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Les symboles du mal " Chapitre 01"

LES SYMBOLES DU MAL
TOME 01:
Le Gardien



Chapitre 1:
La légende de Menara





Une légende raconte qu'il y a plusieurs milliers d'années, dans un monde appelé Menara, un homme aux pouvoirs si terribles et si puissants avait, en une seule nuit macabre, décimé toute la race des Oronas. Cet homme fut ensuite poursuivi par les dieux. Ceux-ci lui prirent ses pouvoirs et les divisèrent en dix symboles. Ils l'emprisonnèrent alors vivant, en enfer, cela étant le châtiment connu le plus terrible. Il ressentirait alors toute les souffrances de l'enfer. Les Oronas, les êtres décimés par cette homme, étaient des créatures immenses qui avaient sur leurs pattes avant, deux ailes gigantesques. Mais contrairement à ce que les légendes racontent, ce n'était pas des dragons. Ils avaient l 'apparence de loups à la taille démesurée, pourvus d'ailes et de trois cornes au sommet de leur crânes.
Les Oronas vivaient en harmonie avec toutes les autres espèces de Menara, bien qu'étant nettement plus puissants qu'eux. Ils étaient vénérés par tous, les Hommes, les Elyas, les Nains, les Hommes-rats et les Ukors, des créatures à l'apparence hideuse vivant en nomades. Les Oronas, eux, se contentaient de leur territoire et ne montraient jamais aucun signe de querelle entre eux. La seule chose connue qui pouvait mettre un Oronas en colère était la venue d'étrangers sur leurs terres. Pour communiquer avec ces êtres, les autres peuples utilisaient des animaux comme coursiers, car eux seuls étaient acceptés sur la terre des Oronas. Les Oronas, dont l'intelligence était aussi grande que leur puissance, connaissaient tout les types de langages parlés à Menara. La race avec laquelle ils discutaient le plus était celle des Elyas, le peuple le plus proche de la nature. Les Hommes, quant à eux étaient connus comme étant le peuple le plus puissant derrière les Oronas. Les Nains vivaient sous terre tandis que les Ukors, des nomades, se déplaçaient sans cesse en quête de territoires où survivre. Le seul peuple dont personne ne connaissait rien, pas même les Oronas, était celui des Hommes-rats, des rats se tenant debout et ayant la taille d'un Homme. Telle était Menara il y a 4500 ans, avant le massacre des Oronas.

4500 ans après, le monde fut divisé en cinq parties. Ce partage eu lieu lors de la grande guerre qui opposa les Hommes et les Elyas. Les Hommes ayant remporté cette guerre, prirent le contrôle de plus de soixante pour cent de Menara et décidèrent de partager le reste du territoire de façon équitable entre les quatre autres peuples. La paix revint donc même si les Hommes demeuraient les seuls maîtres de Menara. La légende des Oronas tomba dans l'oubli, seuls quelques conteurs firent survivre la légende.

Dans un coin reculé de Menara, se trouvait un tout petit village. Ce village était quasiment désert, le paysage y était sombre et nu. Seuls quelques arbres dépourvus de feuilles comblaient la profondeur désertique du paysage. Dans ce village, une dizaine de tentes à l'aspect miteux étaient installées et dans l'une d'elles retentit un bruit terrible. Quelqu'un sortit de cette tente, c'était un homme grand à la musculature athlétique. Son corps était recouvert de tatouages représentant des symboles paraissant très anciens. Il prit une cape brandie par un des ses supposés subordonnés et s'encapuchonna de sorte que l'on ne distinguait plus que ses yeux, des yeux d'un rouge sinistre.
L'homme encapuchonné dit à un des ses subordonnés.
- Prépare tes hommes ! Il est temps que je fasse mon retour !
- A vos ordres, Seigneur Orosa. Dit le subordonné.
Le subordonné partit sans attendre préparer les hommes nécessaires au plan d'Orosa.
Orosa maintenant seul parla à haute voix.
- Il est temps de récupérer mes pouvoirs, et vous autres dieux, je vous ferai payer pour ce que vous m'avez fait. J'asservirai tout Menara, je n'ai put récupéré que deux symboles, il ne reste donc plus qu'a retrouver les huit autres symboles de ma puissance, cette puissance qui a réduit à néant le peuple des Oronas !

A quelques milliers de kilomètres au sud de Menara, se trouvait le clan des Elyas, sortes d'elfes aux oreilles normales. Il y faisait bon vivre, mais malgré tout, l'entraînement des jeunes guerriers Elyas battait son plein. Sur le terrain d'entraînement, se battaient deux jeunes Elyas, Saymaru et Bervas. Saymaru était grand pour son âge, avait les cheveux courts et châtains et était assez svelte, il portait une armure à épaulettes, cadeau de ses parents, et avait deux épées dans le dos. Bervas avait la même taille que Saymaru mais était plus large, il avait des cheveux longs et blonds. Il ne portait pas d'armure, seulement une longue veste lui arrivant au bas des cuisses et avait comme seule arme un long marteau.
- T'as toujours rien appris, Saymaru ! La cérémonie d'entrée à la garde royale a lieu dans deux jours. Si tu veux y entrer, entraîne-toi plus sérieusement. Dit le jeune Bervas.
- Je contrôle quasiment toutes mes techniques parfaitement, et j'ai déjà rempli plus de missions que le trois quart des autres Elyas de ma génération, tu veux quoi de plus ? Dit Saymaru.
- Je sais que tu es très fort et que tu as les techniques les plus puissantes que j'ai jamais vu pour quelqu'un de ton âge. Mais la façon avec laquelle tu te bat et trop fonceuse. Face à un adversaire expérimenté avec des techniques deux fois moins puissantes que toi, tu te ferais battre ! Simplement parce que lui, il aura établi une stratégie contrecarrant tes attaques les plus puissantes, pendant que toi, tu videras ton énergie en attaques inutiles. Dit Bervas.
- Si tu le dit... N'empêche que je deviendrai garde royale et je pourrai offrir une maison gigantesque à ma mère. Dit Saymaru.
- Ton but est noble, mais ne doit pas te dévier de notre apprentissage. Nous nous entraînons pour entrer dans l'élite royale des Elyas et devrons défendre notre roi avant même notre famille, c'est la règle. Dit Bervas.
- Et pourquoi tu veux y entrer, toi ? Demanda Saymaru.
- Je ne veux pas te laisser seul, tu risque de t'attirer des ennuis. Alors oui, j'y serai. Répondit Bervas.
Saymaru était heureux de la réponse de Bervas et tout deux continuèrent à s'entraîner pendant plusieurs heures. Une jeune Elya arriva alors sur le terrain d'entraînement. Elle était petite et mince, les cheveux longs et bruns lui arrivant au bas du dos, un visage doux et à la fois excité. Elle portait une petite veste par dessus une robe fendue faite pour le combat lui arrivant au genoux.
- Salut !!! Alors, encore en train de s'entraîner pour devenir des boules de muscles sans cervelle ! Dit la jeune Elya.
- Veyala, content de te voir ! Et sache que si on s'entraîne comme des fous, c'est pour te protéger quand tu crieras « A l'aide ! Au secours, les garçons ! » Dit Saymaru en se moquant.
Veyala se contenta d'imiter le rire débile de Saymaru. Saymaru aimait beaucoup Veyala mais comme une s½ur avec qui il aime s'amuser. Bervas avait beaucoup de sympathie pour elle, mais la trouver un peu trop impulsive et pas assez sérieuse.
- Fais pas la tête, viens plutôt tâter de l'épée ! Dit Saymaru à Veyala.
- Nan merci, un autre jour peut être. Je dois préparer mes armes pour la cérémonie. T'inquiète pas, à ce moment-là tu pourras rouler à mes pied ! Dit Veyala en souriant.
- Pas de problème ! On se voit à la cérémonie ! Dit Saymaru.
- Au revoir et bonne chance pour la cérémonie. Dit Bervas à Veyala.
- Merci Bervas. Lui répondit Veyala.
Saymaru et Bervas restèrent alors quelques minutes encore à discuter avant de regagner leurs maisons respectives. Le village où ils vivaient était magnifique, les Elyas aimaient la nature. Chaque maison était entourée d'arbres car un elya ne pouvait concevoir de vivre sans que l'oxygène des arbres ne les réveillent chaque matin.
Le lendemain matin, Bervas alla réveiller Saymaru et lui dit en souriant.
- Alors, toujours au lit à cette heure-là ! Ah la la, demain tu devras être debout aux aurores pour la cérémonie et vu que je ne t'ai jamais vu debout avant le levé du soleil, je me demande dans quel état tu vas être.
- Je pouvais encore dormir au moins une heure ! T'as intérêt d'avoir une bonne raison ! Grogna Saymaru.
- Non, c'est juste pour te préparer à être debout tôt. Dit simplement Bervas.
- Je vais te tuer ! Dit Saymaru en se levant, furieux.
Il sauta sur Bervas et en se renversant à terre, déchira son maillot contre le rebord du lit.
- Rahhh ! Mon maillot préféré ! Si je peux plus dormir avec, je suis foutu... Dit Saymaru, bougon.
- T'en fait pas, je vais t'arranger ça. Ma mère m'a appris à coudre quand j'étais petit. Dit Bervas.
Saymaru se figea et le regarda, les larmes aux yeux.
- Ah ah ah ah !!!!! Bervas le guerrier couturier ! J'en frissonne...
- Abruti, et puis débrouille-toi tout seul. Dit Bervas en quittant la pièce.
Saymaru alla dans le salon et dit bonjour à ses parents, des Elyas d'apparence modeste mais profondément gentils. Il retourna alors dans sa chambre et en la regardant dit.
- Bientôt, c'est au palais que je dormirai !

# Posté le mardi 08 avril 2008 08:39

Modifié le samedi 25 octobre 2008 05:29

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