cela, trois des généraux furent projetés au sol. La hache de Jefryo avait maintenant un bout de sa lame entaillé.
- Cette épée... Quelle puissance ! Dit Jefryo.
- Réduisons un peu votre nombre maintenant. Dit Orosa.
- « Blaryen » (Sphère d'Or ).
Une sphère dorée et parfaitement ronde se forma sur la paume de la main d'Orosa. Il visa alors les trois Généraux à terre et lança la sphère sur eux. Un des Généraux proche des trois corps à terre eut le réflexe de sortir son arme, un bouclier large et épais. Mais malgré cela, le bouclier fut détruit par la sphère qui acheva ensuite les trois corps, les réduisant en cendres. Jefryo tressaillit en voyant les corps des trois Généraux se désintégrer devant lui.
- Il est beaucoup plus fort que prévu ! Regroupement ! Cria Jefryo aux sept Généraux restant.
- Je vous laisse décider d'une stratégie, ce combat me plaît beaucoup. Dit Orosa.
Jefryo dit alors aux autres d'un ton sérieux.
- Il va falloir tout de suite lancer vos ultimes attaques, je le retiendrai en attendant. On a pas le choix, on doit tout dévoiler maintenant. Il ne pourra pas résister à toutes vos attaques, personne ne le pourrait. Allons-y !
- A vos ordres ! Dirent les Généraux en c½ur.
Les sept généraux préparèrent leurs attaques, et pendant ce temps-là Jefryo s'élança seul face à Orosa.
Orosa, surpris, regarda les sept généraux préparer leurs attaques et Jefryo qui barrait la route.
- Je ne sais pas ce que tes amis comptent faire, mais cela ne servira à rien. On ne peut me tuer ! Dit Orosa.
- Dans ce cas-là, pourquoi avoir besoin d'une armée. Dit Jefryo avec un sourire.
Les yeux d'Orosa se mirent à briller de rage, il regarda alors Jefryo avec rage.
- C'est vrai que seul, malgré ma puissance, je ne pourrais vaincre une armée, mon énergie serait vidée, et je n'ai que deux symboles. Mais une fois mes dix symboles récupérés, je serai invincible, mon armée ne me sert qu'à les récupérer ! En tout cas, ma puissance sera largement suffisante pour vous éliminer toi et tes généraux !
- C'est-ce qu'on verra ! « Noyura dory » (La hache multiple). Dit Jefryo.
Orosa, de rage, frappa avec son épée de toutes ses forces, Jefryo l'évita de justesse et sa hache se démultiplia en deux et frappa Orosa. Celui-ci repoussa les attaques avec son épée, quatre haches apparurent alors et frappèrent plus rapidement encore Orosa, huit haches apparurent ensuite, toutes manipulées par l'esprit de Jefryo. Orosa plié sous les attaques d'une puissance folle de Jefryo, se redressa alors.
- « Larfyojerza » (Sombre frénésie). Prononça Orosa.
Son épée prit une couleur noire, son corps également. Il repoussa avec rage les haches de Jefryo et les réduisit en poussière avec une frénésie furieuse. Ses attaques étaient violentes et démoniaques, rien que l'énergie dégagée par Orosa repoussait toute résistance, il avait gagné en rapidité et en force, tout en étant difficile à cerner par ses attaques frénétiques.
- Quelle puissance !! Dépêchez-vous ! Je tiendrai plus longtemps... Dit Jefryo acculé par les attaques d'Orosa.
- C'est bon ! C'est prêt, reculez vous !! Dit l'un des généraux à Jefryo.
Une avalanche d'attaques puissantes se dirigèrent sur Orosa qui, alarmé, se concentra de toutes ses forces. Des boules d'eau, de terre, des vagues de lames, de feu ainsi que trois faisceaux bleu, jaune et marron s'écrasèrent sur Orosa, une fumée aveuglante brouillait toute vision. La puissance des attaques avait fait éclater le fauteuil, et avait formé de profonds cratères dans le sol. La tente avait été épargnée car protégée par un bouclier puissant de protection déjà placé par Orosa avant l'arrivée de Jefryo et ses hommes. Les généraux, après avoir attendu un moment, commencèrent à crier leur joie. Jefryo, malgré son scepticisme, ne voyait pas comment il aurait pu résister à une telle avalanche d'attaques.
- On a réussi ! On a fini par l'avoi...
Le général ne put finir sa phrase car une tentacule mauve lui avait transpercé la poitrine, le tuant net.
Les six Généraux restants reprirent leurs armes en main et se placèrent devant Jefryo.
- Comment peut-il être encore en vie... Dit Jefryo, terrifié.
- Vous êtes vraiment très forts, je l'avoue, m'avoir poussé jusque-là.. Je ne pensais pas avoir à utiliser cette puissance. Mais, il est temps d'en finir maintenant. Dit Orosa.
Orosa se tenait debout derrière le reste de fumée, son long manteau et sa capuche n'étant plus là. La couleur de sa peau avait changé, elle avait une teinte mauve pâle, des cornes tranchantes avaient poussé sur l'un de ses bras, et sur ses jambes. Ses pied avaient maintenant de grandes griffes et un symbole rouge sanglant recouvrait sa poitrine et son bas-ventre.
- Ce n'est pas le seul changement, « Kyuderzu » (Épée du démon souterrain), réveille-toi ! Dit Orosa.
Les bandages de la grosse épée d'Orosa se déchirèrent et l'épée se recouvrit de tentacules mauves semblables à celle qui avait tué l'un des généraux. Jefryo et les six généraux tressaillirent devant le spectacle terrifiant qui se trouvait devant leurs yeux.
- Je sais ce que vous pensez, mais nous avons une mission, et qu'importe les risques, nous devons la mener à son terme. Allons-y !! Cria Jefryo suivi du même cri des six Généraux restants.
Ils se jetèrent tous sur Orosa et le frappèrent avec courage et hargne, Orosa bloqua les attaques grâce aux tentacules de son épée, et dés qu'une ouverture se présentait, entaillait, avec son bras, la personne la plus proche de lui. Les sept guerriers reculèrent, tous recouverts de coupures et d'entailles qui saignaient, formant une petite marre de sang sur le sol.
- C'est tout ce qu'il vous reste ? J'avais espéré mieux... Dit Orosa.
- C'est pas fini, donnez-moi tout !! Dit Jefryo aux six généraux.
Les six généraux expulsèrent leur énergie en direction de Jefryo qui absorba tout. Orosa regarda la scène, intrigué.
- Comment fais-tu pour récupérer toute cette énergie ? Où as-tu appris une telle technique ? Demanda Orosa intéressé.
- Ce n'est pas une technique, c'est mon armure qui fait cela. Cette armure est une armure maudite, je l'ai prise à un guerrier que j'ai vaincu il y a plusieurs années. Depuis ce jour je n'ai jamais pu la retirer, la seul façon de me l'enlever et de me tuer. Dit Jefryo.
- Dans ce cas, ta malédiction va prendre fin ce soir. « Tentalaryos » (Les tentacules infinies).
Une dizaines de grosses tentacules mauves se dirigèrent sur Jefryo et le frappèrent avec force. Jefryo les esquiva avec rapidité et en découpa une avec sa hache. Il fit jaillir ensuite de son armure plusieurs flèches enflammées qui se plantèrent sur Orosa.
- Cette armure ! Quel puissance elle a ! Tu peux prendre l'énergie de tes compagnons et en plus, elle apprend de leurs techniques, c'est très impressionnant ! Je vais te la prendre, elle mérite ce qu'il y a de mieux. « Kerala Kuyt Jervy » (Les lames noirs perforantes).
Les lames sur le bras d'Orosa prirent une couleur noire et s'allongèrent pour viser Jefryo. Une des lames traversa l'armure de Jefryo et du sang coula par les ouvertures de son armure. Jefryo mit un genoux à terre.
- Mes lames peuvent traverser n'importe quoi, tu es fort mais cette attaque va te tuer. Dit Orosa.
Il enchaîna plusieurs autres coups qui traversèrent eux aussi l'armure de Jefryo. Celui-ci prit sa hache dans un dernier effort et la lança sur Orosa. Surpris par la hache, Orosa ne put l'éviter et la hache lui entailla un bras. Orosa, furieux, déchaîna alors plusieurs autres attaques qui scellèrent définitivement le combat. Jefryo recouvert de sang tomba à terre, les yeux fermés. Orosa, avant de sortir, se tourna vers les six généraux à terre vidés de toute énergie.
- Adieu...
Il tua les six généraux en les perforants avec ses lames noirs en plein c½ur.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:04

Les Symboles du Mal "chapitre 17"

Chapitre 17 :
Une épaule douloureuse



Saymaru et Bervas, de retour à la base des rebelles, étaient en train de se laver et s'habiller. Saymaru parla pour la première fois à Bervas depuis le combat contre son père.
- Bervas, t'inquiète pas. Ton père finira par retrouver la raison. Je sais pas pourquoi il nous a trahit mais il va se rendre compte de qui est vraiment Orosa. J'en suis sûr!
- Je m'en fiche... Il n'est plus mon père depuis longtemps déjà, à partir du moment où il nous a laissés tomber ma mère et moi. D'ailleurs, pourquoi je me soucierais de ce qu'il deviendrait. Ma mère est morte et lui, il a rejoint son assassin. Je le tuerai, je le ferai pour ma mère ! Dit Bervas.
Tout deux finirent de préparer. Les rebelles leur avaient proposé de nouveaux vêtements mais les deux Elyas avaient préféré garder les leurs. Ils avaient, de côté, un double de leurs habits et remirent leurs affaires sales à une des femmes qui s'occupait de l'entretien de la base. Ils tenaient à garder leur habits car ils représentaient le dernier vestige de leurs passé. Ils sortirent de la pièce. Guuryo les attendaient derrière la porte, il leur demanda si comment ils se sentaient et les conduisit jusqu'au lieu de la réunion.
- Guuryo, il se passe vraiment quelque chose de grave, n'est-ce pas ? Dit Bervas.
- Nous n'avons pas beaucoup d'informations, mais le peu que nous savons déjà est terrible. Hokra devra revoir ses projets. Il comptait appauvrir le peuple lentement et tout dominer, mais cet Orosa est en train de tout bouleverser. Hokra va devoir se préparer à une guerre imprévue. Orosa, en plus de ça, a déjà conquis tout le Royaume Elya. Nous avons envoyé des hommes là-bas, après que vous nous ayez annoncé la chute de votre peuple. Ces hommes sont revenus il y a peu avec de terribles nouvelles, Orosa possède une armée gigantesque, bien plus grande que celle que vous avez affronté, et il se dirige vers le territoire des Hommes. Dit Guuryo.
- Nous allons nous battre sur tous les fronts alors ? On pourra pas lutter contre les deux en même temps ! Dit Saymaru.
- C'est justement de cela que nous allons débattre à la réunion. On est arrivé, c'est à vous maintenant. Dit Guuryo.
Les deux Elyas pénétrèrent dans la salle. Trois personnes les attendaient, deux femmes et un homme âgés. Ils les invitèrent à s'asseoir face à eux.
- Vous êtes Saymaru et Bervas. Les Elyas survivants de l'attaque d'Orosa ? Demanda l'une des deux femmes.
- Oui, et nous avons une nouvelle information, Orosa commence à envoyer des guerriers dans le territoire des Hommes. Un Elya très puissant nous a attaqué, cela veut sans doute dire que d'autres ont du s'allier à lui également. Dit Bervas.
Les trois chefs se regardèrent avec sérieux et l'homme dit aux deux Elyas.
- Pourquoi vous avoir attaqués, vous ?
Bervas regarda Saymaru avec fougue pour l'empêcher de dire la vraie raison. Saymaru acquiesça et dit.
- Il voulait sans doute empêcher le recrutement de nouveaux rebelles. S'il tut tout ceux qui veulent entrer dans la résistance alors, la peur s'installera et plus personne n'osera nous rejoindre. Dit Saymaru.
Bervas regarda Saymaru avec stupeur. Il avait trouvé là une parade superbe et se demanda même s'il n'avait pas raison dans le fond.
- Dans ce cas, il va falloir annuler tout les prochains recrutement et prendre des mesures de sécurité beaucoup plus drastiques pour chaque recrutement. Dit une des deux femmes.
Les deux autres acquiescèrent, ils se levèrent et saluèrent les deux Elyas en les remerciant pour leurs informations. Guuryo leur dit en sortant :
- Vous pouvez aller vous reposez. Vous savez déjà tout ce qui va être évoqué pendant la réunion. Quant aux nouvelles mesures de sécurité, elles seront affichées demain un peu partout. Bonne nuit. Dit Guuryo.

Veyala, en sueur, ait le sourire aux lèvres. Jorixa lui dit alors de s'arrêter.
- Tu es prête ! Il est temps de retrouver tes amis. Dit Jorixa.
Veyala se concentra alors au maximum jusqu'à ouvrir une grande fenêtre dans son esprit. Elle se matérialisa à l'intérieur de celle-ci et se mit à la recherche des deux Elyas. Le chemin était sombre et nu, Veyala avait déjà trouvé la trace d'énergie de Saymaru, mais elle semblait lointaine. La jeune Elya dut marcher un long moment avant que celle-ci ne finisse par grandir. Elle marcha pendant trois heures, la trace grandissant de plus en plus. Veyala pouvait presque sentir Saymaru à côté d'elle.
- Ça y est ! Le voilà ! Il dort en plus !! Toujours aussi fainéant celui-là. Dit Veyala.
Elle fit le tour de Saymaru et trouva un petit fil vert sombre qui pendait à son épaule droite. Veyala le prit alors dans ses mains et prononça.
- « Lokeryuinala » (Les Liens Uniques).
Une aura rose pâle se forma autour des ses mains, elle tira alors le fil vert sombre de Saymaru avec force. Veyala courut jusqu'à son point de départ, elle prit cette fois moins de deux heures pour revenir. Une fois arrivée, elle ferma la fenêtre de son esprit tout en gardant dans ses mains le fil vert sombre de Saymaru. Elle se retrouva alors dans la tente, aux côtés de Jorixa qui la regardait avec un grand sourire. Épuisé, elle contempla, entre ses mains, le fil de Saymaru. Elle avait réussi et Jorixa la retint de justesse par son épaule et l'allongea dans un coin de la tente.
- Bravo ! Jamais je n'ai vu quelqu'un réussir cette technique aussi rapidement. Repose-toi bien, demain nous partons pour un long voyage. Dit Jorixa.
Veyala remercia Jorixa et ferma les yeux, épuisée par l'effort fournie.

Saymaru dormait profondément quand son épaule le lança soudainement. Il avait l'impression que l'on tirait dessus avec force. La douleur ne cessa qu'après prés de deux heures, Saymaru se leva et mit une serviette froide sur son épaule. Il attendit ainsi quelques minutes jusqu'à ce que la douleur disparaisse complètement. Une fois son épaule remise, il retourna se coucher en la maudissant.
-Saymaru !! Réveille toi !! Cria Bervas.
- Oui, oui, ça va ! Pas la peine de crier ! Dit Saymaru, de mauvais poil.
- Ça fait une heure que j'essaie de te réveiller. C'est normal que je crie. Tu viens ? On va voir ce qui a était décidé hier. On ira demander une mission après, il faut qu'on s'entraîne, on a plus de temps à perdre ! Dit Bervas.
- T'as mangé quoi ce matin ? Détend-toi un peu, je vais déjeuner moi. Je te rejoindrai quand je serais prêt. Dit Saymaru.
Il entra alors dans une des cuisines de la base et se prépara un copieux petit-déjeuner. Pendant qu'il mangeait avec ardeur un gros croissant, Linaya entra dans la pièce. Elle était déjà prête et voulait emporter des provisions, quand elle se dirigea vers Saymaru.
- Salut, alors ça va ? Il parait que ça était rude votre mission, hier ? Dit Linaya.
- C'est clai... Glurps... Pour notre premiè... Glurps mission, on a été gat.. Glurps.. Dit Saymaru la bouche encore remplie d'un morceau de croissant.
- Tu pourrais attendre d'avoir fini de manger pour parler... T'es répugnant... Enfin, pour la réunion d'hier, vous êtes au courant, toi et Bervas ? Demanda Linaya.
- Nan, Bervas est partit voir, je crois. J'irai après. Répondit-il.
Linaya regarda Saymaru avec désespoir quand celui-ci se gratta les fesses sans gêne devant elle, de plus il était le seul dans la cuisine à être encore en pyjama.
- Pour faire court, nous avons ordre d'arrêter tout recrutement jusqu'à ce que la situation s'arrange. Nos missions vont être restreintes jusqu'à nouvel ordre, la protection de la base et du territoire des Hommes est la priorité. Les missions de sabotage et d'attaque sont toutes annulées. Dit Linaya.
- Mais ! Et si Orosa détruit tout Menara autour de la base ?? Dit Saymaru qui s'était levé d'un bond.
- Je sais, tout le monde pense cela, mais pour sauvegarder la base, qui est le seul vestige d'une résistance face au mal, on doit à tout prix la protéger sinon, plus personne ne pourra lutter ni contre Hokra ni contre Orosa. D'après les trois chefs, Orosa va bientôt attaquer le territoire des Hommes. Une équipe va être envoyée pour essayer de les attirer jusqu'à la base. Nous nous préparons à une guerre sans précédant et si nous la perdons, ce sera peut être la fin de Menara. Dés que tu seras prêt, viens dans la salle d'entraînement. On t'attendra là-bas.
Linaya prit quelques provision et partit, Saymaru l'arrêta.
- Pourquoi tu prends des provisions ? Les missions sont annulées tu m'as dit, non ?
- Yoiir, Huizinga et moi avons l'intention de nous installer dans l'espace de recrutement, on va s'entraîner là-bas pendant une semaine. C'est pour ça que je t' ai demandé de venir. Si tu veux t'entraîner, rejoint nous à la salle d'entraînement. Par contre, c'est un secret, ne le dit à personne. Guuryo serait furieux. Dit Linaya.
- Ok, Je me prépare et j'amène Bervas. A tout à l'heure. Dit Saymaru.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:06

Les Symboles du Mal "chapitre 18"

Chapitre 18 :
Survie et entraînement



Veyala et Jorixa marchaient, Veyala les guidant grâce au fil vert sombre de Saymaru. Car, comme Jorixa lui avait expliqué, une fois le fil tiré, elle avait juste à faire appel à lui pour qu'il apparaisse entre ses mains. Ella n'avait donc plus qu'à suivre ce fil, qui pointait en sortant du creux de sa main montrant le chemin à prendre pour retrouver l'autre extrémité, Saymaru. Il marchèrent de longues heures et finirent par s'arrêter dans un petit village au Nord du territoire des Elyas. Ils eurent la mauvaise surprise de découvrir que les habitants étaient des Ukors. Jorixa comprenant ce que Veyala ressentait devant ce village Elya dorénavant Ukor, lui dit d'attendre plus loin pendant qu'il se chargé des provisions.
- Mais nous n'avons pas d'argent, Maître. Comment comptez-vous payer ? Demanda Veyala.
- Comme je te l'ai dit, tu n'es pas obligé de m'appeler Maître. Nous sommes plutôt deux compagnons d'armes pris dans cette horrible guerre qui se prépare. Je n'ai fait que te guider et t'enseigner une technique, et maintenant, c'est à ton tour de me guider, j'aimerais que tu m'appelles par mon prénom, et moi par le tien. Je me considère comme ton égal. Quant aux provisions, mon maître m'a donné suffisamment d'or pour mon voyage, à tout de suite, Veyala. Dit Jorixa.
- Je vous attends là, Jorixa. Dit fièrement Veyala.
Jorixa marcha droit vers le village. Il mit sa capuche bien sur sa tête pour ne pas qu'on le reconnaisse. Quand il entra dans le village, un Ukor, grand et à la musculature impressionnante lui demanda.
- Pourquoi viens-tu ici ? Tu n'es pas un Ukor, nous n'acceptons personne d'autre. Dit le grand Ukor.
- Je ne suis pas ni un Homme ni un Elya, mais cela n'a pas d'importance. Je viens acheter des provisions, et j'ai de d'argent pour cela. Dit Jorixa en sortant une liasse de billets Meneriens.
Le grand Ukor regarda avec attention la liasse de billets et dit à Jorixa dans un grognement.
- Je peux fermer les yeux sur ce que tu es et te fournir une armure Ukor. Personne ne t'arrêtera si tu porte une de nos armures. Bien sûr tout cela te coûtera cher. Dit l'Ukor en souriant méchamment.
- C'est d'accord, votre prix sera le mien. Dit Jorixa.
L'Ukor marchanda avec Jorixa pendant quelque minutes. Marchander permettait à Jorixa de na pas paraître trop riche, cela aurait pu attiser des convoitises et être dangereux. Ils finirent par se mettre d'accord et l'Ukor alla chercher une armure qu'il déposa aux pieds de Jorixa. L'Homme-rat revêtit l'armure qui était deux fois trop grandes pour lui. Il la cala du mieux qu'il put et marcha à la recherche de provisions. Il observa, surpris, que les Ukors avaient entièrement aménagé le village.
- C'est étrange, les Ukors sont nomades, à l'origine. Pourquoi s'installent-ils ici ? Se demanda Jorixa.
Malgré ses interrogations, il devait vite trouver des provisions pour continuer leur voyage. Il trouva au bout de quelques minutes, une tente miteuse avec une enseigne représentant un gros pain, il entra alors et demanda au vendeur.
- Il me faudrait six gros pains, quatre de ses bouteilles là-bas, quatre kilos de viande séchée et pour finir six tablettes de chocolat.
- Ca fait beaucoup pour un petit gars comme toi, non ? Dit le vendeur avec un ½il suspect.
- Mon voyage est long. Se contenta de répondre Jorixa.
Il acheta également un sac d'apparence moisie pour y glisser ses provisions. Tout le long du chemin de retour pour quitter le village, les Ukors le regardaient avec curiosité, prêts, même pour certains, à lui sauter dessus au moindre mouvement suspect.
- Eh bien ! Heureusement que j'ai cette armure, je ne me suis pas fait avoir au moins. Dit Jorixa en souriant.
L'Ukor ,à l'entrée du village, lui fit un signe de tête amicale en le voyant partir. Il rejoignit Veyala qui l'attendait à une centaine de mètres de là, derrière un arbre.
- Vous avez réussi à tout trouver ? Demanda Veyala.
- Oui, partons vite maintenant, nous devons retrouver tes amis le plus rapidement possible. Dit Jorixa.
Ils reprirent la route en continuant de suivre le fil vert sombre de Saymaru.

Sur le pont du temple Razikra, le corps de Yuirza avait disparu. On distingua alors une lumière bleue ciel, Yuirza était assis le regard livide en train de se soigner. La blessure de son ventre prit prêt d'une heure à se refermer.
- J'ai failli ne pas en réchapper... Heureusement qu'il n'était pas au courant, son ignorance m'a sauvé. Mais il est tout même étrange qu'un Roi ne sache pas que la seule façon de tuer un Oronas est de transpercer la marque d'or sur son front. Enfin... tant mieux, je vais pouvoir poursuivre ma mission finalement, il faut que j'aille rechercher l'½uf. Il faudra que j'attende environ cinq jours avant de retrouver mes forces. Espérons qu'il n'arrive pas malheur à l'½uf d'ici-là. Dit Yuirza.
Il se releva difficilement et s'envola vers un endroit sûr où il pourrait récupérer. Très affaibli, il se cogna plusieurs fois contre des parois rocheuses et évita de justesse le sommet d'une tour. Il trouva enfin une grotte abandonnée, s'y glissa et sans attendre s'allongea et dormit.

Saymaru courait dans les couloirs de la base rebelle en s'agitant, Bervas à ses côtés lui dit de se calmer.
- Saymaru, reste discret. Personne ne doit savoir où on va. Dit Bervas.
- Toujours en train de t'inquiéter, hein ! T'inquiète pas, si on nous suit je te protégerai. Dit Saymaru en se moquant.
Bervas ne répondit rien et avança, Saymaru continuant de l'embêter tout le long du couloir. Ils arrivèrent enfin devant la salle des tests. Ils vérifièrent une dernière fois s'ils étaient suivis et entrèrent.
- Ah !! Vous êtes venus ! Trop bien, on va pouvoir bien s'entraîner. Linaya a tout programmé et je peux vous dire qu'elle rigole pas. Huizinga ! Viens voir, ils sont venus ! Dit Yoiir.
- On va vous faire voir ce qu'on sait faire nous, les Elyas. Linaya ! C'est prêt, tes entraînements ? Cria Saymaru.
Linaya arriva alors en marchant tranquillement. Perché sur son épaule, un petit oiseau au long bec poussait des cris aigus.
- Oui, et tu vas morfler ! J'ai préparé les entraînements les plus durs que j'ai trouvé dans les livres de la salle d'entraînement. Je ne me suis pas arrêtée aux entraînements récents, j'en ai même trouvé des supers anciens et super compliqués. Dit Linaya.
- On commence quand alors ? Dit Saymaru les yeux remplis d'excitation.
Huizinga émergea alors de derrière un arbre et salua Saymaru et Bervas d'un signe de tête.
- Qu'est-ce que tu faisais ? T'es vraiment bizarre, des fois ! Dit Yoiir.
- Linaya, tu veux bien nous expliquer ce qu'est cet oiseau sur ton épaule ? Demanda Bervas.
- Tu es le seul qui aies prêté attention à lui. En même temps c'est pas Yoiir et Saymaru qui l'aurait remarqué et Huizinga se cachait... Enfin... C'est le premier entraînement, il m'a fallu un moment pour l'avoir. Je connais quelqu'un qui en élève, il a fallu vider nos économies. Dit Linaya.
- Quoi ?? C'est pour cet oiseau, l'argent que tu m'as demandé ?!? Dit Yoiir.
- Cet oiseau est rare et il va beaucoup nous servir, et puis, avec la guerre qui se prépare, l'argent n'est plus important. Il faut qu'on devienne forts pour survivre, beaucoup plus forts. Dit Linaya.
Yoiir continuait de bouder et regarder l'oiseau avec énervement, Huizinga lui dit de se calmer et s'adressa à Linaya.
- Explique nous ton entraînement s'il te plait.
Tous se turent, même Yoiir, et s'apprêtèrent à écouter Linaya.
- Alors, cet oiseau est l'être le plus rapide de tout Menara. Même nos plus grands guerriers ne peuvent rivaliser avec lui en terme de vitesse, ce qui explique sa rareté et son prix. J'ai appris que les Gardes Royaux s'entraînent en essayant de l'attraper. Dit Linaya.
- Je croyais que personne pouvait rivaliser avec eux ? Dit Saymaru.
- Le but n'est pas vraiment de l'attraper mais plutôt de réussir à le garder à vue le plus longtemps possible. Il faut pour ça étudier ses mouvements. Avec cet oiseau on gagnera en vitesse. C'est le meilleur de tous les entraînements de rapidité, on a de la chance, vous pouvez me croire. Dit Linaya.
- Génial ! Je vais l'attraper moi, cet oiseau ! Dit Saymaru avec un sourire d'excitation.
- Pendant que, chacun notre tour, nous nous entraînerons avec l'oiseau, que feront les autres ? Demanda Bervas.
- On s'entraînera en se faisant des petits combats entre nous, on ne va pas se reposer. Et nous travaillerons notre physique comme d'habitude mais avec plus d'intensité. Qui veut commencer ? Demanda Linaya.
- Moi !!!! Hurlèrent Saymaru et Yoiir d'une même voix.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:06