Les Symboles du Mal "Tome 2"

Chapitre 18 :
L'héritage d'un peuple


Le gigantesque chemin vers les cieux avait prit sa forme définitive. Orosa, épuisé, alla se reposer dans sa tente.
- Plus qu'une petite journée à attendre et je pourrai enfin me venger !! Vous ne ferez pas échouer mes plans, cette fois ! Sourit Orosa, démoniaque.
Pendant qu'Orosa se reposait, Arlao prit les commandes et ordonna l'armée avec autorité. Les relations entre les hommes d'Orosa et les Ukors étaient délicates, les Homme chauves-souris, sous le contrôle d'Orosa, restaient neutres et ne se mélangeaient pas. Arlao, constamment sur ses gardes, arrivait à contrôler tout ce monde comme un vrai chef.
- Ils ne sont pas aussi coopératifs que la dernière fois... Ils semblent nous aider par obligation. Espérons qu'ils resteront malgré tout de notre côté. On doit gagner cette bataille, il le faut ! Soupira Arlao.
Plus loin Kurxo discutait avec deux de ses guerriers.
- Nous allons combattre avec eux, mais restez sur vos gardes. Selon
comment cela va évoluer là-haut, nous pourrons peut-être saisir une occasion de rafler la mise. Alors prévenez tout le monde en silence, qu'ils fassent un effort de cohabitation et qu'ils se battent de toutes leurs forces. Ordonna Kurxo.

Chez les Hommes-rats, la venue de Yuirza avait fini par alerter Bervas et Veyala ainsi que leur mentors, tous regardèrent avec curiosité le gigantesque Oronas devant eux. Mis au courant des intentions de Yuirza, les deux Elyas s'étaient vite rangés du côté d'Ayaru et Saymaru. Yuirza, devant cette mobilisation, s'interrogeait.
- Je comprends vos sentiments, je suis même heureux qu'Ayaru ait rencontré des gens bons et gentils. Mais malgré cela, je ne peux pas vous laisser Ayaru. Sa vie est plus importante que toutes les autres, il doit vivre, coûte que coûte. Expliqua calmement Yuirza.
- Je dois aider Menara, rester en vie et regarder tout le monde se battre m'est impossible, je suis désolé mais je vais rester là ! Dit Ayaru avec obstination.
- Tu ne peux pas comprendre, pas encore... Je pourrais te laisser ici si la situation était différente. Mais malgré leur courage et leurs forces, tes amis ne peuvent garantir ta sécurité, je le peux jusqu'à t'amener en lieu sûr. Dit Yuirza.
- Je le protégerai ! Cria Saymaru.
- Nous aussi le protégerons ! Crièrent à leur tour Bervas et Veyala.
Jorixa émergea de derrière Veyala, Yuirza sourit en le voyant.
- Yuirza, si je puis me permettre, ces trois jeunes Elyas ne sont pas n'importe qui. Ce sont eux ! Dit-il avec un sourire.
Yuirza ouvrit grands les yeux.
- Vraiment ? Quelle coïncidence ? Ayaru, dernier espoir des Oronas, et les trois Elyas derniers espoirs de vos peuples ensemble. Je n'aurais jamais penser cela ! Mais j'aurais dû m'en douter, vous ici, cela ne pouvait être que cela. Sourit Yuirza.
- Je comprends rien de ce que vous racontez, mais en tout cas, Ayaru peut rester avec nous ! Faites nous confiance ! Dit Saymaru avec conviction.
- Effectivement... Vous le laissez représenterait assurément un risque, mais vous l'enlever serait certainement une grosse erreur. Je ne sais que faire. S'interrogea Yuirza.
- Je pense que vous devriez le laisser. Dit le maître qui venait d'arriver.
- Maître ! Crièrent les trois Elyas d'une voix.
- Enchanté de vous rencontrer. S'inclina Yuirza.
- Le plaisir est partagé. S'inclina à son tour le maître.
- Vous aussi êtes d'avis que je laisse Ayaru ? Demanda Yuirza.
- Oui, comme vous le savez, ce sont eux notre dernier espoir. Je ne peux vous assurer qu'il n'arrivera rien à Ayaru, cependant je reste persuadé que c'est ensemble qu'ils nous sauverons tous, vous comme nous. Dit le maître.
- Saymaru, tu es celui qui a recueilli Ayaru, n'est-ce pas ? Celui qui s'est occupé de lui ? Je vais donc te léguer une tâche d'une importance dont tu n'as même pas idée. Je vais placer en toi l'avenir de mon peuple, approche. Demanda Yuirza.
Saymaru approcha lentement vers Yuirza, celui-ci reprit une forme humaine.
- Comment faites-vous ça ? Ayaru peut le faire lui aussi ? Demanda Saymaru, impressionné.
- Ceci est un pouvoir que nous possédons, mais nous ne l'utilisons jamais. Je fais exception de part la situation exceptionnelle dans laquelle nous nous trouvons. Expliqua Yuirza.
Yuirza dit alors à Saymaru de s'avancer encore plus prêt, il plaqua alors ses deux mains sur le torse du jeune Elya. Un lumière bleue apparut recouvrant Saymaru puis diminua petit à petit jusqu'à pénétrer son corps.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda Saymaru.
- Te voici désormais le gardien d'Ayaru ! Scanda Yuirza.
Saymaru resta bouche bée, toutes les autres personnes autour regardaient la scène avec un sourire.
- Le gardien d'Ayaru ? Demanda Saymaru, surpris.
- Oui, le premier gardien d'Ayaru fut Youyé, le second, moi-même par la force des choses. Mais d'après ce que j'ai vu de vous, Ayaru semble épanoui à vos côtés, je pense faire le bon choix en te le confiant. Dit Yuirza.
- Merci... Dit Saymaru, les yeux brillants.
- Cela dit, maintenant te voilà avec une grande responsabilité. Tu vas devoir guider Ayaru vers sa destinée, c'est-à-dire, qu'une fois le moment venu, tu devras partir avec lui pour l'aider à établir le nouveau peuple Oronas ! Dit Yuirza.
- Partir ? Mais... Combien de temps devrais-je partir ? Et aussi comment faire renaître le peuple Oronas si Ayaru et vous êtes les seuls survivants ? Demanda Saymaru.
- Tu devras partir deux ans. C'est le temps qu'il faudra pour recréer entièrement le lieu où les Oronas renaîtront. Et pour ce qui est de ta dernière question, il est vrai que, seul, Ayaru ne pourra rien repeupler. Mais les écrits que j'ai lu lors de mon passage dans plusieurs ruines disséminés sur Menara disent que du dernier ½uf Oronas naîtra le nouveau Roi des Oronas et que sous son règne, la race légendaire des loups volants reverra le jour. Je ne peux donc pas te répondre, laissons faire le destin ! Scanda Yuirza.
Ayaru rejoignit Saymaru et lui lécha la main, il avança ensuite vers Yuirza.
- Merci... Je promet de tout faire pour accomplir ma destinée, pour vous, pour mon peuple. Dit Ayaru en s'inclinant.
- Ma mission prend donc fin ici. Je vais donc devoir quitter ce monde définitivement. Dit Yuirza, se préparant à partir.
- Attendez, je voudrais vous proposer quelque chose avant de partir. L'interrompit le maître.
- Je vous écoute. Répondit Yuirza.
- Accepteriez-vous de rester ici encore un peu ? Demanda le maître.
- Rester ? Malheureusement, ma place n'est plus ici... Je dois partir, j'enfreint déjà nombre de lois rien qu'en étant là devant vous. Dit Yuirza avec calme.
- Je comprends votre situation, mais je pense que rester durant le temps que durera cette guerre ne serait que poursuivre votre mission. Je comprends aussi qu'une fois cette guerre terminée, vous devrez retourner là où est votre place. Dit le maître.
Yuirza resta alors à réfléchir un instant avant de reprendre la parole.
- J'accepte, je terminerai donc ma mission en combattant avec vous jusqu'à la fin de cette guerre où jusqu'à ma mort. Dit Yuirza, solennel.
- Parfait, le temps est donc venu pour vous trois de partir. Reposez-vous et préparez bien votre voyage. Demain matin, vous partirez accomplir votre destin, nous avons confiance en vous ! Dit le maître avec un sourire.
- Comptez sur nous ! Cria Saymaru.
- Pareil pour nous ! Crièrent Bervas, Veyala et Ayaru.
Tous restèrent un moment à discuter et rigolèrent ensemble pendant des heures. L'ambiance joyeuse allait bientôt faire place aux adieux. Ils allèrent tous se coucher et profiter d'une dernière nuit de tranquillité.

De son côté, Orosa sortit de sa tente en souriant.
- Me voilà totalement rétabli. Le moment que j'ai tant attendu pendant des siècles est enfin arrivé. Arlao ! Viens ici ! Appela Orosa.
- Oui, mon seigneur ? Votre armée est prête, les Ukors se sont calmés et sont prêts pour la bataille, les Hommes-Chauves-souris attendent vos ordres. Dit Arlao.
- Parfait ! Je pars devant, suivez-moi ! Scanda Orosa à l'adresse de son immense armée.

Là-haut, dans les cieux, chaque recoin était gardé par des guerriers, les dieux s'étant préparés à l'invasion. Les anges attendaient le signal pour attaquer leurs adversaires par les cieux, les fées des nuages restaient cachées prêtes à surprendre leurs adversaires, les moines célestes grimpés sur des pégases attendaient derrière la horde de lutins blancs pour passer à l'offensive. Les forgerons géants, à chaque coin, attendaient de stopper chaque tentative d'encerclement. Les Hommes-fées, eux, arc à la main étaient prêts à lancer des centaines de volées de flèches sur leurs adversaires. Les cinq dieux restant discutaient entre eux.
- Il n'est toujours pas là ? Demanda Vézelia.
- Non, et nous ne pouvons plus l'attendre, Giurezayow n'en a toujours fait qu'à sa tête. Dit le plus grand d'entre eux.
- Terza a raison, nous ne pouvons plus attendre. Ils vont arriver, que chacun aille protéger un symbole ! Dit le plus jeune d'entre eux.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 01 novembre 2008 11:12

Modifié le jeudi 06 novembre 2008 10:48

Les Symboles du Mal "Tome 2"

Chapitre 19 :
Départ mouvementé


Le matin fit petit à petit son apparition. Bervas, déjà levé, préparait ses affaires. Veyala se réveilla doucement, sans faire de bruit, pour ne pas gêner Saymaru et Ayaru. Elle rejoignit Bervas après avoir fini de préparer ses affaires.
- Nous y sommes. Tout ce que nous avons vécu jusqu'ici, tous ces combats, ces morts... Nous avons enfin l'occasion de tout rétablir. Dit Bervas, l'air sérieux.
- Tu as raison, nous devons arrêter Orosa ! Je vais réveiller Saymaru, j'espère qu'avec Ayaru, ils ont profité de cette nuit de sommeil.
Dit Veyala en partant réveiller ses deux amis.
Bervas la suivit, et tout deux allèrent réveiller en douceur les deux dormeurs. Ayaru se réveilla tout de suite, tandis que Saymaru roulait sur le lit en gémissant.
- On doit partir Saymaru ! Fais pas l'enfant ! Cria Veyala.
Saymaru sursauta et grommela après elle.
- J'arrive ! Se plaignit-il.
Il alla se laver et préparer ses affaires. Le tout en à peine vingt minutes.
- On peut pas dire que tu te pouponnes ! Rigola Veyala.
- Bah quoi ? Demanda Saymaru, les cheveux ébouriffés.
Bervas rigola alors à son tour. Quand ils sortirent de leur petite maison, tout le village des Hommes-rats les attendait dehors. Ils formèrent une haie d'honneur, le maître leur exprima ses encouragements et sa confiance. A l'extrémité de la haie se trouvaient Jorixa, Volza et Fluerya.
- Le temps de nous dire au revoir est arrivé... J'ai une totale confiance en vous, je sais que vous ferez tout votre possible une fois là-haut. J'ai passé de très bons moments avec vous, je suis heureux d'avoir eu l'honneur de vous aider dans votre quête. Sourit Jorixa en s'inclinant.
Les trois Elyas se regardèrent, gênés. Ce fut autour de Fluerya de parler.
- Je ne serai pas aussi sentimentale que Jorixa, mais je tenais à vous encourager de tout mon c½ur ! Veyala, tu es une grande guerrière ! La plus grande que j'ai eu la chance de côtoyer ! Quant à vous, je décèle en votre c½ur un courage et une force incroyables. Vous êtes notre avenir à tous. Dit t'elle en s'inclinant.
- C'est mon tour, Saymaru, Ayaru, c'est un honneur que j'ai eu de vous entraîner. Côtoyer un garçon comme toi et un des mythiques Oronas restera à jamais graver en moi. J'espère que vous ne m'oublierez pas... Bervas, Veyala, avant même de savoir ce qui se passera là-haut, pour moi, vous êtes déjà des héros. Alors, faites bonne route ! Et montrez à tous que Menara ne contient pas en son sein que des monstres, elle contient aussi des personnes au grand courage et au grand c½ur. Nous croyons en vous. Scanda Volza suivi de tout le village.
Les trois Elyas, en pleurs, saluèrent tous les villageois avec de grands signes, l'heure du départ avait sonné. Ils se regardèrent comme pour se donner d'avantage de courage et partirent, disparaissant au fur et à mesure du champ de vison des villageois. Deux personnes cachées dans l'ombre d'un arbre les observaient, elles attendirent que les trois Elyas s'éloignent suffisamment du village des Hommes-rats pour faire leur apparition.
- Stop ! Ordonnèrent simultanément deux femmes.
- Qui êtes vous ? Demanda Bervas, la main sur son long marteau.
- Qui sommes-nous ? Les S½urs Noires bien évidemment ! Qui êtes-vous pour ne pas nous connaître... ? Nous étions les assassins royales d'Hokra. À présent, nous offrons nos services au seigneur Orosa. Il nous a donné l'ordre de vous approcher si vous vous étiez améliorés depuis la dernière fois. Et dire que vous n'avez même pas pu vaincre ce misérable Barçea. Rigolèrent les deux s½urs.
- Comment savez-vous cela ? Demanda Bervas.
- Il est revenu sain et sauf en rapportant qu'il avait décelé en vous un grand potentiel. Sa mission terminée, nous nous sommes débarrassées de lui. Orosa été furieux ! Mais il nous a vite pardonnées, nous ne faisions que lui rendre service. Que faire d'un Elya aussi pitoyable que lui ? Nous en avons suffisamment sous notre contrôle. Rigola l'une d'entre elle.
- Mais je dois dire que le meilleur furent les dernière secondes de sa misérable vie. Le sort d'Orosa disparu, il s'est mis à pleurer sans s'arrêter. Le voir ainsi était trop drôle, vous auriez dû voir ça. Être contrôlé et manipulé pour ensuite être exécuté comme un moins que rien. Ce fut un grand moment !! Ricana la deuxième s½ur.
- Quoi ? Contrôler ? Orosa contrôlait mon père ? C'est à cause de lui s'il nous a attaqué... Et vous l'avez tué ? Mon père était un lâche et nous a abandonnés, mais ce que vous avez fait, je ne vous le pardonnerais jamais !!! Par votre faute, je ne pourrai jamais lui exprimer ma colère !!! Saymaru,Veyala, Ayaru, elles ont l'air vraiment fortes. Cette fois-ci, j'aimerais que vous m'aidiez. Demanda Bervas, des larmes de colère plein les yeux.
- Pas la peine de demander ! Dit Saymaru, la main posé sur le crâne d'Ayaru.
- Grrr !!! Grogna Ayaru, avec rage.
- On va leur montrer ce que valent les Elyas ! Dit Veyala en prenant position.
- Intéressant ! On ne nous avait pas parlé de la grosse bête. Sourirent les deux s½urs.
Elles joignirent leurs mains ensemble et tournèrent sur elles-mêmes a grande vitesse.
- « Rylcar Lorma » (Rotation Maximum). Prononcèrent-elles.
Elles tournèrent de plus en plus vite jusqu'à prendre l'aspect d'une énorme boule compacte.
- Reculez ! Je vais les bloquer ! Cria Bervas en plaçant sa masse devant lui.
Tout en reculant, Veyala sortit de son sac deux longs fils qu'elle lança sur les deux s½urs. Ses fils encerclèrent la boule compacte, ce qui eu pour effet de ralentir sa vitesse de rotation. Bervas frappa avec force le sol avec sa masse, une motte de terre s'en arracha et tomba devant lui. Les deux s½urs foncèrent sur le morceau de terre, Bervas le frappa et il s'écrasa contre les deux assaillantes. La boule stoppée, Bervas la frappa violemment et fit s'écrouler à terre les deux s½urs.
- Pas mal... Heureusement pour toi que cette fille nous a ralenti avec ses fils... Sinon, tu n'aurais pas pu nous arrêter aussi facilement. Soufflèrent les deux s½urs.
- Ayaru, c'est à notre tour. Repose-toi un peu Bervas. Sourit Saymaru.
Ayaru s'abaissa, Saymaru grimpa sur lui.
- « Karlen Farlessa » (Les Épées Ailées). Prononcèrent simultanément les deux amis.
Ils attaquèrent. Les deux s½urs évitèrent les ailes tranchantes grâce à de grands foulards à la texture impossible à trancher. Les quatre guerriers se rendirent coups pour coups. Les foulards, malgré leur solidité, commencèrent à s'effiler par endroit.
- Ils parviennent à trancher les foulards Mijla ! Mais voyons s'ils arrivent à trancher ça ! Ricana l'une des deux s½urs.
- « Vologsé Kuyt » (Voiles Noirs). Prononcèrent les s½urs.
De grands voiles noirs se posèrent sur les bras des deux s½urs. Chacune, les mains sur les voiles, attaquèrent Ayaru et Saymaru.
Saymaru bloqua avec facilité le voile de l'une des s½urs avec ses épées ailées.
- Tout ça pour ça ? Ca va aller vite finalement. Sourit Saymaru.
S'apprêtant à contre-attaquer, il remarqua au dernier moment que ses ailes tombaient doucement en morceaux. Son adversaire stoppa alors aisément les épées de Saymaru. Ayaru eu la même désillusion face à l'autre s½ur. Bervas et Veyala, arme en main, attaquèrent à leur tour les deux s½urs. Comme pour Saymaru et Ayaru, ils furent stoppés facilement et éjectés sur le sol.
- Qu'est-ce que c'est que ces voiles ? Soupira Bervas, en se relevant.
- On s'en fout !! Cria Saymaru, en repartant au combat.
- Pas si vite, il faut réfléchir à comment arrêter leurs voiles avant. Dit Veyala, en essayant de l'arrêter.
- J'y réfléchirai au dernier moment ! Viens Ayaru ! Cria Saymaru, en s'extirpant des bras de Veyala.
Ayaru courut le rejoindre à toute vitesse.
- Laisse tomber... Tu l'arrêteras pas là. Mieux vaut rester sur nos gardes et attendre le moment propice pour les attaquer. Dit Bervas, en tenant sa masse sur le sol.
Saymaru, comme lors de leur entraînement face à Volza, se déplaça à grande vitesse dans l'ombre d'Ayaru. Le jeune Oronas, crocs en avant, essaya de mordre les s½urs. L'une se fit mordre le bras gauche légèrement tandis que l'autre sauta en l'air pour attaquer Ayaru.
C'est à ce moment que Saymaru surgit de l'ombre d'Ayaru et enfonça ses épées dans les flans de la s½ur. L'autre attrapa sa s½ur et recula en arrière, loin de leurs ennemis.
- Ils sont forts... Avec, leurs deux copains derrière, ça risque d'être compliqué... On le fait ? Demanda la s½ur blessée.
- Je crois qu'on n'y arrivera pas autrement. Sourit l'autre s½ur.
- « Kuyt Hojelda » (Pupilles Noires). Prononcèrent les deux s½urs.
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Saymaru en voyant les yeux des deux s½urs devenir noires.
- Vous allez voir d'où nous viens ce surnom de S½urs Noires ! Rigolèrent les deux s½ur.
Veyala lança un long fil en direction de leurs yeux. Son fil se consuma dés qu'il entra en contact avec les yeux de l'une des deux s½urs.
- Leurs yeux sont dangereux ! Dit Bervas, avec inquiétude.
- Ne vous inquiétez pas, Ayaru va s'en charger. Sourit Saymaru.
- Rien ne peut transpercer nos yeux. À chaque impact, le noir de nos yeux se déplacent à une vitesse indéfinissable. Rien ne peut nous terrasser ! Rigolèrent les deux s½urs.
Au moment où les deux s½urs semblaient sur d'elles, Ayaru bondit
sur elles.
- « Loyurfa Flyerie » (Canines Tranchantes). Prononça Ayaru, en plein vol.
Les deux s½urs, sûre d'elles, ricanèrent en voyant Ayaru. L'une d'elles stoppa net son rire lorsqu' elle vit sa s½ur, les yeux transpercés par les longs crocs tranchants d'Ayaru.
- Non !!!!!!! Ma s½ur !!! Pourquoi ??? Comment est-ce possible ? Tu vas payer !! Hurla la s½ur, encore en vie.
Elle eu tout juste le temps de se retourner qu'Ayaru enfonça ses crocs dans son ventre.
- C'est impossibl... Comment ? Nos yeux sont invincibl.. Hoqueta la s½ur avant de s'effondrer sur le sol.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 01 novembre 2008 11:13

Les Symboles du Mal "Tome 2"

Chapitre 20 :
Vers les cieux


Chez les Nains, Linaya était en pleine conversation avec leur chef, un Nain plus gros et musclé que ses sujets. Il avait une pioche énorme par rapport à sa taille à sa ceinture.
- Vous avez fait un long voyage pour venir jusqu'ici, vous êtes des gens bons, je n'en doute pas. Mais je ne peux accepter votre proposition. Dit sagement le chef.
- Nous avons besoin de vous... Vous pourrez bâtir des remparts capables de retenir toute une armée, vos tunnels pourraient nous aider à surprendre nos ennemis. À vos côtés, nous aurions une chance de d'écraser l'armée d'Orosa. Supplia Linaya.
- Certes, je comprends qu'il faille combattre cet homme, mais qui nous aidera ? Les Hommes sont sous le contrôle d'Orosa, tout comme les Elyas, et sans doute les Ukors le suivront. Sans compter les autres alliés qu'il compte certainement dans ses rangs. Alors, bien sûr, nous voulons nous battre, mais pour cela, il nous faut des alliés, en grand nombre. En ce seul cas, nous vous aiderons. Expliqua le chef des Nains.
- Nous n'avons certes pas d'alliés, mais nous en trouverons. Peut-être même que d'autres peuples préparent une lutte face à l'armée d'Orosa. Répondit Linaya, pour le persuader.
- Je suis navré... Pour le moment, ce que je vous propose est de partir à la recherche d'alliés, ensuite nous vous aiderons, vous avez ma parole ! Dit le chef des Nains, sincère.
- Merci, je comprends votre position... Répondit Linaya.
Linaya s'en retourna voir ses amis pour leur apprendre la réponse du chef des Nains. Quand elle les aperçut, ils discutaient avec quelqu'un, un être à la peau bleue et des nageoires sur le corps.
- Que se passe-t-il ? Demanda Linaya à ses amis.
- Je me présente, Lénéarz, du peuple Luryan. Mon Roi m'a envoyé proposer une alliance avec le peuple nain. Répondit-il.
- Les Luryans ? Je n'ai jamais entendu parler de vous. D'où venez-vous ? Demanda Linaya.
- Il vient des océans ! Son peuple vit sous la mer ! C'est trop cool ! Cria Yoiir tout en scrutant Lénéarz de la tête aux pieds.
- Je n'aurais jamais pensé découvrir l'existence d'un nouveau peuple en venant ici ! En tout cas, vous tomber à pic ! Je viens de m'entretenir avec le chef des Nains, il veut bien nous aider, mais uniquement si nous lui apportons la garantie d'avoir des alliés à nos côtés. Expliqua Linaya.
- Finalement, on a de la chance. On va pouvoir honorer le sacrifice de Guuryo en faisant quelque chose pour Menara. Dit Huizinga, les yeux levés vers le ciel.
- Faisons lui honneur ! Crièrent Yoiir et Linaya ensemble.
- Toujours a en faire trop... Souffla Huizinga.
- Cela fait plaisir de voir de jeunes gens comme vous ! Vous êtes de la même trempe que les trois Elyas qui son venus dans notre royaume. Dit Lénéarz, avec un sourire.
- Quoi ? Parmi les trois Elyas, est-ce qu'il y en avait deux qui s'appelaient Bervas et Saymaru ? Demanda Yoiir, avec une pointe d'excitation.
- Oui, effectivement, et la jeune fille les accompagnant s'appelle Veyala.
- Je savais qu'ils s'en sortiraient ! Cria Yoiir de joie.
- Où sont-ils à présent ? Demanda Huizinga.
- Il sont en route pour le chemin qui mène aux cieux, une grande bataille va bientôt avoir lieu. Il faut de toute urgence prévenir le chef des Nains, car si Orosa venait à gagner, il détruirait Menara pour de bon. Dit Lénéarz, avec sérieux.
- Une grande bataille ? Il faut y aller ! Cria Yoiir.
- Nous ne savons même pas ce qu'il y a là-bas ! Tu veux mourir ? Dit Huizinga, pour le calmer.
- Je m'en fous ! Ils vont risquer leur vie, alors moi aussi, je veux me battre ! La résistance va se mettre en place sur Menara, notre mission est terminée ! Je pense vraiment qu'on pourra aider Bervas et Saymaru là-haut ! Dit Yoiir, pour convaincre ses camarades.
- Effectivement, notre mission est terminée... J'imagine que tu vas nous bassiner longtemps encore, alors inutile de résister, je te suis ! Dit Linaya, souriante.
- J'en suis. Répondit Huizinga, à son tour.
- Ouais !! Cria Yoiir.
- Bonne chance à vous. Je suis heureux d'avoir fait la connaissance de jeunes Hommes comme vous. Vous faites honneur à votre race ! Dit Lénéarz en s'inclinant.
- Nous de même ! Répondirent en même temps les trois amis.
Lénéarz se rendit ensuite chez le chef des Nains afin de conclure une alliance.
Les trois jeunes rebelles Hommes partirent rejoindre nos trois héros afin de les épauler durant la grande bataille qui s'annonçait.

Saymaru, Bervas, Veyala et Ayaru, après avoir vaincu les S½urs Noires, reprirent leur chemin vers la plage.
- Vous êtes devenu forts ! Dit Veyala en caressant le crâne d'Ayaru.
- Eh ouais ! Qu'est-ce que tu croyais ! Se glorifia Saymaru.
- Faisons vite, Eonarz nous attends ! Les interrompit Bervas.
Saymaru, souriant, grimpa sur le dos d'Ayaru qui courut alors à toute vitesse vers la plage.
- Alors ! Vous vous dépêcher ! Rigola Saymaru.
- Celui-là... Souffla Bervas.
Saymaru et Ayaru, les premiers arrivés sur la plage virent Eonarz dans l'eau qui les attendaient.
- Salut ! Cria Saymaru.
- Bonjour. Répondit sobrement Eonarz.
- Toujours aussi sinistre. Pouffa Saymaru.
Cinq oiseau descendirent du ciel à grande vitesse et atterrirent devant les trois amis.
- Wahou !! Qu'est-ce que c'est ? Demanda Saymaru, avec de grands yeux.
- Des Pélicans géants à crête de dragons, Il n'en existe que très peu sur Menara. Nous sommes alliés avec eux. Après leur avoir expliquer la situation, ils ont accepté de nous transporter, ce qui est chose rare. Ils n'acceptent d'ordinaire jamais d'être montés. Grâce a eux, nous y seront en un rien de temps. Expliqua Eonarz.
- Trop cool ! S'écria Saymaru.
- Ils pourront supporter mon poids ? Demanda Ayaru à Eonarz.
- Ils sont suffisamment robuste oui, ne t'inquiète pas. Répondit Eonarz.
Bervas et Veyala apparurent à leur tour, marchant tranquillement.
- Eh bien ! Voilà les traînards ! Sourit Saymaru.
- Tu es content d'être arrivé en premier, au moins ? Rigola Veyala.
- Ne joue pas avec lui, on s'en sortira jamais sinon.. Souffla Bervas.
- Comment ça, « joue pas avec lui » ?! Tu me cherches ! Je te met la pâté quand tu veux ! Dit Saymaru déjà en position de combat.
- Je ne jouais pas, par contre toi, tu l'as bien excité ! Rigola Veyala.
Bervas s'excusa auprès de Saymaru, qui, triomphant, accepta.
- Bonjour Eonarz, prêt pour une rude journée. Salua Bervas.
- Prêt ! Dit Eonarz en sortant de l'eau.
- Ne perdons pas de temps ! Dit Veyala pour motiver ses amis.
- Restons courageux, le destin fera le reste. Finit Eonarz.
Prêts à partir, tous montèrent les Pélicans géants, seul Saymaru n'y arrivait pas.
- Pourquoi c'est toujours moi qui tombe sur le rebelle de la troupe ! Soupira Saymaru, tout en essayant de grimper sur le pélican.
- C'est normal ! Tu lui arraches sa crinière ! Cria Veyala.
- Je sais pas comment monter autrement, moi ! Comment vous avez fait ? Demanda Saymaru en soufflant.
- Si tu étais un peu plus attentif, tu aurais vu que sur leurs flans, une de leur côte sort d'avantage. On est tous montés comme ça. Lui expliqua Veyala.
- Ah oui... J'avais pas vu. Excuse-moi, monsieur l'oiseau. Sourit bêtement Saymaru.
Une fois tous montés sur leur pélican respectif. Eonarz donna le départ. Jamais de leur vie, ils n'avaient connu voyage plus rapide. Les pélicans volaient à une vitesse vertigineuse, le vent claqua sur le visage de leur passagers. A moitié glacés, ceux-ci ne purent pas un seul instant savourer le paysage.
- Ils sont rapides, n'est-ce pas ? Un peu trop peut être... Mais pour ce qui nous attends là-bas, autant commencer le voyage rudement. Dit Eonarz plus a l'aise que ses compagnons.
- Ra..lent..i.. mon..sie..ur l'oi..seau. Grelota Saymaru.
- A cette vitesse, nous y serons dans à peine deux heures. Dit Veyala, cachée sous la capuche de sa veste.
- Vous auriez du prévoir quelque chose comme Veyala. Cela aurait rendu votre voyage moins pénible. Dit Eonarz.
Saymaru et même Bervas grognèrent. Ayaru, lui, semblait s'amuser comme un fou. Sa fourrure le protégeant du froid, il regardait le paysage avec de grands yeux émerveillés.
- C'est beau ! S'extasia-t-il.
- Prê..te-mo..i ta fou..rru..re!!!! Tenta de crier Saymaru en pontant Ayaru de ses doigts congelés.
Après deux heures d'un voyage pénible pour certains, merveilleux pour d'autres, ils arrivèrent et se posèrent devant un grand pont gigantesque et infini. Il semblait se perdre dans le ciel.
- Nous sommes arrivés, je crois... Dit Bervas en réchauffant.
- Suivez-moi !! Rien de tel qu'une bonne guerre pour me réchauffer !!! Sourit Saymaru, le visage figé par le froid.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 01 novembre 2008 11:14

Les Symboles du Mal "Tome 2"

Chapitre 21 :
Guerre dans les cieux


Orosa, suivi de son armée, était maintenant tout proche du but. Il pouvait voir, au loin, les premiers nuages. Arlao arriva alors vers lui en courant.
- Seigneur !
- Oui, qu'y a-t-il ? Demanda Orosa.
- Les espions filant les jumelles viennent de nous contacter. Elles ont été éliminées par les Elyas. Rapporta Arlao.
Orosa ouvrit alors grands ses yeux, étonné.
- Ils ont battu les jumelles ? Comment ont-ils pu progresser autant en si peu de temps ? Se demanda Orosa.
- D'après nos espions, les trois Elyas n'étaient pas seul, il se trouve qu'un jeune Oronas les accompagne. Dit Arlao.
Le visage d'Orosa changea subitement.
- Un Oronas ? C'est impossible ! Je les ai tous anéantis... Cependant, cela expliquerait comment ils ont réussi à les battre. Cet Oronas pourrait devenir dangereux en grandissant, il est temps de soumette ces Elyas ! Sourit Orosa, machiavélique.
- Je m'occupe de diriger votre armée pendant ce temps. Dit Arlao en s'agenouilla et quittant Orosa.
Orosa s'éloigna loin derrière l'armée, il se concentra alors en fermant les yeux.
Presque instantanément, les trois Elyas qui venaient d'entamer l 'ascension du chemin furent arrêtés par la voix froide d'Orosa.
- Chers Elyas, cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas parlé. Tout d'abord, bravo à toi pour avoir échappé à mon contrôle, jeune femme Elya. Dit-il à Veyala.
- Où es-tu ? On va te botter les fesses ! Viens un peu ! Cria Saymaru.
- Silence ! Bon, revenons à notre discussion. On m'a rapporté que vous aviez réussi à vous défaire des S½urs Noires. Je vous suis depuis un moment et, comme je l'avais espéré, vous êtes devenus très forts. À présent, j'ai une proposition à vous faire : plutôt que de continuer votre route et de périr par ma main, rejoignez-moi ! Dit Orosa, avec une voix grave.
- Hein ? Non mais, tu rêves là ! Jamais on rejoindra un gars comme toi, on est venu pour te tuer et pour rien d'autre ! Cria Saymaru.
- Inutile de nous le demander, nous avons choisi notre camp. Dit Bervas.
- Le moment de venger notre peuple est arrivé ! Cria à son tour Veyala.
- Je m'y attendais. Et toi, jeune Oronas ? Que choisis-tu ? Rester avec eux et mourir ou me rejoindre et vivre ? Étant le dernier Oronas encore en vie, si tu venais à mourir, cela signifierai la fin de ta race ! Que décides-tu ? Demanda Orosa.
- Jamais !! Vous êtes mauvais ! On m'a raconter que c'est vous qui avez tué tout mon peuple, je les vengerai !! Grogna Ayaru.
- Ah ah ah ah !!!!!! Dommage. Dans ce cas, je vais devoir vous soumettre par la force. Me rejoindre contre votre volonté sera plus amusant tout compte fait ! Rit Orosa.
- « Blirokan » (Le Sommeil des Ténèbres). Prononça Orosa.
Un vague invisible sortit d'Orosa pour se diriger tout doucement vers les trois Elyas. Ceux-ci ne voyant rien se demandèrent ce qu'il fabriquait et décidèrent de continuer leur chemin.
- Restons vigilants. Dit Bervas, quelque peu anxieux.
- Il pensait vraiment qu'on allait le suivre ? Il est vraiment horrible comme type. Dit Veyala.
- Alors c'est lui, Orosa ? Comment a-t-il fait pour nous parler sans être ici ? Demanda Eonarz.
- Peu importe ! Allons lui montrer qui va se soumettre. Dit Saymaru en marchant avec fougue.
Quelques minutes plus tard, la vague arriva en face du groupe d'amis.
- Je sens quelque chose, c'est étrange... Restez sur vos gardes ! Déclara Eonarz en faisant signe de s'arrêter.
La vague prête à contrôler les Elyas se stoppa net.
- « Yuio Zelya » (Vue des Mers). Prononça Eonarz.
Ses yeux se remplirent d'eau et Eonarz aperçut la vague avec netteté. Celle-ci, était retenue par un bouclier transparent.
- Nous somme attaqués par quelque chose ! Heureusement, un bouclier la retient. Reculez vous ! Cria Eonarz.
Tous le regardèrent, surpris.
- On voit rien, nous ! T'es sur que ça va ? Demanda Saymaru.
- Il a raison, reculez. Dit une voix mystérieuse.
- Qui est-ce qui parle ? Demanda Veyala.
- Montrez vous ! Dit Saymaru en alerte.
- Il n'y a que votre ami qui parvient à voir et ressentir cette attaque ? Vous n'êtes vraiment pas forts... Mais bon, votre potentiel, luis est intéressant. Je me présente, Arlao Huilraz.
- Quoi ? Mais vous êtes avec Orosa, non ? Demanda Veyala qui le reconnut.
- Oui, enfin je l'étais. Maintenant, j'ai d'autres projets. Quand à vous, faites attention la prochaine fois. Et surtout, éliminez le plus possible de personnes une fois là-haut. Salut !! Dit Arlao en partant.
Arlao partit sans dire un mot, laissant le groupe perplexe.
- Tu le connais ? Demanda Saymaru à Veyala.
- C'est le bras droit d'Orosa, pourquoi nous a-t-il aidés ? Se demanda-t-elle.
- En tout cas, s'il a trahi Orosa, il faut se méfier de lui. Cela veut dire qu'il compte opérer de son côté. Dit Bervas.
- Il nous a aider en tout cas, alors je préfère penser qu'il est dans notre camp pour l'instant. Dit Saymaru.
- Il a raison, laissons cela de côté pour le moment. Dit Eonarz.
Saymaru grimpa alors sur le dos d'Ayaru et fit signe aux autres de le suivre.
- Vite, il faut se dépêcher! Cria Saymaru.

De son côté, Orosa furieux hurlait de rage.
- Tu as osé me trahir !!! Tu vas payer !! Je vais diriger moi-même mon armée, dorénavant ! Et vous, Elyas, pauvre fous ! Vous dresser seuls contre moi ! Je vais tous vous anéantir !!!!!!
Les premiers nuages apparurent devant Orosa qui se plaça devant son armée.
- Le temps est venu, tuez !! Massacrez !! Ne laissez plus âme qui vive ! Après cette bataille, je ferai de vous les Rois de Menara ! Hurla Orosa à ses guerriers.
Les Hommes et les Elyas lancèrent le premier assaut, les Ukors restèrent en arrière, attendant l'ouverture. Les Homme-Chauve-souris, entouraient Orosa.
Un des dieux, regarda la vague d'assaut lancée par l'ennemi.
- C'est partit. Nous allons devoir t'arrêter une fois encore Orosa, et cette fois nous te tuerons pour de bon !
- Dieu Nyuri, pouvons-nous envoyer les lutins blanc et les moines céleste? Demanda un Homme-Fé.
- Oui, et envoie tout autour les Hommes-Fés, qu'ils tirent sur chaque ennemi dés qu'ils ont une ouverture. Une fois que le nombre de combattant aura baissé, que les fées des nuages entrent en action. Dit Nyuri.
- A vos ordres. Répondit l'Homme-Fé.
- Il faut que j'aille protéger mon symbole maintenant. Dit Nyuri en partant au loin.
Chargeant à toute allure, l'armée d'Orosa foula enfin le sol nuageux, devant eux. Plusieurs milliers de petits lutins blancs leur faisaient face, les moines céleste perchés sur leur pégases restaient à l'arrière, arme à la main. S'arrêtant quelques minutes pour se faire face, les deux camps, sous l'impulsion de leur leader respectifs, chargèrent avec force. Les Hommes et Elyas, beaucoup plus grands que les lutins furent pris de cours en voyant leurs attaques esquivées par la vivacité et la petite taille des lutins. Ceux-ci attaquant généralement à plusieurs, prirent l'avantage rapidement en faisant tomber leurs adversaire par des attaques aux jambes pour ensuite se ruer sur eux. Surpris, les Hommes et les Elyas se figèrent un moment avant de réagir. Une vingtaine d'Elyas reculèrent alors du champ de bataille et invoquèrent plusieurs centaines d'animaux sauvages, loups, sangliers, guépards, lions... Les bêtes, plus petites et rapides, surprirent les lutins qui se firent massacrés sous leurs attaques. Les Hommes et Elyas, profitant de la panique des lutins, reprirent le dessus et les rasèrent de par leur force pur plus importante. Les sorts et techniques plurent par milliers. Les moines célestes, voyant les lutins perdre l'avantage entrèrent dans la bataille. Volant à faible altitude, les pégases recouvrirent le champ de bataille se délestant de leurs cavaliers, qui entrèrent dans la bataille. Les pégases volant au dessus des combats, martelaient les Hommes et Elyas de coups de sabots puissants. Voyant leur adversaire prendre une fois encore le dessus, une centaine d'Hommes recula à son tour du champ de bataille, tous utilisant des attaques longue distance avec des armes telle que des lances, arcs, armes de jets. Ils attaquèrent les pégases sans défenses dans les airs par de puissantes techniques, des boules de feu, glace, des éclairs, qui frappèrent les pégases de plein fouet. Suivis ensuite par des volées de flèches, des disques tranchants, shurikens, boumerangs. Les airs débarrassés d'une grande partie des pégases, le combat faisait rage au sol. Les lutins et moines célestes luttaient vaillamment face aux Homme et Elyas. Les Hommes-Fés voyant le nombre de combattants rétrécir, lancèrent plusieurs volées de flèches avec une précision impeccable. C'est à ce moment là que les Ukors en masse se jetèrent sur eux. Sans défense au corps à corps, ceux-ci se firent exterminer sans pouvoir réagir. La bataille tournait en faveur de l'armée d'Orosa, quand tout à coup le sol trembla. Les géants forgerons apparurent, mesurant près de quatre mètres et bénéficiant d'une musculature imposante, ils attaquèrent les Ukors. Les Fées des nuages s'infiltrèrent alors dans le champ de batailles rééquilibrant les camps. Orosa s'éclipsa alors, toujours entouré des Hommes-Chauves-souris et des huits Krosas.
- Le temps de récupérer mes symboles est venu !! Hommes-Chauves-souris, vous vous occuperez de chacun des géants qui garderont les piliers devant les symboles. Quant à vous, nous allons nous séparer pour les récupérer. Dit Orosa.
- N'as-tu pas peur que l'on te les vole ? Demanda Xewzark, avec un sourire.
- Pour porter un symboles, il faut utiliser une technique qui vous est inconnue, ces symboles ne vous serez d'aucune utilité. Voilà pourquoi je n'ai aucune crainte. Sourit Orosa.
Tous se séparèrent alors, entouré chacun par les Hommes-Chauves-souris.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 01 novembre 2008 11:14

Les Symboles du Mal "Tome 2"

Chapitre 22 :
Vézelia

A bord d'un gros wagon qui roulé a pleine vitesse sous la terre, Linaya, Yoiir et Huizinga déterminés se dirigeais vers le chemin qui mène au cieux.
- Ils sont sympa de nous avoir donné un de leur wagons! Cria Yoiir tout excité par le voyage.
- Les nains malgré leur neutralité ont quand même creuse un gigantesque tunnel qui relie leur territoire a celui des hommes. Cela prouve qu'il ont toujours eu dans l'idée d'arrêter les hommes si ceux-ci se montrer trop menaçant. Expliqua Huizinga impressionné.
- En tout cas, on sera là-bas en moins de deux!! Je veux absolument voir leur tête quand il nous verrons arriver! Rigola Linaya.
- Surtout la tête d'ahuri de Saymaru! Rigola a son tour Yoiir.
Il voyagèrent plus d'une heure comme cela, il allait a une telle vitesse qu'il apercevait désormais les premier rayon de soleil.
- Il est temps d'accomplir ce pourquoi Guuryo s'est sacrifié! Dit Huizinga.
Les trois amis se regardèrent avec détermination et aperçurent alors le chemin gigantesque au loin.
- On a de la chance que leur tunnel se termine pile devant le chemin! Sourit Yoiir.
- Le destin sans doute. Sourit Linaya.
- Allons leur botter les fesses! Cria Yoiir.

Orosa et les huit Krosas s'étaient séparé en trois groupe. L'un avec Orosa, l'autre avec Xewzark, Jesoy, Goryo et Haseya, et le dernier avec Yuirok, Korzak, Fénelia et Uleya. Tous étaient accompagné par quelques hommes chauves souris.
- A quatre cela ne sera pas amusant! Je me serait bien fait un dieu a moi tout seul, rien que d'imaginer le sang d'un dieu coulait devant moi! Je n'en peut plus!! Rit atrocement Xewzark.
- Je veux pas me battre moi... Souffla Goryo.
- T'es ennuyant a force, aussitôt qu'il t'attaquera tu deviendra encore plus fou que Xewzark, alors ne te plaint pas. Souffla Jesoy.
- J'ai hâte de voir a quelle point les dieux sont fort. Pour avoir réussi a battre Orosa avec ses dix symboles, ils doivent détenir une puissance phénoménale! Sourit t'elle.
Les quatre Krosas avancèrent pendant quelques minutes en direction d'un grand pilier au loin, au alentours seule de grandes montagne dont la roche avait la couleur des nuages occupé l'espace. Ils finirent par arrivé devant le grand pilier, sculpté dans une matière plus transparente encore que le cristal, il donnait l'impression de ne pouvoir être détruit. Le sol gronda alors d'un coup, un géant forgeron arriva de derrière une montagne et se plaça devant les quatre Krosas.
- Bon, ça c'est votre boulot les gars! Amusez vous bien! Sourit Haseya.
- Dommage... Il doit y avoir des tonnes de sang a faire couler chez ses géants.. Dit Xewzark en faisant tourner sa langue.
- Patience, le sang va bientôt couler, peut être même le notre. Dit Jesoy.
Pendant que les hommes chauves souris retenait le géant, les quatre Krosas continuèrent jusqu'à une porte qui se trouvait derrière le pilier.
La porte était entouré d'un mur de nuages épais, son épaisseur paraissait surréaliste.
- Lassez moi faire. Dit Jesoy en se plaçant dos a la porte.
Avec un peu d'élan il frappa la porte avec ses sabots. La puissance du choc fit trembler la porte mais ne l'ouvra pas.
- Elle est solide! Goryo, viens m'aider. Demanda Jesoy.
- J'arrive, mais je ne me battrais pas une fois derrière la porte. Répondit t'il.
- Oui, tout ce que tu veux. Allez! Cria Jesoy.
Les deux Krosas frappèrent en même temps la porte, les coups de massue et de sabots fissurèrent la porte qui finit par céder au bout de plusieurs chocs.
- Enfin! Voyons a quoi ressemble un dieu! Dit Haseya toute excitée.
Derrière la porte, un socle en or se trouvé au milieu de la pièce avec au dessus une sphère noir. La salle était peu éclairé, un marécage entouré la pièce.
- Je n'ai pas la chance de voir Orosa lui-même... Tant pis je me chargerais de lui aussitôt que vos corps nourrirons mon marécage. Dit une voix féminine.
- Une femme? Soyons sans pitié malgré tout! Dit Jesoy un peu surpris.
- Aucun problème pour moi. Sourit Haseya.
- Je vais m'asseoir là-bas. Dit Goryo en quittant ses compagnons pour s'asseoir dans un con de la pièce.
- Un femme?? Un dieu et en plus une femme!!! Je vais me régaler!!!!!!!! Ah ah ah ah ah!!!!! Hurla de rire Xerwark.
- Vous pensez vraiment pouvoir récupérer ce symbole? Deux monstre, une petite fille et une moitié d'homme? Laissez moi rire!! Menara va vraiment mal, engendré des créature telle que vous est la preuve qu'il est temps de faire renaître Menara. Moi déesse Vezélia, je vais purifier vos corps souillé par le mal. Dit t'elle le regard sévère.
- Dans ce cas là c'est parti! Cria Haseya avec un sourire.
Vézelia apparut alors devant les quatre Krosas, grande et élancée, elle arborait une chevelure lui arrivant jusqu'au bas du dos. Elle portait une robe argentée fendu a chaque cuisses, et à son dos se trouvait trois disques tranchants. Elle en prit un et prononça.
- « Koryé Gilgan » ( disque géant).
Le disque grandit jusqu'à atteindre une taille d'environ trois mètres.
- Ce n'est pas ça qui va nous arrêter! Rigola Xewzark.
Vézelia exécuta alors un enchaînement d'une rapidité folle ce qui surpris les quatre Krosas.
- Elle arrive a le manié même avec cette taille et ce poids. Dit Jesoy impressionnée.
Les quatre Krosas esquivèrent avec peine les attaques de Vézelia.
- Vous êtes plutôt fort pour réussir à éviter ses attaques. Mais essayer donc d'éviter ça. Sourit Vézelia.
La déesse lança son énorme disques sur les Krosas, Jesoy le premier visée sauta pour éviter le disque mais fut surpris en voyant celui-ci revenir vers lui.
- Elle contrôle le disque a distance, attention! Cria-t-il a ses compagnons.
Le disque se dirigea cette fois vers Xewzark.
- « Tental Cérpesa » (le bouclier de tentacules). Prononça Xewzark.
Le disque vint percuter le filet de tentacules produit par le Krosas.
- Pas mal! Mais encore inutile.. Dit Vézelia.
- « Koryé Zélia » (disque solaire). Prononça Vézelia.
Le disque géant se mit a briller vivement, les tentacules brûlèrent petit a petit jusqu'à disparaître. Xewzark eu tout juste le temps de reculer, malgré cela un de ses bras fut brûler a moitié.
- Effectivement, elle se débrouille plutôt bien! Sourit Xewzark en se léchant le bras.
Laissez moi faire! Cria Haseya en prenant une des lances a son dos.
- « Folzéa Uya » ( lance d'eau).
La lance d'Haseya se gorgea d'eau, la petite Krosas exécuta une série de mouvement rapide qui eu pour effet de faire sortir plusieurs vague d'eau en direction du disque géant encore brillant. Les vagues frappèrent le disque avec force jusqu'à lu faire reprendre sa forme d'origine.
- Réussir a éteindre mon disque, tu n'es pas n'importe qui petite. Je vais donc devoir utiliser sa dernière faculté. Sourit Vézelia.
- « Koryé Wuléor » ( Disque marécageux). Prononça Vézelia.
Le disque géant alla plonger dans le marécage autour de la salle, il en ressortit une minute plus tard, il avait prit une couleur verdâtre.
- Vous allez être punis par la force des monstre qui gisent dans ses marécage. Des monstres telle que vous! Cria Vézelia.
- On va devoir y aller a fond, son disque ne m'inspire pas confiance. Dit Jesoy se préparant au combat.
- Tous ensemble! A part Goryo bien sur...Cria Haseya.
- « Yitzak Kanoz » (Pique ténébreux). Prononça Xewzark.
- « Folzéa Kanoz » (Lance ténébreuse). Prononça Haseya.
- « Filiryiis Légélia » ( Légendaire Filiryiis). Prononça Jesoy.
- On dirait que vous allez tout donner, je vais donc vous faire l'honneur de vous montrer tout mes pouvoirs! Dit Vézelia.
La déesse sortit les deux autres disques de son dos, l'un était long et fin entouré de lames, l'autre était d'apparence normal.
- On va pouvoir s'amuser! Cria Xewzark d'excitation.
- « Koryé Feriys » (Disque liquide), « Koryé Lyoreza » (Disque lumière). Prononça Vézelia a la suite.
Vézelia lança alors ses trois disques sur chacun des trois Krosas.
Haseya vu le disque lumière arrivé vers elle, le disque l'attaqua a une vitesse extraordinaire. Malgré sa dextérité, Haseya n'arrivé à l'éviter que quelques fois, se faisant cogner de tout part.
- Quelle vitesse! Heureusement que son disque ne tranche pas.. Souffla Haseya.
La jeune Krosas plaça alors sa lance d'eau face à elle et lança une grande vague fine qui l'entoura.
- Ca devrait me protéger, maintenant essayons de le toucher. Pensa t'elle.
Haseya dessina une tête de dragon dans le ciel, cela eu pour effet de faire apparaître un dragon d'eau qui sortit de sa lance. Le dragon lança plusieurs flammes en direction du disque. Mais celui-ci parvint a les esquiver facilement. Haseya prit alors sa lance ténébreuse et attaqua en tout sens le disque qui continua d'esquiver facilement tout en frappant Haseya de plus en plus fort.
- Je vais pas tenir longtemps comme ça.. Mais maintenant ce devrait aller, c'est prêt! Sourit t'elle, le corps et le visage en sang.
Xewzark et Jesoy le visage tuméfié de coups sourirent eux aussi et dirent en même temps.
- On va en finir maintenant!

# Posté le samedi 01 novembre 2008 11:15