Chapitre 4 :
La frontière des Hommes
La frontière des Hommes
Orosa et son armée se trouvaient dans le village de Fartoya, la village avait déjà été détruit. Orosa tenait par la gorge le chef du village.
- Certes vous avez réussi à détruire Fartoya, Arlesa et notre capitale, Alagasia, mais le reste des Elyas se sont regroupés. Nous devions même les rejoindre aujourd'hui. Dit le chef de Fartoya.
- Tu penses que je n'avais pas déjà prévu tout cela. Les Elyas vont se regrouper pour faire front mais mon armée est désormais assez puissante pour affronter le reste de ton peuple.
- Même si vous l'emportez, cette bataille réduira vos troupes à néant ! Dit le chef.
- Je le sais bien et c'est pourquoi je n'attaquerai pas ton peuple tout de suite. Je vais d'abord grossir mon armée et cela sans bataille, car comme tu le sais, les Ukors se trouve à quelques kilomètres de Fartoya. Cet itinéraire n'est pas un hasard. Je vais soudoyer les Ukors et en faire mes alliés !!
- Jamais ils ne vous obéiront ! Les Ukors n'obéissent qu'à eux ! Dit le chef.
- Ils ne refuseront pas ce que je compte leur offrir, tu peux en être sûr. Dit Orosa en souriant.
Orosa serra alors plus fort son étreinte autour du cou du chef et, avec une puissance terrifiante, lui brisa les os de la nuque.
Saymaru et Bervas étaient maintenant devant la frontière Elya. Bervas avança vers les gardes Hommes, il discuta un moment avec eux, laissant Saymaru à l'arrière. Celui-ci essayait d'écouter la conversation en avançant discrètement mais Bervas le regarda en lui faisant signe de reculer.
- Pourquoi je suis obligé de rester là, je peux quand même parler normalement sans dire de gaffes ! Grogna Saymaru.
Bervas dit salua les deux Hommes et alla rejoindre Saymaru. Celui-ci boudait.
- C'est bon, on peut passer. Mais pas avant demain, il y a une grande cérémonie aujourd'hui et personne n'a le droit de passer. Dit Bervas.
- Ouais... Dit Saymaru toujours boudeur.
Bervas le regarda, l'air désespéré.
- Pourquoi tu fais la tête ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Demanda Bervas.
- A ton avis, monsieur le chef ! Je peux tenir une conversation, tu sais. En plus, après ce qui nous aie arrivé, je pensais au moins qu'on ferait tout à deux. Dit Saymaru.
Bervas le regarda en souriant.
- Bien, excuse moi. Je te promet qu'on fera tout ensemble et que je ferai plus mon chef ! Dit Bervas en souriant.
- Moque toi ! Ria Saymaru.
- Qu'est-ce qu'on va faire en attendant ? Demanda Saymaru à Bervas.
- Tu va faire voir comment tu sais te battre ! Dit Bervas.
Saymaru sourit, puis tout deux se regardèrent avec sérieux. Ils allèrent plus loin, à l'abri des regards. Ils trouvèrent un coin vaste et tranquille entouré d'arbres grands comme des maisons.
- C'est parfait pour te mettre ta raclée ! Dit Saymaru.
- Voyons cela (ce combat va nous faire un peu oublier ce que nous vivons). Dit Bervas.
Saymaru fonça sur Bervas en lui portant trois rapides coups de pied suivi d'un coup de coude. Bervas para les trois coups de pied et prit le coude de Saymaru à deux mains et le jeta à terre.
- On s'est entraîné pendant trois mois ensemble et tu m'attaques toujours de la même façon. Les deux premières fois, je me suis fait avoir mais maintenant, tu es aussi facile à esquiver qu'un enfant. Dit Bervas.
- On va voir si tu peux esquiver ça. C'est la technique que je gardais secrète pour la cérémonie. « Gyuro Farless » (Les Ailes Destructrices). Dit Saymaru.
Deux ailes gigantesques sortirent du dos de Saymaru. Elle se rejoignirent pour former une lance de prés de deux mètres de long. Bervas resta bouche bée, mais réagit tout de suite.
- « Kor Feriys » (Argent Liquide). Dit Bervas.
Le corps de Bervas se liquéfia. Saymaru, surpris, essaya de l'éviter mais fut vite rattrapé, car sous cette forme la vitesse de Bervas doublait. Bervas rattrapa Saymaru et se plaça entre sous lui. Il l'immobilisa ensuite et en élargissant son corps lui attrapa les deux jambes.
- Tu vois, je t'ai battu facilement parce que tu es trop prévisible. Si tu attaques de front et que ça ne marche pas, tu sors tout de suite une grosse technique. Là, ta technique m'a impressionné mais je savais que tu ne ferais que m'attaquer tête baissée. Dit Bervas.
- C'est normal que tu m'aie eu ! Comment tu veux que je batte un truc liquide qui va vite ? Dit Saymaru énervé.
- Mes techniques sont beaucoup moins puissantes que les tiennes. Par exemple, tu as essayé de fuir ma technique alors qu'il fallait justement l'attaquer. Mon corps est très fragile sous cette forme, cette technique est faite pour tuer un adversaire déjà immobilisé. Et pourtant, je t'ai eu alors que tu étais en pleine possession de tes moyens, et avec une technique très puissante en prime. Dit Bervas.
- Je sais tout ça mais depuis que j'ai commencé à me battre, j'ai toujours en moi une voix qui me dit d'attaquer, de tout détruire. Même en essayant de faire taire cette voix mon corps est poussé à attaquer. Je n'arrive pas à me battre autrement. Dit Saymaru.
- Alors adapte le combat à toi. Par exemple, contre un adversaire comme moi qui mise sur la stratégie, car je ne suis ni très puissant ni très rapide. Contre un adversaire de mon type, tu dois utiliser ta puissance pour prendre le dessus physiquement, tout en esquivant les attaques. Et quand ton adversaire est aculé, car il ne peux plus établir de stratégies à cause des attaques, là, tu utilise tes techniques les plus puissante. Tu dois utiliser une stratégie offensive. C'est comme ça que tu deviendras vraiment puissant. Dit Bervas.
- Il faut donc que j'arrive à être plus stratégique, mais pour ça il va falloir que je lutte contre cette voix intérieure, cette envie d'attaquer et de tuer. Dit Saymaru.
- (Ca explique beaucoup de chose). Pensa Bervas avant de faire comme si de rien était. Et pour finir, il faut que tu doses plus ton énergie. En tant qu'Elya, nous avons déjà moins d'énergie Ryosa ( Ryosa est le nom qui a été donné, il y plusieurs milliers d'années, à cette énergie que chaque personne a et qui permet de produire des techniques et autres sorts...) que les Hommes, et tes techniques, parce qu'elles sont puissantes, utilisent beaucoup d'énergie. C'est pour cela qu'il faut que tu attendes plus avant de les utiliser. Utilise des techniques un peu moins puissantes pour commencer. En tout cas, tout cela est théorique, un combat réel recèle toujours de paramètres inconnus. Mais si on applique ce que je viens de te dire. On détiens déjà les capacités de base pour se battre. Dit Bervas.
- Je vais devoir surtout trouver un moyen de prendre le dessus sur mes pulsions. Et quand j'y arriverai, je deviendrai assez fort pour venger notre village et sauver nos familles ! Dit Saymaru.
- (Il pourrait devenir plus puissant que le légendaire Myora, le plus puissant Elya qui ait existé). Pensa Bervas.
Ils continuèrent à s'entraîner une bonne partie de la journée. Saymaru se défendait mieux mais comme il faisait des mouvements moins impulsifs et plus réfléchis, un mal de tête désagréable lui monta au crâne.
- J'en peux plus !! Pff... Souffla Saymaru.
- (Je me demande vraiment ce que c'est que ce mal de tête et pourquoi il n'arrive pas à être libre de ses mouvements.) Se demanda Bervas. Ok, j'en peux plus moi non plus.
Tout deux allèrent se coucher en attendant le lendemain où ils fouleraient le territoire des Hommes en espérant trouver de l'aide.
Orosa et son armée se trouvaient maintenant dans le territoire des Ukors. Il tua deux Ukors sentinelles avant d'en capturer un.
- Peux-tu me conduire à ton chef ? J'ai une proposition très intéressante à lui faire. Veux-tu m'aider ou me laisser tuer tout ton peuple jusqu'à ce que je finisse par trouver ton chef ? Dit Orosa, avec un regard froid et calme à la fois.
Le guerrier Ukor était tiraillé, ne sachant quoi faire. Soit il amenait Orosa directement à l'endroit où son chef se trouvait, soit il prenait le risque de voir son peuple se faire décimer par cette gigantesque armée. Il prit alors la décision d'accepter la proposition d'Orosa.
- Bonne décision, nous te suivons, allé. Dit Orosa.
Le guerrier Ukor prit des raccourcis afin de ne pas rencontrer d'autres Ukors.
Ils arrivèrent devant une grande tente bâtie vulgairement et entourée d'arbres noirs.
- Mon chef est à l'intérieur, ne vous en faîtes pas. Il n'y a aucun garde, chaque chef se défend seul ! Dit le guerrier Ukor.
- Très honorable de votre part. D'ailleurs, j'irai le voir seul. Dit Orosa.
Il avança vers la tente et y entra, laissant son armée dans l'attente du moindre bruit ou mouvement. Le chef était un Ukor plus grand que les autres portant une armure épaisse et grossière. Contrairement aux autres Ukors, il avait les cheveux longs et possédait une arme, une massue énorme, qu'il serait impossible de porter pour une personne normale. Quelques minutes plus tard, ils sortirent ensemble de la tente. Le chef s'adressa à son guerrier Ukor et lui dit.
- Donne le signal de rassemblement ! Nous allons rejoindre nos nouveaux alliés et avec eux, nous régnerons enfin sur Menara ! Dit le chef.
- A vos ordres, Seigneur Kurxo. Dit le guerrier Ukor.
Le matin arrivé, Saymaru et Bervas se réveillèrent en même temps. Bervas regarda Saymaru en souriant.
- Tu t'es levé tout seul, c'est une performance ! Dit Bervas en riant.
- Grrr ! Laisse-moi émerger au moins ! Grogna Saymaru.
Bervas rigola, ce qui le fit grogner encore plus. Saymaru prit plusieurs minutes pour se préparer. Mais c'est surtout le fait de partir du territoire Elya sans savoir s'ils reviendraient un jour qui le faisait traîner.
- C'est bon, je suis prêt ! Allons-y ! Dit Saymaru décidé
Bervas et Saymaru s'approchèrent des gardes qui les laissèrent passer tout en leur jetant un regard mauvais.
- Pourquoi ils nous regardent comme ça ? Demanda Saymaru.
- Saymaru, ce qu'on va entreprendre va être difficile. Car en général, les Hommes ne nous aiment pas trop et nous devons nous en faire des alliés. Il va falloir prendre sur toi et supporter les regards et les refus que l'on va recevoir.
- C'est pas ce qui va nous arrêter ! Dit Saymaru, la tête haute.