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Les Symboles du mal " Chapitre 03 "

Chapitre 3 :
Larmes




Dans la salle royale, Saymaru se réveilla en se tenant le tête. Il vit alors Bervas à côté de lui.
- Bervas ! Ca va ? Réveille-toi bon sang ! Dit Saymaru, paniqué.
Bervas se réveilla péniblement et Saymaru l'aida à se relever. Tout deux se regardèrent, la mine grave.
- Toute la garde royale décimée, le Roi mort, le village en feu. Qu'est-ce qu'y s'est passé ! Qui est cet Orosa ? Et pourquoi est-il si fort ? Dit Bervas, les larmes lui montant aux yeux.
Saymaru se mit lui aussi à pleurer, tout deux se prirent dans les bras. Saymaru se recula alors la mine sérieuse, ce qui était rare et surprenant venant de lui.
- Bervas, allons voir s'il y a des survivants. Je n'ose pas imaginer que nos parents puissent avoir été tués.
- Je l'espère... Mais nous n'avions pas le choix. Le roi était la priorité... Dit Bervas en essuyant les larmes restantes sur son visage.
Saymaru courut alors hors du palais sans dire un mot, Bervas à sa suite. Sortant du palais ils virent le village déserté par la vie. Plus aucun bruit ne retentissait. Seuls, ils étaient les seuls encore en vie à Alagasia, capitale des Elyas. Saymaru ne put s'empêcher de retomber en larmes, Bervas lui prit alors les épaules et lui dit.
- Saymaru, il reste peut être encore des survivants !
Saymaru acquiesça d'un petit signe de tête tout en continuant de pleurer. Ils parcoururent tout le village et ne trouvèrent pas un seul souffle de vie, pas même celui d'un animal.
Tout deux s'agenouillèrent sur le sol, Bervas dit.
- Nos parents, Veyala, nos amis. Tous sont morts...
Saymaru se mit de nouveau à pleurer, ayant l'impression qu'il ne pourrait plus jamais s'arrêter. Ils restèrent comme cela, sur le sol sans trouver la force de se relever.

Pendant ce temps-là, l'armée d'Orosa avançait en direction d'Arlisa traînant derrière eux prés de 500 Elyas attachés par une corde tenue par les hommes d'Orosa. Parmi ces Elyas se trouvait Veyala !
- Pourquoi ?? Pourquoi avoir tuer ? Pourquoi nous avoir fait prisonniers ? Pourquoi ??? Cria Veyala de désespoir.
- Tu veux savoir pourquoi, jeune Elya ? Je vais te le dire si tu le désires. Je vais annexer tout Menara pour mon ambition personnelle, que je garde secrète bien sûr. Si je vous ai fait prisonniers, c'est pour que vous serviez dans mon armée. Certes, elle est grande, mais elle ne contient que des brutes sans cervelle que j'ai prit sous mon contrôle par l'intermédiaire de quelques subordonnés. Tant que le nombre sera largement supérieur, nous l'emporterons. Mais c'est de guerriers puissants dont j'ai besoin pour combattre tout Menara, et vous les Elyas, êtes de bons guerriers qui allez grossir mon armée avantageusement.
- Vous ne pourrez pas détruire tout les peuples Elyas, les autres villages se regrouperont et vous tueront. Dit Veyala, le regard haineux.
- Ah ah ah ah !! Et dire que tu vas m'aider à asservir ton peuple. Je suis pressé de voir ça. Dit Orosa.
- Jamais ! Je préfère mourir que me battre pour vous ! Dit Veyala.
- Tu n'auras malheureusement pas le choix. « Blirokan » (Le Sommeil des Ténèbres).
Veyala s'évanouie alors, avant de se réveiller quelques secondes après, les yeux noirs.
- Je ferai tout ce que vous désirez, mon seigneur. Dit Veyala.
- Parfait. Dit Orosa avec un sourire.

Saymaru et Bervas s'étaient quelque peu remis et s'étaient mis en marche en direction de la sortie du village.
- Mon rêve n'est plus qu'un lointain souvenir, tout ce que j'aime a été détruit. Mon unique but sera désormais de retrouver cet Orosa et de lui faire payer. Dit Saymaru, le regard sévère.
- Et je t'aiderai au mieux. Cela dit, foncer à sa rencontre ne servirait à rien. Il nous tuerait facilement. Nous devons aller chez les Hommes, seuls eux sont assez puissant pour nous aider à le tuer. Dit Bervas.
- Allons-y tout de suite ! Dit Saymaru.
Tous deux partirent alors pour un long voyage, un voyage qui va les amener au peuple des Hommes.

2 jours étaient passés, Orosa et son armée avaient détruit Arlesa, faisant prisonniers encore plus d'Elyas. Son armée augmentait petit à petit, mais en terme de puissance, grâce aux Elyas capturés, son armée était beaucoup plus redoutable. Orosa s'était déjà mit en route pour le prochain village Elya.

Saymaru et Bervas marchèrent sur la route des plaines de l'Alagasia, plaines de plus de cent kilomètres. Il leur restait encore la moitié du chemin à faire pour atteindre la frontière Elya.

Pendant ce temps, dans la tente d'où Orosa était sorti, le même bruit retentit. Cette fois, l'homme qui en sortit était grand, avait la peau bleutée et des ailes sur les bras.
- Orosa, tu vas payer pour ce que tu as fait à notre peuple ! J'ai enfreint toutes les lois Oronas, j'ai même utilisé un sort interdit. Je ne pourrai plus retourner au paradis désormais, je suis condamné à l'enfer. Mais tout ce que j'ai fait, j'en assumerai les conséquences ! Dit l'homme, le regard baissé.
L'homme retourna dans la tente où un vortex était ouvert. Ce même vortex où lui et Orosa étaient passés. Il prononça une formule longue et incompréhensible qui le fit disparaître.
- Voilà, c'est fait ! Dit le mystérieux individu.

Le lendemain Saymaru et Bervas s'arrêtèrent pour la nuit. Ils étaient fatigués mais leur volonté ne cessa de croître à mesure qu'ils approchaient de la frontière.
- Demain, si on garde ce rythme, nous arriverons à la frontière. Il faut d'ailleurs que je t'explique quoi faire, tu n'as jamais été chez les Hommes, mais moi, j'y ai effectué quelques missions. Alors tout d'abord, lorsque nous serons arrivés, quand les gardes demanderont ce que nous comptons faire, tu me laisseras parler et je leur dirais que nous sommes chargés de transmettre un message à Gilda. C'est un de nos alliés chez les Hommes. Et deuxièmement, nous devons nous séparer de nos affaires. Tu peux garder tes armes, mais transporter autre chose serait suspect.
- J'ai les photos de mes parents, et les souvenirs de chez nous à l'intérieur. Je peux pas abandonner mon sac... Dit Saymaru.
- Nous n'avons pas le choix, et c'est pour nos familles et pour notre peuple que nous devons le faire. Allé, posons nos sacs dès cette nuit. Dit Bervas.
Ils prirent leurs sacs et en jetant un dernier regard aux seuls souvenirs qu'il restait de leur vie à Alagasia, les jetèrent loin dans une forêt qui se trouvait à côté d'eux.
- Voilà c'est fait. C'est dur de faire un trait sur toute notre vie... Dit Bervas la voix triste.
- Dormons et ne ronfle pas comme un ours cette fois. Il me faut au moins deux heures pour arriver à m'endormir.
Saymaru en voyant Bervas grogner se mit à rire et se moqua de lui en imitant ses ronflements. Ce fut la première fois qu'ils rirent depuis le jour de la destruction de leur village. Cela leur fit beaucoup de bien car ils allaient en avoir besoin.

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 09:34

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