Les symboles du mal

Les symboles du mal

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J'ai créer un nouveau blog sur la saga " Les Symboles du Mal "
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Et voici en exclu mon site web.
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# Posté le vendredi 28 mars 2008 16:04

Modifié le mercredi 04 février 2009 06:08

Les symboles du mal

Voilà une petite video faite pour la promotion de mon livre, dites moi ce que vous en pensez?

# Posté le samedi 29 mars 2008 12:30

Modifié le samedi 29 mars 2008 12:49

Les symboles du mal " Chapitre 01"

LES SYMBOLES DU MAL
TOME 01:
Le Gardien



Chapitre 1:
La légende de Menara





Une légende raconte qu'il y a plusieurs milliers d'années, dans un monde appelé Menara, un homme aux pouvoirs si terribles et si puissants avait, en une seule nuit macabre, décimé toute la race des Oronas. Cet homme fut ensuite poursuivi par les dieux. Ceux-ci lui prirent ses pouvoirs et les divisèrent en dix symboles. Ils l'emprisonnèrent alors vivant, en enfer, cela étant le châtiment connu le plus terrible. Il ressentirait alors toute les souffrances de l'enfer. Les Oronas, les êtres décimés par cette homme, étaient des créatures immenses qui avaient sur leurs pattes avant, deux ailes gigantesques. Mais contrairement à ce que les légendes racontent, ce n'était pas des dragons. Ils avaient l 'apparence de loups à la taille démesurée, pourvus d'ailes et de trois cornes au sommet de leur crânes.
Les Oronas vivaient en harmonie avec toutes les autres espèces de Menara, bien qu'étant nettement plus puissants qu'eux. Ils étaient vénérés par tous, les Hommes, les Elyas, les Nains, les Hommes-rats et les Ukors, des créatures à l'apparence hideuse vivant en nomades. Les Oronas, eux, se contentaient de leur territoire et ne montraient jamais aucun signe de querelle entre eux. La seule chose connue qui pouvait mettre un Oronas en colère était la venue d'étrangers sur leurs terres. Pour communiquer avec ces êtres, les autres peuples utilisaient des animaux comme coursiers, car eux seuls étaient acceptés sur la terre des Oronas. Les Oronas, dont l'intelligence était aussi grande que leur puissance, connaissaient tout les types de langages parlés à Menara. La race avec laquelle ils discutaient le plus était celle des Elyas, le peuple le plus proche de la nature. Les Hommes, quant à eux étaient connus comme étant le peuple le plus puissant derrière les Oronas. Les Nains vivaient sous terre tandis que les Ukors, des nomades, se déplaçaient sans cesse en quête de territoires où survivre. Le seul peuple dont personne ne connaissait rien, pas même les Oronas, était celui des Hommes-rats, des rats se tenant debout et ayant la taille d'un Homme. Telle était Menara il y a 4500 ans, avant le massacre des Oronas.

4500 ans après, le monde fut divisé en cinq parties. Ce partage eu lieu lors de la grande guerre qui opposa les Hommes et les Elyas. Les Hommes ayant remporté cette guerre, prirent le contrôle de plus de soixante pour cent de Menara et décidèrent de partager le reste du territoire de façon équitable entre les quatre autres peuples. La paix revint donc même si les Hommes demeuraient les seuls maîtres de Menara. La légende des Oronas tomba dans l'oubli, seuls quelques conteurs firent survivre la légende.

Dans un coin reculé de Menara, se trouvait un tout petit village. Ce village était quasiment désert, le paysage y était sombre et nu. Seuls quelques arbres dépourvus de feuilles comblaient la profondeur désertique du paysage. Dans ce village, une dizaine de tentes à l'aspect miteux étaient installées et dans l'une d'elles retentit un bruit terrible. Quelqu'un sortit de cette tente, c'était un homme grand à la musculature athlétique. Son corps était recouvert de tatouages représentant des symboles paraissant très anciens. Il prit une cape brandie par un des ses supposés subordonnés et s'encapuchonna de sorte que l'on ne distinguait plus que ses yeux, des yeux d'un rouge sinistre.
L'homme encapuchonné dit à un des ses subordonnés.
- Prépare tes hommes ! Il est temps que je fasse mon retour !
- A vos ordres, Seigneur Orosa. Dit le subordonné.
Le subordonné partit sans attendre préparer les hommes nécessaires au plan d'Orosa.
Orosa maintenant seul parla à haute voix.
- Il est temps de récupérer mes pouvoirs, et vous autres dieux, je vous ferai payer pour ce que vous m'avez fait. J'asservirai tout Menara, je n'ai put récupéré que deux symboles, il ne reste donc plus qu'a retrouver les huit autres symboles de ma puissance, cette puissance qui a réduit à néant le peuple des Oronas !

A quelques milliers de kilomètres au sud de Menara, se trouvait le clan des Elyas, sortes d'elfes aux oreilles normales. Il y faisait bon vivre, mais malgré tout, l'entraînement des jeunes guerriers Elyas battait son plein. Sur le terrain d'entraînement, se battaient deux jeunes Elyas, Saymaru et Bervas. Saymaru était grand pour son âge, avait les cheveux courts et châtains et était assez svelte, il portait une armure à épaulettes, cadeau de ses parents, et avait deux épées dans le dos. Bervas avait la même taille que Saymaru mais était plus large, il avait des cheveux longs et blonds. Il ne portait pas d'armure, seulement une longue veste lui arrivant au bas des cuisses et avait comme seule arme un long marteau.
- T'as toujours rien appris, Saymaru ! La cérémonie d'entrée à la garde royale a lieu dans deux jours. Si tu veux y entrer, entraîne-toi plus sérieusement. Dit le jeune Bervas.
- Je contrôle quasiment toutes mes techniques parfaitement, et j'ai déjà rempli plus de missions que le trois quart des autres Elyas de ma génération, tu veux quoi de plus ? Dit Saymaru.
- Je sais que tu es très fort et que tu as les techniques les plus puissantes que j'ai jamais vu pour quelqu'un de ton âge. Mais la façon avec laquelle tu te bat et trop fonceuse. Face à un adversaire expérimenté avec des techniques deux fois moins puissantes que toi, tu te ferais battre ! Simplement parce que lui, il aura établi une stratégie contrecarrant tes attaques les plus puissantes, pendant que toi, tu videras ton énergie en attaques inutiles. Dit Bervas.
- Si tu le dit... N'empêche que je deviendrai garde royale et je pourrai offrir une maison gigantesque à ma mère. Dit Saymaru.
- Ton but est noble, mais ne doit pas te dévier de notre apprentissage. Nous nous entraînons pour entrer dans l'élite royale des Elyas et devrons défendre notre roi avant même notre famille, c'est la règle. Dit Bervas.
- Et pourquoi tu veux y entrer, toi ? Demanda Saymaru.
- Je ne veux pas te laisser seul, tu risque de t'attirer des ennuis. Alors oui, j'y serai. Répondit Bervas.
Saymaru était heureux de la réponse de Bervas et tout deux continuèrent à s'entraîner pendant plusieurs heures. Une jeune Elya arriva alors sur le terrain d'entraînement. Elle était petite et mince, les cheveux longs et bruns lui arrivant au bas du dos, un visage doux et à la fois excité. Elle portait une petite veste par dessus une robe fendue faite pour le combat lui arrivant au genoux.
- Salut !!! Alors, encore en train de s'entraîner pour devenir des boules de muscles sans cervelle ! Dit la jeune Elya.
- Veyala, content de te voir ! Et sache que si on s'entraîne comme des fous, c'est pour te protéger quand tu crieras « A l'aide ! Au secours, les garçons ! » Dit Saymaru en se moquant.
Veyala se contenta d'imiter le rire débile de Saymaru. Saymaru aimait beaucoup Veyala mais comme une s½ur avec qui il aime s'amuser. Bervas avait beaucoup de sympathie pour elle, mais la trouver un peu trop impulsive et pas assez sérieuse.
- Fais pas la tête, viens plutôt tâter de l'épée ! Dit Saymaru à Veyala.
- Nan merci, un autre jour peut être. Je dois préparer mes armes pour la cérémonie. T'inquiète pas, à ce moment-là tu pourras rouler à mes pied ! Dit Veyala en souriant.
- Pas de problème ! On se voit à la cérémonie ! Dit Saymaru.
- Au revoir et bonne chance pour la cérémonie. Dit Bervas à Veyala.
- Merci Bervas. Lui répondit Veyala.
Saymaru et Bervas restèrent alors quelques minutes encore à discuter avant de regagner leurs maisons respectives. Le village où ils vivaient était magnifique, les Elyas aimaient la nature. Chaque maison était entourée d'arbres car un elya ne pouvait concevoir de vivre sans que l'oxygène des arbres ne les réveillent chaque matin.
Le lendemain matin, Bervas alla réveiller Saymaru et lui dit en souriant.
- Alors, toujours au lit à cette heure-là ! Ah la la, demain tu devras être debout aux aurores pour la cérémonie et vu que je ne t'ai jamais vu debout avant le levé du soleil, je me demande dans quel état tu vas être.
- Je pouvais encore dormir au moins une heure ! T'as intérêt d'avoir une bonne raison ! Grogna Saymaru.
- Non, c'est juste pour te préparer à être debout tôt. Dit simplement Bervas.
- Je vais te tuer ! Dit Saymaru en se levant, furieux.
Il sauta sur Bervas et en se renversant à terre, déchira son maillot contre le rebord du lit.
- Rahhh ! Mon maillot préféré ! Si je peux plus dormir avec, je suis foutu... Dit Saymaru, bougon.
- T'en fait pas, je vais t'arranger ça. Ma mère m'a appris à coudre quand j'étais petit. Dit Bervas.
Saymaru se figea et le regarda, les larmes aux yeux.
- Ah ah ah ah !!!!! Bervas le guerrier couturier ! J'en frissonne...
- Abruti, et puis débrouille-toi tout seul. Dit Bervas en quittant la pièce.
Saymaru alla dans le salon et dit bonjour à ses parents, des Elyas d'apparence modeste mais profondément gentils. Il retourna alors dans sa chambre et en la regardant dit.
- Bientôt, c'est au palais que je dormirai !

# Posté le mardi 08 avril 2008 08:39

Modifié le samedi 25 octobre 2008 05:29

Les Symboles du mal " Chapitre 02 "

Chapitre 2 :
Orosa



A quelques centaines de mètres du village, se tenait Orosa et un de ses subordonnés.
- On va commencer par les Elyas. Commencer par les Hommes aurait été plus dangereux vu le nombre de mes soldats. Dit Orosa.
- Nous n'attendons plus que votre commandement, Seigneur Orosa. Dit le subordonné.
- Une chose avant, ne tuez pas tout le monde. Faîtes autant de prisonniers que possible. J'ai besoin de soldats ! Dit Orosa.
- A vos ordres, Seigneur. Dit le subordonné en s'agenouillant.
Orosa leva alors le bras et le subordonné se retira en arrière. On entendit alors un bruit assourdissant venant de milliers d'Hommes, de créatures diverses. Orosa dit alors d'une voix sinistre.
- Attaquez le palais !

L'armée d'Orosa fonça en direction du village. Un Elyas sentinelles, voyant l'ombre immense s'avancer sur eux, lança l'alerte en hurlant de toute ses forces.
- Nous sommes attaqués !
Saymaru entendit l'alerte et retourna dans sa chambre chercher ses armes.
- Vite, faut que je retrouve Bervas et Veyala !
Il courut comme un dératé vers le salon, cherchant ses parents, mais tout deux étaient déjà partis. Il sortit de la maison, toujours en courant. Dehors, tout les soldats Elyas étaient en position, prêts pour le combat et Saymaru s'entrechoqua avec plusieurs. Il s'arrêta net quand il entendit la porte du village exploser. Les hommes d'Orosa, leur armes en avant, frappèrent la première ligne Elya avant de se séparer pour aller à la recherche du palais. La bataille faisait rage, les Elyas étaient submergés par le nombre. Ils étaient plus puissants que leurs adversaires mais le nombre faisait la différence.
Saymaru, qui avait repris sa course, croisa un ennemi et sortit ses deux épées qu'il tenait derrière son dos, concentrant son énergie sur ses épées, il tua net son adversaires en lui brisant les organes. Tel était le pouvoir de ses épées, elles tranchaient les organes vitaux directement à l'intérieur du corps sans laisser aucune trace extérieur. Sur sa route, il croisa deux autres créatures dont il réussit à se débarrasser mais il fut blessé à la jambe par l'un d'eux. Il avait maintenant plus de difficulté à courir. Saymaru s'arrêta un instant et vit, à une dizaine de mètres de lui, Veyala au prise avec deux hommes.
- Veyala ! Cria Saymaru.
- Saymaru, tu es en vie ! Va aider Bervas ! Il est en difficulté, je peux m'occuper d'eux ! Dit Veyala tout en étranglant un de ses ennemis avec ses fils étrangleurs.
Saymaru s'éloigna alors et continua d'avancer péniblement pendant quelques minutes. Il aperçu alors Bervas se faire malmener par huit ennemis.
- Me voilà mon petit Bervas ! Dit Saymaru.
- « Karlen Farlessa » (Les Épées Ailées). Prononça Saymaru.
Les deux épées de Saymaru fusionnèrent avec ses bras qui se transformèrent en deux ailes tranchantes. Cette technique très puissante, était utilisée, il y plusieurs milliers d'années, par les Oronas !
Saymaru tua deux ennemis en les tranchant en deux. Bervas et lui se partageaient maintenant trois ennemis chacun. Bervas en immobilisa un en s'agenouillant et en lui plantant un disque étoilé qui lui sectionna les tendons des deux jambes.
Il se retourna ensuite vers les deux autres. Pendant ce temps-là, Saymaru, ses deux bras transformés se lança en avant. Les créatures ne bougèrent pas et crurent pouvoir éviter l'attaque en créant une barrière de terre. Saymaru la traversa facilement et grâce à la puissance de sa technique, les trois créatures furent tuées en un coup. Bervas avait admiré la scène.
- Il me surprend toujours autant, quelle puissance ! Mais heureusement qu'on a à faire à des brutes, au moins Saymaru peut jouer sur sa puissance. Dit Bervas.
Les deux ennemis face à Bervas se jetèrent alors sur lui, voyant sa défense baissée. Bervas en esquiva un juste à temps mais l'autre lui tomba dessus sournoisement et lui attrapa les deux bras, les lui plaquant dans le dos.
- Tu va mourir ! Grogna l'ennemi que Bervas avait esquiver juste avant.
Il sortit une griffe de son bras et la pointer sur Bervas, prêt a le tuer.
- Bervas !! « Farless ventay » (Les Ailes Volantes).
Deux ailes apparurent et emportèrent les deux ennemis tenant Bervas loin, avec force à l'autre bout du village.
- Saymaru, allons au palais. Ils sont déjà entrés ! Dit Bervas.
- Mais avant ça, tu peux soigner ma jambe ? Je vais te ralentir sinon. Dit Saymaru.
- Ok, mais je ne peux soigner que les petites blessures. Dit Bervas.
- T'inquiète, c'est pas grand-chose, c'est juste gênant pour courir. Dit Saymaru.
Bervas soigna rapidement la jambe de Saymaru et tout deux coururent aussi vite que leur jambes leur permettaient jusqu'au palais, laissant derrière eux le village en feu et un nombre impressionnant de cadavres Elyas et envahisseurs. En entrant dans le palais, Bervas et Saymaru restèrent choqués un long moment. Le palais Elya, qui était autrefois magnifique, avait été construit pour que, rien qu'en y entrant, on y éprouve un apaisement quasi-surnaturel. Les rideaux en or étaient maintenant déchirés, les vitraux brisés sur le sol, les tapis brodés en feu étaient balayés sur les côtés, laissant le sol nu et parsemé de corps inertes. Cette vision fit monter les larmes aux yeux de Saymaru et Bervas. Celui-ci prit Saymaru en face et lui dit.
- Je sais ce que tu éprouves, mais nous devons faire abstraction de tout cela et trouver le roi. Il doit être en danger, et comme je te l'ai déjà dit, la protection du Roi est la priorité en temps de crise. Nous avons l'obligation de passer outre nos sentiments. Dit Bervas.
- Oui... Dit Saymaru en larmes.
Tous deux reprirent alors la route pour trouver le Roi, malheureusement sans encombre, car toutes personnes qu'ils croisaient étaient mortes. Le silence, la sensation que la vie avait disparu dans le palais étaient oppressants. Ils arrivèrent devant la porte de la salle royale, et entendirent un bruit à l'intérieur. Il poussèrent alors la porte, et une nouvelle vision atroce se présenta devant leurs yeux. Un homme debout, au milieu des cadavres de toute la garde royale du palais, était en face du Roi.
- Vous arrivez trop tard... Ils se sont bien défendus quand même, vos compagnons. Dit le mystérieux individu.
L'homme se retourna en tenant le roi inerte, embroché contre l'épée de celui-ci.
Saymaru hurla.
- Je vais te tuer !! « Karlen Farlessa ». Cria Saymaru.
- Pas mal pour un Elya de ton âge. Tu pourrais devenir très puissant avec le temps. Suis-moi et tu réaliseras tes rêves les plus fous. Dit l'homme.
L'homme retira alors la capuche qui cachait son visage, laissant voir qui il était, Orosa !!
- Je ne me suis même pas présenté, Orosa. Ce nom ne vous dit rien. Je suis plus connu comme étant celui qui, il y a 4500 ans, a décimé les Oronas !
Bervas et Saymaru échangèrent des regards terrifiés.
- Saymaru, calme-toi. On va se battre en équipe, ce gars-là a l'air terriblement puissant. C'est notre seul chance, c'est le moment pour toi d'être plus stratégique. Si on fonce sur lui avec nos attaques, il nous tuera en moins de deux. Dit Bervas.
- Écoute ton ami, il est très intelligent. Ma proposition vaut aussi pour toi, je vous laisse choisir. Dit Orosa.
- Saymaru et moi ne voudrons jamais suivre une personne comme vous. Voilà notre réponse, « Marlessa kor »( La Masse d'Argent). Dit Bervas.
- Vraiment impressionnant ! Mais inutile... « Blaryen »(Sphère d'Or). Dit Orosa.
Une sphère d'une taille impressionnante se forma au-dessus de la paume d'Orosa qui alors la pointa vers Saymaru. Bervas s'étant fait oublier, se trouvait maintenant derrière Orosa, et lui donna un puissant coup de marteau. Le marteau se brisa alors, laissant Bervas sans voix.
- Que croyais-tu ? Je n'ai pas besoin de formuler de techniques pour modeler mon corps. T'ayant vu te faufiler derrière moi, j'ai tout de suite endurci mon corps, cela est simple pour moi. À présent, je vais tester ton ami, alors laisse nous. Dit Orosa.
Orosa prit Bervas par le cou, et de sa main libre l'éjecta avec une force surhumaine à plus de cent mètres, le laissant inconscient.
- A toi maintenant. Dit Orosa à Saymaru.
- Tu vas payer ! Cria Saymaru.
- Voyons si tu peux éviter ça. « Blaryen » ! Dit Orosa.
Orosa lança la sphère sur Saymaru. Sa vitesse était telle qu'il ne pouvait l'éviter, il plaqua donc ses deux bras ailés devant lui.
- Rahh !! Il faut que je résiste ! Cria Saymaru.
Les ailes tranchantes de ses bras s'effritèrent sous l'impact. Les plumes
tombèrent sur ses bras et ses jambes avec le vent que produisit l'impact. Saymaru se retint de crier de douleur.
- Bien ! Il est temps que je parte. Mais n'oublie pas ma proposition, je peux te donner plus de puissance qu'aucun Elya n'en a jamais eu.
- Jamais je ne vous suivrai ! Par contre je vous tuerai ! Je le jure sur ma vie ! Cria Saymaru.
Dans un dernier effort, Saymaru tendit son poing vers Orosa qui le bloqua d'une main.
- Vraiment intéressant ! Je ressens un petit frisson dans mon bras ! Je te veux, et tu me rejoindras. Tu ne pourras résister à l'attrait du pouvoir, personne ne le peut. Dit Orosa, les yeux écarquillés.
Il prit alors les bras en sang de Saymaru et le jeta en l'air en lui donnant un violent coup de poing qui l'éjecta prés de Bervas. Orosa appela alors l'un des ses subordonnés.
- Arlao, viens ici ! Tu vois ces deux Elyas ? Dit à tes hommes de ne pas les toucher. Ceux-là ne seront pas mes prisonniers, j'ai d'autres projets pour eux.
Orosa quitta donc la pièce laissant ses hommes faire prisonniers les Elyas encore en vie.
- La première étape est réussie, les autres villages Elyas tomberont eux aussi. Maintenant que leur capitale est détruite, le reste des villages va tenter de se regrouper. Mais nous ne les laisserons pas faire. Demain, direction le village Arlisa au sud ! Dit Orosa en quittant le village.





# Posté le dimanche 12 octobre 2008 09:32

Les Symboles du mal " Chapitre 03 "

Chapitre 3 :
Larmes




Dans la salle royale, Saymaru se réveilla en se tenant le tête. Il vit alors Bervas à côté de lui.
- Bervas ! Ca va ? Réveille-toi bon sang ! Dit Saymaru, paniqué.
Bervas se réveilla péniblement et Saymaru l'aida à se relever. Tout deux se regardèrent, la mine grave.
- Toute la garde royale décimée, le Roi mort, le village en feu. Qu'est-ce qu'y s'est passé ! Qui est cet Orosa ? Et pourquoi est-il si fort ? Dit Bervas, les larmes lui montant aux yeux.
Saymaru se mit lui aussi à pleurer, tout deux se prirent dans les bras. Saymaru se recula alors la mine sérieuse, ce qui était rare et surprenant venant de lui.
- Bervas, allons voir s'il y a des survivants. Je n'ose pas imaginer que nos parents puissent avoir été tués.
- Je l'espère... Mais nous n'avions pas le choix. Le roi était la priorité... Dit Bervas en essuyant les larmes restantes sur son visage.
Saymaru courut alors hors du palais sans dire un mot, Bervas à sa suite. Sortant du palais ils virent le village déserté par la vie. Plus aucun bruit ne retentissait. Seuls, ils étaient les seuls encore en vie à Alagasia, capitale des Elyas. Saymaru ne put s'empêcher de retomber en larmes, Bervas lui prit alors les épaules et lui dit.
- Saymaru, il reste peut être encore des survivants !
Saymaru acquiesça d'un petit signe de tête tout en continuant de pleurer. Ils parcoururent tout le village et ne trouvèrent pas un seul souffle de vie, pas même celui d'un animal.
Tout deux s'agenouillèrent sur le sol, Bervas dit.
- Nos parents, Veyala, nos amis. Tous sont morts...
Saymaru se mit de nouveau à pleurer, ayant l'impression qu'il ne pourrait plus jamais s'arrêter. Ils restèrent comme cela, sur le sol sans trouver la force de se relever.

Pendant ce temps-là, l'armée d'Orosa avançait en direction d'Arlisa traînant derrière eux prés de 500 Elyas attachés par une corde tenue par les hommes d'Orosa. Parmi ces Elyas se trouvait Veyala !
- Pourquoi ?? Pourquoi avoir tuer ? Pourquoi nous avoir fait prisonniers ? Pourquoi ??? Cria Veyala de désespoir.
- Tu veux savoir pourquoi, jeune Elya ? Je vais te le dire si tu le désires. Je vais annexer tout Menara pour mon ambition personnelle, que je garde secrète bien sûr. Si je vous ai fait prisonniers, c'est pour que vous serviez dans mon armée. Certes, elle est grande, mais elle ne contient que des brutes sans cervelle que j'ai prit sous mon contrôle par l'intermédiaire de quelques subordonnés. Tant que le nombre sera largement supérieur, nous l'emporterons. Mais c'est de guerriers puissants dont j'ai besoin pour combattre tout Menara, et vous les Elyas, êtes de bons guerriers qui allez grossir mon armée avantageusement.
- Vous ne pourrez pas détruire tout les peuples Elyas, les autres villages se regrouperont et vous tueront. Dit Veyala, le regard haineux.
- Ah ah ah ah !! Et dire que tu vas m'aider à asservir ton peuple. Je suis pressé de voir ça. Dit Orosa.
- Jamais ! Je préfère mourir que me battre pour vous ! Dit Veyala.
- Tu n'auras malheureusement pas le choix. « Blirokan » (Le Sommeil des Ténèbres).
Veyala s'évanouie alors, avant de se réveiller quelques secondes après, les yeux noirs.
- Je ferai tout ce que vous désirez, mon seigneur. Dit Veyala.
- Parfait. Dit Orosa avec un sourire.

Saymaru et Bervas s'étaient quelque peu remis et s'étaient mis en marche en direction de la sortie du village.
- Mon rêve n'est plus qu'un lointain souvenir, tout ce que j'aime a été détruit. Mon unique but sera désormais de retrouver cet Orosa et de lui faire payer. Dit Saymaru, le regard sévère.
- Et je t'aiderai au mieux. Cela dit, foncer à sa rencontre ne servirait à rien. Il nous tuerait facilement. Nous devons aller chez les Hommes, seuls eux sont assez puissant pour nous aider à le tuer. Dit Bervas.
- Allons-y tout de suite ! Dit Saymaru.
Tous deux partirent alors pour un long voyage, un voyage qui va les amener au peuple des Hommes.

2 jours étaient passés, Orosa et son armée avaient détruit Arlesa, faisant prisonniers encore plus d'Elyas. Son armée augmentait petit à petit, mais en terme de puissance, grâce aux Elyas capturés, son armée était beaucoup plus redoutable. Orosa s'était déjà mit en route pour le prochain village Elya.

Saymaru et Bervas marchèrent sur la route des plaines de l'Alagasia, plaines de plus de cent kilomètres. Il leur restait encore la moitié du chemin à faire pour atteindre la frontière Elya.

Pendant ce temps, dans la tente d'où Orosa était sorti, le même bruit retentit. Cette fois, l'homme qui en sortit était grand, avait la peau bleutée et des ailes sur les bras.
- Orosa, tu vas payer pour ce que tu as fait à notre peuple ! J'ai enfreint toutes les lois Oronas, j'ai même utilisé un sort interdit. Je ne pourrai plus retourner au paradis désormais, je suis condamné à l'enfer. Mais tout ce que j'ai fait, j'en assumerai les conséquences ! Dit l'homme, le regard baissé.
L'homme retourna dans la tente où un vortex était ouvert. Ce même vortex où lui et Orosa étaient passés. Il prononça une formule longue et incompréhensible qui le fit disparaître.
- Voilà, c'est fait ! Dit le mystérieux individu.

Le lendemain Saymaru et Bervas s'arrêtèrent pour la nuit. Ils étaient fatigués mais leur volonté ne cessa de croître à mesure qu'ils approchaient de la frontière.
- Demain, si on garde ce rythme, nous arriverons à la frontière. Il faut d'ailleurs que je t'explique quoi faire, tu n'as jamais été chez les Hommes, mais moi, j'y ai effectué quelques missions. Alors tout d'abord, lorsque nous serons arrivés, quand les gardes demanderont ce que nous comptons faire, tu me laisseras parler et je leur dirais que nous sommes chargés de transmettre un message à Gilda. C'est un de nos alliés chez les Hommes. Et deuxièmement, nous devons nous séparer de nos affaires. Tu peux garder tes armes, mais transporter autre chose serait suspect.
- J'ai les photos de mes parents, et les souvenirs de chez nous à l'intérieur. Je peux pas abandonner mon sac... Dit Saymaru.
- Nous n'avons pas le choix, et c'est pour nos familles et pour notre peuple que nous devons le faire. Allé, posons nos sacs dès cette nuit. Dit Bervas.
Ils prirent leurs sacs et en jetant un dernier regard aux seuls souvenirs qu'il restait de leur vie à Alagasia, les jetèrent loin dans une forêt qui se trouvait à côté d'eux.
- Voilà c'est fait. C'est dur de faire un trait sur toute notre vie... Dit Bervas la voix triste.
- Dormons et ne ronfle pas comme un ours cette fois. Il me faut au moins deux heures pour arriver à m'endormir.
Saymaru en voyant Bervas grogner se mit à rire et se moqua de lui en imitant ses ronflements. Ce fut la première fois qu'ils rirent depuis le jour de la destruction de leur village. Cela leur fit beaucoup de bien car ils allaient en avoir besoin.

# Posté le dimanche 12 octobre 2008 09:34