Les Symboles du Mal "chapitre 04"

Chapitre 4 :
La frontière des Hommes




Orosa et son armée se trouvaient dans le village de Fartoya, la village avait déjà été détruit. Orosa tenait par la gorge le chef du village.
- Certes vous avez réussi à détruire Fartoya, Arlesa et notre capitale, Alagasia, mais le reste des Elyas se sont regroupés. Nous devions même les rejoindre aujourd'hui. Dit le chef de Fartoya.
- Tu penses que je n'avais pas déjà prévu tout cela. Les Elyas vont se regrouper pour faire front mais mon armée est désormais assez puissante pour affronter le reste de ton peuple.
- Même si vous l'emportez, cette bataille réduira vos troupes à néant ! Dit le chef.
- Je le sais bien et c'est pourquoi je n'attaquerai pas ton peuple tout de suite. Je vais d'abord grossir mon armée et cela sans bataille, car comme tu le sais, les Ukors se trouve à quelques kilomètres de Fartoya. Cet itinéraire n'est pas un hasard. Je vais soudoyer les Ukors et en faire mes alliés !!
- Jamais ils ne vous obéiront ! Les Ukors n'obéissent qu'à eux ! Dit le chef.
- Ils ne refuseront pas ce que je compte leur offrir, tu peux en être sûr. Dit Orosa en souriant.
Orosa serra alors plus fort son étreinte autour du cou du chef et, avec une puissance terrifiante, lui brisa les os de la nuque.

Saymaru et Bervas étaient maintenant devant la frontière Elya. Bervas avança vers les gardes Hommes, il discuta un moment avec eux, laissant Saymaru à l'arrière. Celui-ci essayait d'écouter la conversation en avançant discrètement mais Bervas le regarda en lui faisant signe de reculer.
- Pourquoi je suis obligé de rester là, je peux quand même parler normalement sans dire de gaffes ! Grogna Saymaru.
Bervas dit salua les deux Hommes et alla rejoindre Saymaru. Celui-ci boudait.
- C'est bon, on peut passer. Mais pas avant demain, il y a une grande cérémonie aujourd'hui et personne n'a le droit de passer. Dit Bervas.
- Ouais... Dit Saymaru toujours boudeur.
Bervas le regarda, l'air désespéré.
- Pourquoi tu fais la tête ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Demanda Bervas.
- A ton avis, monsieur le chef ! Je peux tenir une conversation, tu sais. En plus, après ce qui nous aie arrivé, je pensais au moins qu'on ferait tout à deux. Dit Saymaru.
Bervas le regarda en souriant.
- Bien, excuse moi. Je te promet qu'on fera tout ensemble et que je ferai plus mon chef ! Dit Bervas en souriant.
- Moque toi ! Ria Saymaru.
- Qu'est-ce qu'on va faire en attendant ? Demanda Saymaru à Bervas.
- Tu va faire voir comment tu sais te battre ! Dit Bervas.
Saymaru sourit, puis tout deux se regardèrent avec sérieux. Ils allèrent plus loin, à l'abri des regards. Ils trouvèrent un coin vaste et tranquille entouré d'arbres grands comme des maisons.
- C'est parfait pour te mettre ta raclée ! Dit Saymaru.
- Voyons cela (ce combat va nous faire un peu oublier ce que nous vivons). Dit Bervas.
Saymaru fonça sur Bervas en lui portant trois rapides coups de pied suivi d'un coup de coude. Bervas para les trois coups de pied et prit le coude de Saymaru à deux mains et le jeta à terre.
- On s'est entraîné pendant trois mois ensemble et tu m'attaques toujours de la même façon. Les deux premières fois, je me suis fait avoir mais maintenant, tu es aussi facile à esquiver qu'un enfant. Dit Bervas.
- On va voir si tu peux esquiver ça. C'est la technique que je gardais secrète pour la cérémonie. « Gyuro Farless » (Les Ailes Destructrices). Dit Saymaru.
Deux ailes gigantesques sortirent du dos de Saymaru. Elle se rejoignirent pour former une lance de prés de deux mètres de long. Bervas resta bouche bée, mais réagit tout de suite.
- « Kor Feriys » (Argent Liquide). Dit Bervas.
Le corps de Bervas se liquéfia. Saymaru, surpris, essaya de l'éviter mais fut vite rattrapé, car sous cette forme la vitesse de Bervas doublait. Bervas rattrapa Saymaru et se plaça entre sous lui. Il l'immobilisa ensuite et en élargissant son corps lui attrapa les deux jambes.
- Tu vois, je t'ai battu facilement parce que tu es trop prévisible. Si tu attaques de front et que ça ne marche pas, tu sors tout de suite une grosse technique. Là, ta technique m'a impressionné mais je savais que tu ne ferais que m'attaquer tête baissée. Dit Bervas.
- C'est normal que tu m'aie eu ! Comment tu veux que je batte un truc liquide qui va vite ? Dit Saymaru énervé.
- Mes techniques sont beaucoup moins puissantes que les tiennes. Par exemple, tu as essayé de fuir ma technique alors qu'il fallait justement l'attaquer. Mon corps est très fragile sous cette forme, cette technique est faite pour tuer un adversaire déjà immobilisé. Et pourtant, je t'ai eu alors que tu étais en pleine possession de tes moyens, et avec une technique très puissante en prime. Dit Bervas.
- Je sais tout ça mais depuis que j'ai commencé à me battre, j'ai toujours en moi une voix qui me dit d'attaquer, de tout détruire. Même en essayant de faire taire cette voix mon corps est poussé à attaquer. Je n'arrive pas à me battre autrement. Dit Saymaru.
- Alors adapte le combat à toi. Par exemple, contre un adversaire comme moi qui mise sur la stratégie, car je ne suis ni très puissant ni très rapide. Contre un adversaire de mon type, tu dois utiliser ta puissance pour prendre le dessus physiquement, tout en esquivant les attaques. Et quand ton adversaire est aculé, car il ne peux plus établir de stratégies à cause des attaques, là, tu utilise tes techniques les plus puissante. Tu dois utiliser une stratégie offensive. C'est comme ça que tu deviendras vraiment puissant. Dit Bervas.
- Il faut donc que j'arrive à être plus stratégique, mais pour ça il va falloir que je lutte contre cette voix intérieure, cette envie d'attaquer et de tuer. Dit Saymaru.
- (Ca explique beaucoup de chose). Pensa Bervas avant de faire comme si de rien était. Et pour finir, il faut que tu doses plus ton énergie. En tant qu'Elya, nous avons déjà moins d'énergie Ryosa ( Ryosa est le nom qui a été donné, il y plusieurs milliers d'années, à cette énergie que chaque personne a et qui permet de produire des techniques et autres sorts...) que les Hommes, et tes techniques, parce qu'elles sont puissantes, utilisent beaucoup d'énergie. C'est pour cela qu'il faut que tu attendes plus avant de les utiliser. Utilise des techniques un peu moins puissantes pour commencer. En tout cas, tout cela est théorique, un combat réel recèle toujours de paramètres inconnus. Mais si on applique ce que je viens de te dire. On détiens déjà les capacités de base pour se battre. Dit Bervas.
- Je vais devoir surtout trouver un moyen de prendre le dessus sur mes pulsions. Et quand j'y arriverai, je deviendrai assez fort pour venger notre village et sauver nos familles ! Dit Saymaru.
- (Il pourrait devenir plus puissant que le légendaire Myora, le plus puissant Elya qui ait existé). Pensa Bervas.
Ils continuèrent à s'entraîner une bonne partie de la journée. Saymaru se défendait mieux mais comme il faisait des mouvements moins impulsifs et plus réfléchis, un mal de tête désagréable lui monta au crâne.
- J'en peux plus !! Pff... Souffla Saymaru.
- (Je me demande vraiment ce que c'est que ce mal de tête et pourquoi il n'arrive pas à être libre de ses mouvements.) Se demanda Bervas. Ok, j'en peux plus moi non plus.
Tout deux allèrent se coucher en attendant le lendemain où ils fouleraient le territoire des Hommes en espérant trouver de l'aide.

Orosa et son armée se trouvaient maintenant dans le territoire des Ukors. Il tua deux Ukors sentinelles avant d'en capturer un.
- Peux-tu me conduire à ton chef ? J'ai une proposition très intéressante à lui faire. Veux-tu m'aider ou me laisser tuer tout ton peuple jusqu'à ce que je finisse par trouver ton chef ? Dit Orosa, avec un regard froid et calme à la fois.
Le guerrier Ukor était tiraillé, ne sachant quoi faire. Soit il amenait Orosa directement à l'endroit où son chef se trouvait, soit il prenait le risque de voir son peuple se faire décimer par cette gigantesque armée. Il prit alors la décision d'accepter la proposition d'Orosa.
- Bonne décision, nous te suivons, allé. Dit Orosa.
Le guerrier Ukor prit des raccourcis afin de ne pas rencontrer d'autres Ukors.
Ils arrivèrent devant une grande tente bâtie vulgairement et entourée d'arbres noirs.
- Mon chef est à l'intérieur, ne vous en faîtes pas. Il n'y a aucun garde, chaque chef se défend seul ! Dit le guerrier Ukor.
- Très honorable de votre part. D'ailleurs, j'irai le voir seul. Dit Orosa.
Il avança vers la tente et y entra, laissant son armée dans l'attente du moindre bruit ou mouvement. Le chef était un Ukor plus grand que les autres portant une armure épaisse et grossière. Contrairement aux autres Ukors, il avait les cheveux longs et possédait une arme, une massue énorme, qu'il serait impossible de porter pour une personne normale. Quelques minutes plus tard, ils sortirent ensemble de la tente. Le chef s'adressa à son guerrier Ukor et lui dit.
- Donne le signal de rassemblement ! Nous allons rejoindre nos nouveaux alliés et avec eux, nous régnerons enfin sur Menara ! Dit le chef.
- A vos ordres, Seigneur Kurxo. Dit le guerrier Ukor.

Le matin arrivé, Saymaru et Bervas se réveillèrent en même temps. Bervas regarda Saymaru en souriant.
- Tu t'es levé tout seul, c'est une performance ! Dit Bervas en riant.
- Grrr ! Laisse-moi émerger au moins ! Grogna Saymaru.
Bervas rigola, ce qui le fit grogner encore plus. Saymaru prit plusieurs minutes pour se préparer. Mais c'est surtout le fait de partir du territoire Elya sans savoir s'ils reviendraient un jour qui le faisait traîner.
- C'est bon, je suis prêt ! Allons-y ! Dit Saymaru décidé
Bervas et Saymaru s'approchèrent des gardes qui les laissèrent passer tout en leur jetant un regard mauvais.
- Pourquoi ils nous regardent comme ça ? Demanda Saymaru.
- Saymaru, ce qu'on va entreprendre va être difficile. Car en général, les Hommes ne nous aiment pas trop et nous devons nous en faire des alliés. Il va falloir prendre sur toi et supporter les regards et les refus que l'on va recevoir.
- C'est pas ce qui va nous arrêter ! Dit Saymaru, la tête haute.
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# Posté le samedi 25 octobre 2008 05:28

Les Symboloes du Mal "chapitre 05"

Chapitre 5 :
La mort de Gilda


Bervas était en train de discuter avec Saymaru de l'endroit où ils allaient se rendre pour commencer leur voyage. Bervas sortit une carte de sa veste.
- On va commencer par aller chez Gilda. Il est le seul Homme allié des Elya que je connaisse. Il pourra nous aider à trouver des alliés. Dit Bervas.
- C'est loin ? Parce que j'en ai marre de marcher... Dit Saymaru en soufflant.
- Nan, t'inquiète ! Et on va prendre un Filiryii chacun pour y aller. Dit Bervas.
Les Filiryiis étaient de grands chevaux d'environ trois mètres de haut. Seul quelqu'un d'agile peut en monter un.
- J'en ai jamais monté ! Mon père m'en avait parlé, il me disait que ma mère avait essayé d'en monter un. Essayer je dis bien, parce qu'elle est tombée tellement de fois que même le Filiryii a rigolé ! Dit Saymaru en riant.
Bervas ne put s'empêcher de rire avec lui. Tout deux reprirent leur sérieux après avoir rit quelques secondes encore. Mais on voyait à leur visage que cette histoire leur rappelait que leurs familles avaient été tuées quelques jours plus tôt.
- Ah, les voilà ! Dit Bervas.
- Comment ils ont fait pour venir tout seuls ? Dit Saymaru ahuri.
- T'es vraiment un crétin... Ils viennent pas tout seuls, ils ont pas des dons de médium ! Ce sont les gardes qui me les ont loués. Dit Bervas.
- Ouais, et bien si tu me l'avais dit tout à l'heure, j'aurai pas dit ça ! Dit Saymaru.
- D'accord, allé, montons ! Dit Bervas inquiet.
- Ah !! Tu n'en n'a jamais monté toi non plus. On est inquiet, hein ! Il a peur de tomber, le petit Bervas ! Il veut que son adorable Saymaru l'aide ? Dit Saymaru en se moquant.
- Tu m'énerves ! Si tu trouves un jour une fille, je la plains ! Elle va souffrir ! Dit Bervas énervé.
- Ouais, les filles je m'en fous moi ! Je veux devenir fort et venger notre village et rien d'autre ! Dit Saymaru décidé.
- Pour les filles, ça viendra t'inquiète Dit Bervas avec un sourire.
Les deux amis se chamaillèrent encore un peu avant de prendre leur élan pour monter sur les Filiryiis.
- Ca va, on a réussi ! Dit Bervas.
- C'est confortable !
Ils partirent tout droit. Le chemin qu'ils prirent ne comportait que des lignes droites. Les Filiryiis étant très rapides, ils n'étaient plus qu'à quelques kilomètres du village où Gilda habitait.
- N'oublie pas, Saymaru. Nous ne sommes pas aimés chez les Hommes, alors profil bas ! Dit Bervas.
- Ok, mais je comprends pas ! Comment ils font pour savoir que nous sommes des Elyas ? Demanda Saymaru.
- Tu n'as jamais vu d'Hommes. Normal que tu te demandes cela. Les Hommes sont différents de nous, tu verras. Ils ont la peau plus foncée, et portent tous une marque sur les joues, une croix de chaque côté. Dit Bervas.
- Ah bon ? On n'a qu'à se faire des croix nous aussi, non ? Dit Saymaru.
- Ce serait trop simple, leurs croix sont des extractions de leur peau. Il est impossible de faire cela sur nous.
Saymaru réfléchissait en se prenant bêtement la tête. Bervas le regarda et en s'approchant doucement.
- Tu réfléchis au sens véritable de la vie ?
Saymaru releva la tête.
- Te fous pas de moi ! Je réfléchissait sérieusement en plus ! Dit Saymaru.
Bervas arrêta Saymaru subitement, ils étaient arrivés au village de Gilda.
- On va droit à la maison de Gilda, faut pas qu'on se fasse trop remarquer. Dit Bervas.
Ils avancèrent au milieu du village. Les regards des habitants autour d'eux étaient, pour la plupart, hostiles ou pour certains curieux.
- Dis donc, je pensais pas qu'on étaient haïs à ce point par les Hommes. Dit Saymaru.
- C'est comme ça depuis la guerre, le Roi des Hommes, Hokra, a déclenché cette haine en manipulant des Elyas. Il leur fit faire des choses horribles. Meurtre, kidnapping, vol et j'en passe...
- Pourquoi avoir fait ça ? Demanda Saymaru, la mine grave.
- Par soif de pouvoir. Hokra veut gouverner Menara à lui tout seul. Les Elyas étaient une menace pour lui donc, en déclenchant cette haine, il trouva une raison pour déclarer la guerre. Avant qu'il ne soit sur le trône, les Hommes et les Elyas étaient amis et alliés. A ce jour la plupart des Hommes gardent encore en eux cette haine des Elyas et nous voient comme des monstres. Dit Bervas.
- Pourquoi aucun Elya n'en parle ? On devrait le haïr cet Hokra ? Demanda Saymaru.
- Nous autres Elyas, avons décidé d'accepter cette haine et notre sort pour pouvoir survivre. Si nous nous rebellons, ils nous tueraient tous. Et quelle ironie notre situation actuelle !! Ce n'est pas Hokra qui nous a détruit mais un Homme que personne ne connaît et qui a plus de 4500 ans, et nous sommes en route pour demander de l'aide aux Hommes pour le détruire. Je dois admettre que cela m'est presque insupportable, mais c'est notre seul chance. Je hais plus encore cet Orosa que cet Hokra. Dit Bervas? la voix grave.
- Je me demanderai toujours comment tu sais autant de choses sur tout ! Mais pourquoi ne jamais en parler ? En parler n'aurait aucun effet? Demanda Saymaru.
- Je lis beaucoup tout simplement, contrairement a toi. Et il y a une raison simple pour laquelle plus personnes ne parle de cela aux jeunes Elyas. Si on leur racontait, ils voudraient se rebeller et cela mettrait en péril l'équilibre que nous avons prit longtemps à instaurer. Dit Bervas.
Bervas et Saymaru se turent alors et arrivèrent devant la maison de Gilda. Bervas descendit en premier et avança vers la maison, suivi de Saymaru. Il tapa à la porte pendant plusieurs minutes mais personne ne répondit, Saymaru voulut alors défoncer la porte mais Bervas l'arrêta juste à temps.
- Tu es fou !! Je t'ai dit que nous sommes des monstres pour eux ! Et toi, pour les conforter dans leurs idées, tu défonces les portes ! Dit Bervas.
- Excuse-moi, je me suis emporté. Dit Saymaru sur un ton d'excuse.
- On va rentrer par l'arrière, à l'abri des regards.
Ils se dirigèrent vers l'arrière de la maison et passèrent par une fenêtre en la brisant sans faire trop de bruit.
- Pas de bruit, hein ? Et briser des fenêtres, c'est mieux peut être ? Dit Saymaru.
- Je sais mais au moins on ne nous a pas vu faire, et c'est ça le plus important. Dit Bervas.
Ils entrèrent dans la maison. Toutes les lumières étaient éteintes, les meubles brisés, les murs couverts d'énormes griffures.
- Que s'est-il passé ici ? Se demanda Bervas terrifié par ce qu'il craignait de découvrir.
Deux sortes de gros ours sortirent alors de la chambre de Gilda. Bervas appela Saymaru en criant.
- Qu'est-ce qu'il y a ??? J'arrive !! Dit Saymaru, effrayé car quand Bervas criait, c'était le signe d'un grand danger.
Saymaru arriva en trombe et vit Bervas se battre avec ces deux énormes ours. Il sauta alors sur l'un deux et l'entraîna plus loin.
- Merci Saymaru. Utilise tes techniques, ils ne sont pas très rapides ni intelligents ! Dit Bervas.
- Ok, « Karlen Farlessa » Dit Saymaru.
Saymaru se lança dans un enchaînement de coups rapides et dévastateurs qui lacéra l'ours, le faisant tomber. Il pointa une de ses ailes sous la gorge de l'ours qui dit.
- Vous êtes arrivés trop tard pour votre ami, on vient de le tuer !! Ah ah ah !! Grogna l'ours avec un sourire.
Saymaru lui trancha alors la gorge et rejoignit Bervas qui assomma l'ours avec sa masse en argent. Bervas se retourna alors, la mine grave, vers Saymaru.
- Je crains le pire pour Gilda, j'espère qu'ils ne l'ont pas tué...
- L'ours m'a parlé avant de mourir...
- Quoi ? Il a parlé !!! Dit Bervas, terrifié.
- Oui, pourquoi ? Je sais que c'est bizarre mais ça doit bien exister des animaux qui parlent ? Dit Saymaru.
- Non, c'est plus que bizarre ! Ça veut dire que quelqu'un de très puissant a prit leur contrôle, et leur a donné de l'intelligence. Pour faire cela, il faut un pouvoir extraordinaire. Dit Bervas inquiet.
- Gilda est mort en tout cas. L'ours me l'a dit. Il devait être une menace si quelqu'un d'aussi puissant a voulu le tuer. Hokra peut être ? Dit Saymaru.
- Non, c'est impossible. Hokra, même s'il est fort, est loin d'être assez puissant pour faire un sort pareil ! C'est encore plus grave que ça ! Espérons que cet Orosa ne soit pas déjà arrivé dans le territoire des Hommes. Mais, si c'est quelqu'un d'autre, la liste de nos ennemis ne fait qu'augmenter... J'ai peur pour Menara... Toutes ces menace sont terribles. Allons dans la chambre, je veux m'assurer moi-même de sa mort. Dit Bervas.
Ils entrèrent dans la chambre à pas lents, redoutant ce qu'ils allaient découvrir à l'intérieur. La chambre était couverte de sang, le corps de Gilda, étendu sur le sol, avait de nombreuses plaies, et de multiples griffures dans le dos.
- Gilda ce n'est pas logique ! Il était plus fort que toi et moi réunis. C'était un ancien Général du Roi. Comment a-t-il pu se faire avoir par deux ours seulement ? Se demanda Bervas.
- Regarde, on voit une dizaine de griffures dans son dos. Ils l'ont tué en traître ! Dit Saymaru, en colère.
- Ça explique pourquoi il n'a pas pu se défendre, mais ça augmente encore plus le pouvoir de celui qui a fait ça. Car, en plus de donner de l'intelligence aux ours, il leur a aussi donné un peu de stratégie, celle de prendre en traître en tout cas. Dit Bervas.
- Ca doit être un allié de cet Orosa, je paris !! Dit Saymaru.
- Je ne pense pas, ce ne serait pas logique d'agir comme ça. Orosa ne veut pas alerter les Hommes maintenant, je pense. Non, ça doit être quelqu'un d'autre ! Notre voyage commence mal ! Gilda mort, je ne sais pas où on pourrait aller. Dit Bervas désespéré.
- Il est temps de faire à ma façon alors ! On va se trouver des alliés par nous-même ! On va visiter tout les villages Hommes jusqu'à en trouver ! Dit Saymaru.
- ( Il garde toujours le moral après tout ça ). T'as raison, on va se débrouiller nous même et on trouvera assez d'alliés pour nous aider à tuer Orosa ! Oublions l'autre menace pour l'instant. Dit Bervas.
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# Posté le samedi 25 octobre 2008 05:31

Les Symboles du Mal "chapitre 06"

Chapitre 6 :
Les ambitions d'Hokra



A Miloya, capitale des Hommes, le roi Hokra discutait avec un de ses Généraux. Un homme grand et à la musculature impressionnante, tenant une hache énorme.
- Jefryo, les choses s'activent dans Menara. Orosa est de retour plus tôt que prévu, cela risque de poser problème. Je compte sur toi et les dix Généraux du Ciel pour tuer Orosa avant qu'il ne récupère les huit autres symboles. Une fois qu'il sera tué, je pourrai récupérer les deux qu'il a en sa possession. Ainsi, cela m'en fera quatre !!

La capitale Miloya était en plein rangement. La cérémonie de la veille avait encombré les rues de détritus et de toutes sortes de banderoles et de rideaux à l'effigie du Roi. Un villageois en train de nettoyer devant chez lui parlait avec sa femme.
- Je ne comprends toujours pas pourquoi le Seigneur Hokra a organisé cette cérémonie ! Tout ce qu'on a vu, ce sont des discours et des banderoles à son attention. Il n'a pas parlé une seul fois de nos problèmes. Nous autres, pauvres villageois, voyons nos taxes augmenter, et nous ne savons toujours pas à quoi sert tout cet argent qu'il récupère. A ce qu'on m'a dit, la seule chose qu'il aie dite au palais est que cette argent va servir a la grandeur des Hommes.
- Il est arrogant et égoïste ! Tout le monde le sait mais nous ne pouvons rien y faire. C'est notre Roi, et nos lois exigent que l'on soit à son service en étant loyaux et prêts à mourir pour lui.
Ils finirent leur travail et rentrèrent chez eux. La situation était la même pour tous. Les villageois, malgré leur soumission envers leur Roi, le détestaient en secret. La paix dans le monde des Hommes était ainsi plus fragile que jamais.

Au palais, Hokra, toujours avec Jefryo, discutait de la situation des Elyas.
- Avant de partir, je voudrais vous poser une question, mon seigneur. Pourquoi ne pas aider les Elyas ? En s'alliant avec leurs forces restantes, nous pourrions battre facilement Orosa ? Demanda Jefryo.
- Jamais je ne m'allierai aux Elyas ! Les Hommes ne s'allieront jamais avec personne ! Nous sommes le peuple maître de Menara ! D'ailleurs, la situation est intéressante pour moi. Orosa se charge de détruire les Elyas à ma place, laissant leur territoire vierge n'attendant que moi. C'est pour cela que toi et tes hommes devrez attendre la fin de la bataille contre les Elyas pour tuer Orosa.
- A vos ordres. Une dernière question si je puis permettre. Orosa est vraiment très puissant, il a deux symboles comme vous. Vous êtes certain qu'on puisse arriver à le tuer ? Demanda Jefryo.
- Vous y arriverez. Même s'il est puissant, avec seulement deux symboles il ne vous résistera pas. Je pourrais le tuer en personne mais nous devons faire cela discrètement. Et avant que tu ne me le demandes, j'ai deux symboles seulement moi aussi mais ma puissance, mis à part ces symboles, est nettement supérieure à n'importe qui. Vous n'arriveriez pas à me battre mais vous le battrez, lui. Maintenant cesse tes questions, cela me fatigue ! Tu ne veux pas fatiguer ton roi, j'espère ? Dit Hokra avec un air supérieur.
- Je n'oserai jamais, mon seigneur ! Je prépare les Généraux du Ciel immédiatement et nous attendrons le moment précis pour tuer Orosa. Dit Jefryo.
Jefryo quitta alors la pièce. Hokra, seul, le regard avide et le sourire satisfait.
- Parfait. Quand Orosa sera mort, le territoire des Elyas m'appartiendra et ainsi, je pourrai attaquer les Nains et les Hommes-rats sans crainte de rébellion. Je dominerai tout Menara et serai l'empereur le plus magnifique qui n'aie jamais existé ! Dit Hokra.

A quelques kilomètres de Miloya, le mystérieux individu qui était sorti du vortex après Orosa était là, assis sur un rocher à côté d'une autre personne.
- Yuirza, c'est bien ton nom ? Dit le deuxième individu.
- Oui, c'est exact. Comment connais-tu mon nom ? Dis-moi, qui tu es, s'il te plait ? Demanda Yuirza.
- Je suis un ami. Mon peuple a toujours vécu caché mais, les événements récents mettent en péril cet équilibre. Nous voulons que tu nous aides à préparer nos troupes en vue de la guerre qui va avoir lieu. Dit la deuxième personne.
- Tu es un Homme-rat, n'est-ce pas ? Dit Yuirza.
- Oui, effectivement. Mon Roi m'a envoyé car il a décelé ton arrivée sur Menara. Nous aideras-tu ? Dit l'Homme-rat.
- Ton Roi a vu mon arrivée ? Ton peuple doit être très puissant. Pour ta proposition, je dois la refuser. J'ai des choses importantes à faire et je dois les faire seul. Quant à ton peuple, je te propose d'envoyer un de vos hommes a la recherche de deux Elyas, Saymaru et Bervas ! Dit Yuirza.
- Mon Maître m'en a aussi parlé. Qu'est-ce deux Elyas pourraient faire pour nous ? Dit l'Homme-rat.
- Ce sont sans doute les seuls espoirs qu'il reste à Menara. Saymaru possède un pouvoir mystérieux dépassant l'entendement et Bervas est le seul qui puisse l'aider à le révéler. Dit Yuirza.
- Quel est ce pouvoir ? Et comment savez-vous qu'il le possède ? Demanda l'Homme-rat, une lueur d'espoir dans la voix.
- J'ai ressenti une énergie incroyablement puissante quand je suis passé par le village d'Alagasia. Bien que le village soit vide, dans une maison en ruine j'ai ressenti cette énergie. Pour savoir à qui elle appartenait, j'ai retracé, grâce à mes facultés, la vie des gens de cette maison. J'ai ainsi découvert que c'est un certain Saymaru qui possède ce pouvoir et qu'il n'écoute et ne suit que son ami Bervas. Ce jeune Elya pourrait, si son pouvoir était réveillé, être d'une grand aide dans la bataille à venir. Dit Yuirza.
- Pourquoi n'allez-vous pas le trouver alors ? Demanda l'Homme-rat.
- Comme je te l'ai dit, j'ai des choses importantes à faire. Si vous voulez de l'aide, à part trouver ses Elyas et les aider à réveiller ce pouvoir, je ne vois rien d'autre. Dit Yuirza.
- Merci pour votre aide. J'espère pouvoir vous compter parmi nos alliés à l'avenir. Adieu Yuirza ! Dit l'Homme-rat.
Il partit, sans attendre, délivrer le message à son Roi.
- Les Hommes-rats ? Je n'aurais jamais pensé qu'ils prendraient part à la bataille. S'ils pouvaient aider ces Elyas, cela serait très intéressant. J'aimerais me joindre à eux moi aussi, mais je dois au moins faire ça avant. Dit Yuirza.
Saymaru et Bervas étaient maintenant sortis du village de Gilda. Ils avaient décidé de continuer leur voyage vers le Nord. Saymaru se plaignait car il en avait assez de marcher. En effet, Bervas avait laissé repartir les Filiryiis, leur temps de location étant terminé.
- Pourquoi tu les as laissé partir ? Au point où on en est, un petit vol c'est pas si grave, non ? Dit Saymaru.
- Je t'ai dit que nous n'étions pas aimés, faut que je te le répète combien de fois ?? Et en plus de ça, tu veux qu'on soit recherchés pour vol ! Grâce à toi, on aurait un voyage vraiment tranquille !!! Dit Bervas.
- Ouais, tu réfléchis vraiment trop des fois, c'est chiant... Dit Saymaru en boudant.
- Mais t'inquiète pas, dés qu'on trouve un village on essaie d'en acheter. Espérons seulement qu'ils ne seront pas trop chers. Dit Bervas.
- J'espère, parce que parcourir tout le territoire des Hommes à pied et par cette chaleur, je pourrais pas ! Je vais me dessécher comme un légume ! Dit Saymaru abattu.
- On en trouvera, t'en fais pas. D'après la carte, le prochain village est à dix kilomètres. On y sera ce soir peut être, alors ne traînons pas. Dit Bervas.
Les deux amis avancèrent sans savoir qu'ils s'allaient en direction du village désert d'où Orosa et Yuirza étaient sortis.

Au palais de Miloya, le Roi sortit de sa chambre et dit à l'un de ses gardes.
- Je me rends au temple de Razikra, veuillez laisser un message pour déclarer mon absence au peuple. Vite !! Ordonna-t-il au garde.
Hokra entra dans sa chambre et avança vers le mur face à son lit. Il toucha le mur avec ses deux main. Le mur s'ouvrit, laissant apparaître un temple grandiose et magnifique. Un long pont d'or et d'argent le mena à l'entrée du temple. Il frappa à la porte et attendit quelques minutes avant que la porte ne s'ouvre.
- Hokra, que viens-tu faire ici ? Je ne t'ai pas appelé ! Dit une voix grave et sinistre.
- Pardonnez-moi, votre grandeur, mais je suis venu pour vous annoncer qu'Orosa est revenu sur Menara et qu'il est en train d'attaquer les Elyas.
- Quoi !! Depuis quand est-il revenu ? Que comptes-tu faire ? Dit la voix.
- Depuis presque deux semaines maintenant, je ne vous ai rien dit car j'ai déjà pris des initiatives pour me débarrasser de lui. Dit Hokra.
- J'espère pour toi que tes iniatives fonctionneront, car Orosa ne doit pas récupérer ses symboles. Jamais !! Dit la voix avec un ton encore plus grave.
- Vous pouvez me faire confiance. D'ailleurs, je vous annonce que je vais bientôt faire construire un deuxième palais en votre honneur. L'argent récolté me permettra d'en construire un encore plus en rapport avec votre grandeur.
- C'est parfait, tu fais du bon travail. N'oublie pas que je t'ai donné ces deux symboles à la seule condition que tu serves mes intérêts et que tu propages mon culte à tous. En échange, tu pourras dominer Menara à ta guise.
- Je ne vous remercierai jamais assez, votre grandeur. Je suis à vos ordres et cela jusqu'à la mort.
- Je n'en attends pas moins de toi. Maintenant va et continue ton règne ! Dit la voix grave.
Hokra sortit, traversa le pont et regagna sa chambre. Il se regarda ensuite dans un grand miroir.
- Moi, Hokra, je suis l'être le plus beau et le plus puissant de Menara. Bientôt, tout sera à moi ! Je n'ai juste qu'à construire des temples et autres monuments pour cela ! Il ne me reste plus qu'à attendre que Jefryo et ses hommes tuent Orosa et Menara sera à moi ! Ah ah ah ah ah !!!
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# Posté le samedi 25 octobre 2008 05:32

Les Symboles du Mal "chapitre 07"

Chapitre 7 :
Une amie retrouvée



Orosa et son armée, renforcée par les Ukors, avaient commencé leur avancée dans le pays des Elyas. Orosa avait appris par un des espions Elya qu'il avait sous son contrôle que le regroupement du reste des villages était terminé. Tous étaient prêts à la guerre.
- Kurxo, nous sommes prêts à l'attaque, vos troupes le sont-elle aussi ? Dit Orosa.
- Contrairement à vos peuples, nous n'avons pas besoin de nous préparer, nous sommes continuellement prêts pour se battre. J'attends ça avec impatience, même ! Dit Kurxo.
Les deux armées alliées étaient maintenant en marche pour détruire la dernière résistance Elya. Ils prirent quelques heures pour arriver à leur camp fortifié. Orosa dit alors.
- Nous allons détruire leur vaine résistance dés ce soir. Kurxo, une fois les Elyas défaits, comme je te l'ai promis, tout ce territoire sera à toi.
- J'apprécie ton geste. Nous te remercierons à notre manière. Tu aura plus de cadavres Elyas que tu en a jamais voulu. Dit Kurxo.
- Je veux des prisonniers, n'oublie pas surtout !! Dit Orosa en levant légèrement la voix.
Kurxo le regarda avec haine avant de dire.
- J'étais tellement pressé que j'avais oublié ça. Nous ferons autant de prisonniers que possible alors.
- Merci, notre collaboration m'est très chère. Et au fait, regarde-moi encore une fois comme ça, misérable créature, et je te tuerai en te traînant sur le sol devant tes hommes. Dit Orosa avec ses sinistres yeux rouges.
Kurxo grogna et partit voir ses hommes. La bataille allait commencer. A l'intérieur de l'armée d'Orosa, Veyala était là, les yeux toujours d'un noir des plus sinistre. Un des hommes d'Orosa s'avança vers elle.
- Toi, tu vas rejoindre le groupe trois, Orosa est satisfait de toi. Dit l'homme.
- A vos ordre... Dit Veyala.
L'homme partit donner ses ordres un peu partout aux Elyas. Les yeux de Veyala regagnèrent alors leur couleur d'origine. Elle s'éloigna alors des autres Elyas.
- Ouf, heureusement que j'avais ce colorant de combat. Dit Veyala.
Le colorant de combat était une poudre servant à faire prendre n'importe quelle couleur à n'importe quoi, très utile lors des missions d'espionnage pour se camoufler.
- Pourquoi j'ai été délivré du contrôle d'Orosa ? Je suis la seule à en avoir été délivrée ? Dit Veyala.
Veyala était inquiète car elle était seule, entourée d'une armée féroce prête au combat. Comment allait-elle fuir sans se faire poursuivre ? Elle réfléchit alors à la meilleure solution.
- Le meilleur moyen serait de rester et faire semblant d'être toujours sous le contrôle d'Orosa, ainsi je serai en sécurité et je pourrais l'espionner, mais je ne peux pas participer à cette guerre pour lui. Je ne pourrais le supporter, je vais donc m'enfuir, je préfère mourir qu'être son esclave !! Dit Veyala déterminée.
Veyala partit donc discrètement mais rapidement car l'inspection des troupes avant le combat allait commencer et son absence serait vite remarquée. Une fois assez loin des troupes, elle courut de toutes ses forces le plus loin possible du cauchemar qu'elle avait enduré.
- J'ai tué des Elyas, j'ai combattu mon peuple ! J'ai servi les ambitions de ce monstre !!!! Il me le paiera !! Dit Veyala courant et pleurant en même temps.
De longue heures passèrent, Veyala, fatiguée, s'était arrêtée. Les quelques poursuivants qu'avait envoyé Orosa avaient finis par abandonner leur course afin de revenir pour la bataille.
- Où je vais aller ? Les Elyas survivants s'apprêtent à se battre sans savoir qu'ils n'ont aucune chance. Alagasia est détruit, Arlesa aussi et même Fartoya... Aller chez les Hommes est la seule solution mais, comment y aller ? C'est trop loin sans moyen de se déplacer, je ne sais pas quoi faire...Désespéra Veyala.
Elle s'installa dans une petite grotte à quelques mètres de l'endroit où elle s'était arrêtée. La grotte était juste assez grande pour qu'elle puisse s'y allonger. Malgré l'humidité et l'inconfort de la grotte, Veyala ne prit que quelques minutes pour s'endormir.

La bataille contre les Elyas avait commencé. L'armée d'Orosa et celle de Kurxo avaient nettement l'avantage car la moitié du camp Elya était déjà détruit. Les fumées venant des combats planaient au-dessus de la grotte où dormait Veyala. Mais ce fut un bruit tonitruant de fracas qui la réveilla. Elle sortit de la grotte, ses vêtements étaient déchirés, son visage et ses mains couverts de terre et de petites coupures, ses cheveux d'ordinaire bien coiffés étaient ébouriffés et maculés de terre. Elle fut heureuse de ne pas avoir de miroir à cet instant. La fumée dans le ciel ainsi que les cris lointains de quelques Elyas encore vivants lui donnaient froid dans le dos.
- Il faut que j'aille chez les Hommes, je n'ai plus rien d'autre à faire... Désespéra Veyala.
Elle vit une silhouette arriver peu à peu dans sa direction. Elle mit aussitôt sa main dans son sac, prête à sortir ses armes. La silhouette arriva devant elle, doucement.
- Bonjour, je ne suis pas un ennemi. Je suis celui qui t'a délivrée du contrôle d'Orosa. Je me présente, Jorixa. Je suis envoyé au nom de mon peuple, les Hommes-rats !
- Les Hommes-rats ? Vous existez vraiment alors ? Parce que, tout le monde le dit, mais personne n'en a jamais vu ! Pourquoi n'avoir libéré que moi ? Dit Veyala.
- Nous sommes un peuple qui vit caché, tout simplement. Et si je n'ai sauvé que toi c'est parce que réussir à délivrer quelqu'un d'un tel sort requiert beaucoup d'énergie. J'ai du attendre une nuit complète pour récupérer. La raison pour laquelle c'est toi que j'ai délivré est que j'ai besoin de toi pour retrouver Saymaru et Bervas ! Dit Jorixa.
- Saymaru et Bervas !! Ils sont en vie ??? Dit Veyala, remplie d'excitation.
- Oui, ils sont en vie. Je peux même te dire qu'ils sont au pays des Hommes. Malheureusement je ne sais pas où. C'est là que tu vas m'aider. Dit Jorixa.
- Mais je ne sais pas où ils sont... Là dernière fois que je les ai vu, c'est durant l'attaque d'Alagasia, j'ai ensuite été faite prisonnière. Dit Veyala.
- Ne t'inquiète pas, le lien qui t'unie à eux va nous aider. En toi, tu possèdes le pouvoir de savoir où ils sont. Je vais t'aider à éveiller ce pouvoir. Dit Jorixa.
- Quel est-ce pouvoir ? Je ne suis unie à eux que par l'amitié, nous ne sommes pas de la même famille, et n'avons pas d'autre lien. Dit Veyala.
- Ce serait trop long à t'expliquer. Pour faire court, l'amitié sincère entre les gens fait naître un lien entre eux. Vous trois, avaient fait naître ce lien, et tu es la seule qui portant ce lien avec eux. Dit Jorixa.
- Et leurs parents, ils pourraient aussi les retrouver ? Dit Veyala.
- Nous ne savons pas s'ils sont en vie,. Tu es donc la seule qui puisse les chercher. Dit Jorixa.
- Je veux tout faire pour les retrouver. Et une fois que vous m'aurez appris comment utiliser ce pouvoir, je pourrai savoir si mes parents sont toujours en vie. Mais, j'ai encore une question, comment m'avez-vous trouver ? Dit Veyala.
- Nous avons suivi Orosa, nous cherchions quelqu'un qui ait ce lien avec eux dans son armée. Et mon maître t'a décelée. Voilà comment nous t'avons trouvée. J'aimerais tout t'expliquer sur mon peuple, sur ce qui se passe mais nous n'avons pas le temps. Dit Jorixa.
Jorixa dit alors à Veyala de le suivre, ils avancèrent pendant plusieurs minutes, jusqu'à arriver à une grotte. À la différence de la petite et inconfortable grotte de Veyala, celle-ci était grande, l'intérieur était éclairé par des torches. On devinait que Jorixa l'avait aménagé avec le plus grand soin.
- Il est temps d'éveiller ton pouvoir, cela risque de prendre du temps. Pour être franc avec toi, jeune Elya, à part nous, les Hommes-rats personne ne connaît ce pouvoir. Cela va accentuer la difficulté de te l'apprendre.
- Je ferais tout mon possible pour l'apprendre le plus vite possible ! Dit Veyala.
- Alors allons-y. Cela dit, pourquoi ne m'a pas-tu demandé pourquoi nous recherchons tes amis ? Cela ne t'intrigue pas ? Dit Jorixa.
- Je sais qu'ils sont très forts, si vous les recherchez, c'est pour qu'ils vous aident.
- Tu as beaucoup d'estime pour tes amis. Ils peuvent être fiers d'avoir une amie comme toi.
Jorixa et Veyala allèrent au milieu de la grotte et l'Homme-rat sortit un parchemin qui semblait très ancien.
- Voilà la formule à utiliser. Avant cela, il faut que tu accentues ton énergie, elle doit augmenter d'au moins trois fois le niveau actuel ! Dit Jorixa.
- Trois fois ! C'est impossible à faire ! Dit Veyala désespérée.
- Tu va t'exercer dans cette grotte tout le temps que tu pourras, en concentrant ton énergie continuellement, elle augmentera. Je peux te révéler que, vous les Elyas, vous pouvez augmenter jusqu'à six fois votre énergie ! Dit Jorixa.
- D'accord ! Je ferai tout pour retrouver Saymaru et Bervas, et avec eux on se vengera d'Orosa. Dit Veyala.
Veyala commença alors son entraînement en suivant bien les conseils de Jorixa. Pendant l'entraînement, Jorixa observait Veyala avec beaucoup d'attention et trouvait chez elle une faculté d'apprendre assez impressionnante.
- Tu es très douée, tu as déjà réussi a augmenter légèrement ton énergie en quelques minutes. Si tu continue comme ça, on pourra partir à leur poursuite plus vite que prévu.
Veyala acquiesça et reprit l'entraînement en y mettant beaucoup d'ardeur. Veyala libre et sous l'apprentissage d'un Hommes-rat, les trois amis seraient bientôt réunis, prêts à tout pour éradiquer la menace qu'est Orosa.
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# Posté le samedi 25 octobre 2008 05:33

Modifié le samedi 25 octobre 2008 09:32

Les Symboles du Mal "chapitre 08"

Chapitre 8 :
L'Oeuf et le rebelle



A plus de cent kilomètres de Miloya, Yuirza était devant les ruines d'un village qui, à en juger par les fondations encore existantes, devait être l'endroit où vivaient, il y a plusieurs milliers d'années, les Oronas.
- Je suis enfin arrivé ! Le temps de le trouver et ensuite je le ramènerai aux dieux. Je suis le seul à pouvoir le leur ramener. Ma mission est cruciale pour l'avenir de Menara. Dit Yuirza.
Il avança le long des ruines du village. Le paysage était vaste et désert, un vent fort et puissant soufflait sans interruption, un vent glacé qui avait donné aux arbres une forme unique. Ceux-ci étaient penchés, et même les feuilles, fruits et fleurs étaient tous penchés, leur laissant une forme singulière. Cela expliquait pourquoi l'endroit n'avait jamais été repeuplé depuis la disparition des Oronas.
- Ça fait du bien de retrouver cet endroit, le vent y est toujours aussi puissant. Autrefois, ce vent était la source de notre pouvoir après tout.
Yuirza, malgré le vent, avançait tranquillement et le sourire aux lèvres. Ce paysage semblait évoquer en lui des souvenirs heureux. Il avança ainsi pendant plusieurs minutes. Au fur et à mesure qu'il avançait, le vent baissait en intensité et la forme d'une chambre encore intacte se dessinait à l'horizon. Yuirza arriva devant la chambre. Comparée aux ruines qu'il avait traversé jusque là, la chambre avait une taille normale, jamais un Oronas n'aurait pu y entrer.
- L'avenir de notre race se trouve dans cette petite chambre, je viens trop tôt. Ce n'est pas mon rôle de faire ça d'ailleurs, mais les récents événements ont bousculé les choses. J'espère que vous me pardonnerez. Dit Yuirza en regardant le ciel.
Yuirza ouvrit la porte de la chambre, elle était petite et entièrement vide, seul sur une table se trouvait quelque chose de rond enveloppé dans un drap. Yuirza s'avança vers l'objet et étendit son bras au dessus.
- « Gyuiresaolarena » . Prononça Yuirza.
L'objet se leva et le drap glissa laissant découvrir un ½uf énorme. Il avait une couleur bleue claire et était entouré de quatre symboles étranges placés de façon symétrique. Yuirza le prit alors dans ses mains.
- Maintenant, je vais devoir donner l'½uf aux dieux, ce sont les seuls à part moi à pouvoir l'élever. J'aurai tant voulu t'élever moi-même, mais tu ne dois jamais me voir. Je suis devenu maudit pour avoir fait ce que j'ai fait et si tu es à mes côtés, tu seras maudit, toi aussi. Les dieux t'élèveront et tu deviendras le nouveau Roi des Oronas !
Yuirza allait donc maintenant partir pour sa grande mission, faire renaître son peuple et donner à Menara un sauveur.
- Maintenant, il faut que je passe par le temple caché de Miloya !

Saymaru et Bervas étaient arrivés au village désert d'où venaient Orosa et Yuirza. Bervas regardait le paysage désert, vide et sinistre et s'inquiéta.
- Saymaru, tu veux vraiment faire le tour de ce village ? Il n'y a rien et l'atmosphère, ici, m'inquiète. Dit Bervas.
- On peut toujours regarder, il peut y avoir un petit groupe qui a survécu. Et puis faut qu'on trouve à manger aussi, j'ai trop faim ! Dit Saymaru.
- Je me disais aussi... Tout ça parce que ton estomac crie famine, on va devoir faire le tour d'un village où il n'y a rien. Dit Bervas.
- Désolé mais je vais crever si je mange pas... Dit Saymaru.
- Tu n'avais pas qu'à manger nos provisions d'une semaine en deux jours et t'aurais pas faim, là. Dit Bervas, exaspéré.
Saymaru était déjà parti tandis que Bervas n'avait pas encore fini de parler. Bervas se prit la tête dans ses mains avant de suivre, résigné, Saymaru. Ils avancèrent dans le village toujours désert. Même l'appétit vorace de Saymaru ne suffisait plus à lui donner envie de continuer.
- J'en ai marre... Il y a rien dans ce vieux village pourri ! Dit Saymaru.
- Attends. Dit Bervas qui venait de voir quelque chose.
En effet devant eux se trouvaient quelques tentes miteuses éparpillées à quelques mètres les unes des autres. Saymaru, avant même que Bervas ait bougé, était déjà parti regarder à l'intérieur des tentes.
- Il peut pas être calme deux secondes... Bon, je vais attendre de voir ce qu'il trouve. Dit Bervas.
Saymaru ressortit des tentes sans résultat, il ne restait plus qu'une tente à visiter. Il entra à l'intérieur et ressortit en appelant Bervas. Celui-ci entra dans la tente et vit que malgré l'apparence extérieure miteuse de la tente, l'intérieur était assez joli. La tente avait été aménagée avec soin et une sorte d'autel magnifique était en son centre.
- T'as vu ça ! C'est presque aussi bien que chez moi ! Qui a bien pu abandonner un endroit comme ça ? Demanda Saymaru.
- Il a dû y avoir un petit groupe d'Hommes qui a vécu ici quelques temps, à en juger par le fait que toutes les autres tentes soient vides et que celle-ci soit encore intacte. Cette tente devait être la tente du chef du groupe. En tout cas, il n'y a plus rien dans ces tentes et dans ce village. Il a été abandonné, sortons et allons vite au prochain village.
Lorsque Bervas sortit, il tomba nez à nez avec un Homme. Celui-ci était massif et possédait beaucoup d'armes blanches. Les deux guerriers, par réflexe, sortirent leur armes et dirent en même temps.
- Qui êtes-vous ?
Ils se regardèrent ainsi encore un moment avant que Saymaru n'intervienne.
- Baissez vos armes, tout les deux ! On peut parler, non !
Ils le regardèrent étonnés et baissèrent tout les deux leurs armes.
- Excusez-moi. Je me présente, Guuryo, je fais partie des rebelles. Notre groupe a été formé il y a quelque mois pour lutter contre Hokra et sa suprématie néfaste. Et vous ?
- Je m'excuse aussi, Bervas, guerrier Elya du village d'Alagasia, et voici Saymaru, lui aussi est un guerrier d'Alagasia.
Guuryo les regarda avec étonnement.
- Qu'est-ce que deux Elyas peuvent bien faire ici ? Demanda Guuryo.
- Ce serait long à expliquer, mais pour faire vite. Tout le territoire Elya est, en ce moment même, en train d'être détruit par un Homme extrêmement puissant nommé Orosa et son armée de mercenaires. Nous voyageons dans votre territoire à la recherche d'aide. Dit Bervas.
Guuryo avait suivi avec grand intérêt ce que Bervas venait de lui apprendre. Il semblait savoir ce qu'il se passait.
- Ca doit être Hokra qui a envoyé des hommes sans en parler au peuple. Comment avons-nous pu laisser échapper une telle information ! Dit Guuryo, la mine inquiète.
- Non, ce n'est pas ce que vous croyez. Cet Orosa, nous l'avons rencontré en personne. Et je peux affirmer qu'il est bien plus dangereux qu'Hokra, sa puissance ne semble pas avoir de limites. Dit Bervas.
- C'est vrai ! Et nous voulons le tuer, si vous êtes des rebelles vous pouvez nous aider alors ! Dit Saymaru avec un sourire d'espoir.
- Si vous dîtes vrai, c'est inquiétant qu'une nouvelle menace se dessine. Il faut que j'avertisse la base et vite ! Dit Guuryo.
- Attends !! Dirent Bervas et Saymaru d'une seule voix.
- Qu'y a- t-il ? Demanda Guuryo.
- Pouvons-nous vous suivre ? Nous cherchons de l'aide pour combattre Orosa, et comme notre but semble être quasiment le même. On pourrait rejoindre votre groupe ? Dit Bervas.
Guuryo sembla réfléchir pendant quelques instants et finit par dire aux deux Elyas.
- Je peux vous emmener, mais je dois vous prévenir avant. Pour entrer dans notre groupe, il faut passer un test difficile et éprouvant. Dit Guuryo.
- Pas de problème, on réussira votre test en deux temps trois mouvements ! Dit Saymaru.
- Dans ce cas, deux recrues supplémentaires ne seront pas de refus. Vous pourrez expliquer à notre chef ce que vous savez sur Orosa en même temps. Dit Guuryo.
- Faisons vite dans ce cas ! Et vous n'auriez pas à manger par hasard ? Dit Saymaru, l'½il affamé.
Guuryo sortit deux barres de chocolat et une gourde de l'intérieur de sa veste et les donna à Saymaru et Bervas. Bervas but une gorgée, mangea un carré et plaça le reste du chocolat dans sa veste. Saymaru lui était en train de dévorer la barre jusqu'à l'engloutir entièrement, il bu ensuite une grande gorgée d'eau . Il arborait maintenant un grand sourire satisfait. Guuryo se plaça devant les deux Elyas et commença sa route vers la base des rebelles. Bervas et Saymaru posèrent plusieurs questions à Guuryo sur les rebelles, celui-ci leur répondait sans sourciller. Ils apprirent ainsi que les rebelles était un groupe très organisé qui comportait environ milles guerriers et qui luttait contre Hokra depuis quelques mois seulement.
- Hokra est en train d'appauvrir les Hommes, il ambitionne de dominer entièrement Menara. Les Elyas sont sa première cible, il cherche un moyen de les attaquer depuis plusieurs semaines. Cet Orosa est en train de lui rendre service ! Espérons qu'ils se battent entre eux ! Vu la situation, cela servirait nos intérêts et nous pourrons ensuite combattre Hokra une fois diminué. Dit Guuryo.
- Hokra risque de perdre face à Orosa, comme je l'avais dit. Sa puissance est impressionnante, Hokra ne sera pas de taille face à lui. Dit Bervas.
- Vous n'êtes pas au courant, c'est normal, mais la puissance d'Hokra n'est plus ce qu'elle était. Sa puissance a augmenté mystérieusement il y a peu. Sa puissance a, au moins, augmenté de vingt fois par rapport à avant !
Bervas et Saymaru furent effrayés par cette nouvelle. Ils se regardèrent, et Guuryo dit aux deux Elyas.
- Espérons qu'ils soient ennemis, dans ce cas nous aurons une chance ! Dit Guuryo.
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# Posté le samedi 25 octobre 2008 09:32